Transgascogne 650

Les vainqueurs de la Transgascogne
Comme attendu, la deuxième étape de la 16e Transgascogne (247 milles entre Avilés et les Sables d’Olonne) s’est jouée quasiment intégralement au près. Elle a donc été relativement tactique, avec des bords à tirer et des options à choisir, mais elle a surtout été usante, aussi bien pour les marins que pour les bateaux. A l’arrivée, pas tellement de surprises cependant. Pas de très gros écarts non plus. Ian Lipinski (865 - Griffon.fr) en Proto Solo, Clément Machetel et Jay Thomson (850 - April Marine) en Proto Double, et Chris Lükermann et Nicolas d’Estais (921 - Orafol) en Série Double, déjà vainqueurs de la première manche, ont enfoncé le clou dans leur catégorie respectives, s’imposant avec un sans-faute à l’aller comme au retour, et donc assez largement au général. La bagarre finale a toutefois été un peu plus ardue chez les Série Solo. Victorieuse en Espagne, Clarisse Cremer (902 – TBS) a cette fois laissé la première place à Erwan Le Draoulec (895 – Emile Henry) mais elle est toutefois parvenue à conserver une avance de 38 minutes au classement, remportant ainsi sa première course sur le circuit des Mini.

Ian Lipinski a franchi la ligne en Proto Solo
 
 Ian Lipinski a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 16e édition de la Transgascogne en première position dans la catégorie des Proto Solo, ce lundi 7 août, à 17h 21min 15s (heure de Paris). Le skipper de Griffon.fr a ainsi mis 2 jours 04 heures 21 minutes et 15 secondes pour boucler les 247 milles du parcours entre Avilés et les Sables d’Olonne, à la vitesse moyenne de 4,73 nœuds

Ian Lipinski premier à Avilès en proto
Ian Lipinski a franchi la ligne d’arrivée de l'étape 1 de la 16e édition de la Transgascogne en première position dans la catégorie des Proto Solo, ce mardi 1er août, à 10h 07min 58s (heure de Paris). Le skipper de Griffon.fr a ainsi mis 1 jour 23 heures 47 minutes et 58 secondes pour boucler les 245 milles du parcours entre les Sables d’Olonne et Avilés (Espagne), à la vitesse moyenne de 5,18 nœuds.

La cuillère par l'Est

Partis des Sables d’Olonne, hier à la mi-journée, les 53 Mini engagés dans la 16e édition de la Transgascogne ont passé une première nuit en mer plutôt paisible, au près, propulsés par un léger vent de Sud Sud-Ouest. Comme attendu, tous ont choisi de faire la cuillère par l’Est pour contourner la vaste dorsale qui s’étale actuellement dans le golfe de Gascogne. Malgré tout, des écarts se sont créés en latéral. Ce lundi après-midi, une vingtaine de milles séparent le bateau le plus à l’Ouest (Fred Guérin – 614 Les-amis.fun) et celui le plus au Sud (Ian Lipinski – 865 Griffon.fr). Dans l’immédiat, tous affichent des vitesses similaires et progressent désormais dans un flux de Nord Nord-Est qui devrait se renforcer jusqu’à une douzaine de nœuds au cours de journée, et les accompagner la nuit prochaine avant, sans doute, de mollir de nouveau à l’approche des côtes Asturiennes. On voit que les concurrents ont tous choisi plus ou moins la même trajectoire, même si deux ou trois ont mis plus d’Ouest que les autres dans leur route. Si la dorsale remonte un peu, ça ne va pas être simple pour eux mais si ça reste comme ça, ça peut être pas si mal. Le Directeur de course estime toujours les arrivées des premiers concurrents demain à la mi-journée, à Avilés. A 140 milles de la ligne, Ian Lipinski (865 Griffon.fr) occupe la tête chez les Proto Solo. Du côté des Série, le match est serré. Pour l’heure, l’avantage est à Grégoire Mouly (892 – Ganesh). Ce dernier s’accorde un léger avantage sur Erwan Le Draoulec (896 – Emile Henry) qui joue, pour sa part, 25 milles plus au Sud, non loin de Lipinski. 

Depart ce dimanche de Port-Olona, direction Avilès
Le top départ de la Transgascogne à Port Olona des Sables-d’Olonne a été donné ce dimanche à 12 h 20. Les Mini de 6,50 mètres s’élancent sur l’océan et affrontent les flots, direction Les Asturies, avant de revenir. 590 milles à parcourir le plus rapidement.

Cette course en deux étapes, de 590 milles, est la dernière compétition qualificative de la saison, avant la Mini Transatlantique, qui partira le 1er octobre de La Rochelle. L’occasion ultime de se tester et de jauger ses adversaires.

Les prévisions météo annonçant peu d'air dans le Golfe de Gascogne ces prochains jours, Denis Hugues, Directeur de Course, a annoncé une réduction de parcours. Les Minis n'auront pas à contourner Belle-Ile, comme le prévoyaient initialement les Instructions de Course, mais s'élanceront directement vers Avilés, en Espagne, où les 1ers bateaux pourraient arriver aux environs de mardi soir.

Le départ de la première des deux étapes de la Transgascogne 2017 a été donné dans un flux de Sud Sud-Ouest soufflant à 8-10 noeuds. Martin Callebaut (721 - Extasea - Série Solo) a été le plus prompt à s'élancer. A noter : Melchior Treillet (755 - Boulègue - Série Solo), parti un peu trop tôt, a dû faire demi-tour pour repasser la ligne.

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Ian Lipinski avant la Mini Transat

La saison continue pour Ian Lipinski, la préparation à la Mini-Transat, départ le 1 octobre, aussi. Le skipper du proto Griffon.fr, vainqueur de toutes les compétitions auxquelles il a participé depuis le début de l’année, est « au taquet » comme à son habitude et compte bien profiter des 345 milles de la Transgascogne, départ des Sables d’Olonne dimanche en direction de Aviles en Espagne, puis retour en Vendée à partir du 5 août, pour faire parler la poudre et pousser sa machine dans ses derniers retranchements avant de se concentrer sur sa troisième participation à la reine des épreuves en Mini 6.50, une traversée de l’atlantique en deux temps en solitaire, sans assistance et sans communication, La Rochelle, Gran Canaria et La Martinique.

« Il y a deux ans, j’ai remporté la Transgascogne en mini de série. C’est une course que je connais bien. Cette année, les conditions s’annoncent clémentes et je pense donc qu’à contrario de 2015 nous allons contourner Belle-Ile-en-Mer ce qui n’est pas anodin dans le parcours. Je n’ai pas trop de pression. Je suis assez cool ! Mon bateau  est prêt et mes derniers entraînements à Lorient ont été probants. Je pense notamment aux modifications faites dans mon grand spi X Voiles. Nous avons, tout de même, enlevé 20m2. Cette transgascogne est mon avant-dernière compétition en Mini 6.50 après 6 ans de bons et loyaux services dans cette série. L’idée est de me faire plaisir. Je suis très philosophe avant de prendre dimanche le départ. C’est la fin d’un cycle et une nouvelle épreuve « test » avant la Mini transat qui va désormais venir à très grande vitesse. »

transgascogne

La Transgascogne

Créée en 1988, ouverte aux solitaires et équipages double, la Transgascogne s’est imposée au fil des ans comme l’une des courses incontournables du calendrier Mini. Cette 16e édition, dernière épreuve qualificative et ultime confrontation avant la Mini Transat, s’annonce donc haute en couleurs d’autant qu’elle affiche deux grandes nouveautés.
Désormais organisée par l’association Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large, la course s’élancera, en effet, pour la première fois depuis Port Olona et fera escale à Aviles, en Espagne, pour la première fois également. Sportivement, pas de grands bouleversements cependant puisque la flotte effectuera, comme précédemment, une première étape très stratégique entre la Vendée et les Asturies, via Belle Ile, puis une deuxième davantage apparentée à un sprint. Au total : pas moins de 590 milles à parcourir !

Des difficultés techniques, un plateau à la fois dense et relevé, deux étapes de 345 et 245 milles à travers le fameux golfe de Gascogne : tous les ingrédients sont réunis pour faire de la Transgascogne une belle course. Elle permet aux marins de se jauger, de se juger, mais aussi de mettre la pression sur leurs petits camarades une dernière fois avant le départ de la Mini Transat. Il y a toujours de la belle bagarre. Cette année, évidemment, on peut attendre Ian Lipinski sur la première marche du podium puisqu’il a tout dominé depuis deux ans, mais cette année, de nouveaux Protos également très performants ont fait leur apparition sur le circuit. On peut légitimement imaginer qu’aujourd’hui certains d’entre eux commencent à être bien au point et que Ian puisse avoir un peu de mouron à se faire. On attend également de très beaux matches chez les bateaux de Séries. Il va y avoir de jolies batailles entre les Pogo 3, ainsi qu’on l’a déjà vu sur les premières courses de la saison, mais les Ofcet 6.50 auront également leur mot à dire sur le format de cette course.

Un tracé varié

La Transgascogne offre un parcours aussi complet que technique. La première étape, un morceau de 345 milles entre Les Sables d’Olonne et Avilès, est généralement très stratégique. La première partie, jusqu’à Belle-Ile est toujours délicate, avec des courants à jouer. Ensuite, la descente jusqu’en Espagne n’est jamais anodine car nombreux sont les marins qui traversent le golfe de Gascogne pour la première fois à l’occasion de la course. Enfin, l’atterrissage sur la côte Cantabrique pose toujours des problèmes car souvent, à cette période de l’année, il n’y a pas de vent et il peut y avoir de la brume. Il faut donc bien se positionner et également faire très attention aux cailloux. La deuxième, bien que différente – et plus courte de 100 milles – n’en est pas moins attrayante. C’est un grand sprint. Mais qui dit sprint ne signifie pas pour autant sans difficulté. Les marins doivent notamment faire attention à la remontée des fonds sur le plateau continental, à 250 milles au large des côtes Vendéennes, qui lève toujours une mer compliquée. Idem au niveau du plateau de Rochebonne. L’étape dure généralement à peine plus de 24 heures pour les premiers, mais elle crée parfois des surprises.