Musées

Musée des Beaux Arts de Pont-Aven 

Une nouvelle exposition : "Les Rouart, de l'impressionnisme au réalisme magique".

Vous contemplerez près de 130 œuvres (huiles sur toile, aquarelles, dessins, tempera sur carton, lithographies, photographies… de collections publiques ainsi que de nombreuses collections particulières) d’une famille de trois peintres, de grand-père en petit-fils : Henri Rouart, son fils Ernest et enfin le petit-fils d’Henri Rouart, Augustin Rouart. Tous les trois font l’objet pour la première fois d’une exposition monographique.

Sont exposées 33 œuvres d’Henri Rouart, peintre du paysage et particulièrement des arbres, mais aussi de beaux portraits, attentif qu’il était à saisir ses proches dans leur cadre intime. L’exposition rassemble également 37 œuvres d’Ernest Rouart ; de nombreux portraits sont présentés dont un très beau de son frère, Eugène Rouart et un de son ami, Paul Valéry. Augustin Rouart, quant à lui, rompt avec l’Impressionnisme de son milieu pour construire une œuvre original. Paysages, portraits, natures mortes…43 de ses œuvres sont présentées.

L’originalité de cette exposition est qu’aux côtés des Rouart, sont exposés de grands maîtres de l’Impressionnisme, amis de la famille, tels Edgar Degas (proche d’Henri, il trouve naturellement sa place dans l’exposition, avec notamment l’un des nombreux portraits qu’il réalisa d’Henri) ou Berthe Morisot qui ont fait leurs portraits et illustrent la passion de toute la famille pour la peinture

Pont-Aven la renaissance du musée
Le 2 octobre 2013, en présence de la Directrice des Musées de France avait lieu la pose de la première pierre du chantier de recréation du Musée de Pont-Aven géré par Concarneau Cornouaille Agglomération.

Le renom de Pont-Aven est associé à la peinture et à son site remarquable.

Les élus ont décidé de franchir une nouvelle étape dans la création du nouveau musée de la ville. Ce bâtiment était une annexe de l'hôtel Julia, construite pour accueillir les peintres que le seul hôtel ne pouvait héberger. Julia Guillou fille d'un meunier originaire de Quimperlé et d'une crêpière de Baye avait parié sur un hôtel plus grand où elle avait aménagé des ateliers d'artistes. Sa clientèle se constituait en grande partie parmi les peintres américains et anglais qui fréquentaient Pont-Aven. Une construction qui fut ambitieuse, avec des verrières à l'étage pour servir d'ateliers. Julia Guillou (1848-1927), célèbre hôtesse des peintres de Pont-Aven, a donné son nom à l’hôtel et son annexe qu’elle a fait construire entre 1881 et 1900. La bonne réputation du lieu, de sa table et de son hôtesse se répand rapidement. Le célèbre Docteur Barnes ainsi que Wlamenck compte notamment parmi les hôtes les plus prestigieux. L’annexe accueille à l’époque la salle à manger, les cuisines et le bar,les chambres et les ateliers .

L'Atelier de l'Ile lauréat du concours

Monsieur Marc Quelen, architecte DPLG de l’Atelier de l’Île qui a été fondé en 1986 à Paris dans l'Ile St Louis, l’atelier a ouvert un deuxième pôle architecture et paysage dans le grand Ouest (Brest et région) en 1999. Il a été retenu sur 80 pour réaliser la restructuration du Musée de Pont-Aven. Attaché à la diversité des exercices de la profession d’architecte, à l’association des spécialités et des complémentarités, l’atelier a participé à de nombreux projets que ce soit en maîtrise d’ouvrage, architecture, muséographie, scénographie, urbanisme, aménagement urbain, paysagisme ou conseil.

Recréer le musée de Pont-Aven dans l’annexe de l’Hôtel Julia, des travaux "à la petite cuillière" et "au chaussepied permanent"

Ce grand bâtiment offrira à nouveau la façade d'origine de l'Hôtel Julia, avec cinq niveaux qui surplombe de sa hauteur majestueuse la ville et ses paysages. C'est un musée de notre temps qui va désormais vivre sur les bords de l'Aven. L' ancien hôtel commence à laisser voir les volumes. Les planchers, les espaces s'ouvrent pour laisser entrer la lumière par les fenêtres et les baies. La cheminée de la salle Julia a été conservée ainsi que les boiseries et les staffs, les huisseries ont été fabriquées dans un aluminium gris. Sur les 1.674 m2 de surface utile, 980 m2 seront consacrés sur deux niveaux aux présentations et aux animations, 90 m2 au centre de documentation, 120 m2 à l'accueil du public;

En recréant le Musée de Pont-Aven dans l'annexe de l'Hôtel Julia, c’est permettre la préservation d’un patrimoine historique, témoignage de l’histoire artistique incontournable du territoire local. C’est aussi sauver un bâtiment en prise à une grande dégradation liée au temps et qui nécessitait une rénovation de grande ampleur.

Il s’agit d’un édifice, aligné sur rue, de cinq travées rythmées en façade par une enfilade de baies et portes vitrées en plein cintre. Le soubassement est constitué d’un appareillage simple et régulier en pierres de granit taillées tandis que le reste de la maçonnerie en moellon est recouverte d’un enduit blanc. Une alternance de corniches horizontales croise des plates-bandes verticales. Dans la partie gauche, une porte cochère donne accès à l’intérieur du bâtiment et à la cour intérieure. C’est pour ces raisons, que la Fondation du Patrimoine s’est associée au projet en apportant son soutien au lancement d’une souscription publique auprès de la population.Chaque don donne droit à une déduction fiscale. Les dons peuvent se faire directement au musée ou par courrier à l’adresse du musée l’hôtel de Ville 29930 Pont-Aven, ou par Internet via le site sécurisé de la Fondation du Patrimoine.www.fondation-patrimoine.org

Un musée plus grand, plus lisible, plus ouvert.

Lieu de mémoire et de réappropriation de l'histoire des peintres de l'école de Pont-Aven, le musée, dans son ancienne configuration, était devenu trop petit et manquait de visibilité. Aussi le projet architectural du nouveau musée répond aux enjeux suivants :

Clarifier son positionnement dans l'espace urbain
L'ouvrir au maximum au public local
L'établir comme un véritable moteur économique et touristique du territoire Concarneau Cornouaille Agglomération.

L'organisation générale du nouveau musée privilégie la clarté et la lisibilité des différentes fonctions du bâtiment afin de faciliter la déambulation des visiteurs. L'extension contemporaine se fait sur la cour avec un bâtiment en retour d'aile, adossé au mitoyen ouest. Un jeu de niveaux garantit des hauteurs de présentation importante. Une vaste circulation verticale vitrée, ouverte et lumineuse est créée. Des dispositifs audiovisuels efficaces sont prévus par studio K multimédia avec les pages du livre d'or de la Pension Gloanec.

Tous les types de publics seront accueillis, notamment les personnes handicapées. Tous les agents du musée ont été formés à cet effet.

Un photographe professionnel missionné pour couvrir les étapes du chantier

Le Musée de Pont-Aven a fait appel au photographe brestois, Dominique Leroux, pour couvrir les étapes importantes du chantier du musée dans le but de réaliser l’exposition rétrospective des travaux à la réouverture du Musée de Pont-Aven au cours du dernier trimestre 2015.

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai commencé par la photographie de spectacle et suis devenu professionnel en 1993. Je collabore avec différents magazines, notamment Paris Match, pour le naufrage du Bugaled Breizh. En 1996, j’ai participé à la création du Centre Atlantique de la Photographie à Brest.

Quelles sont vos précédentes expériences dans le domaine du reportage de chantier ?
J’ai suivi la construction du porte-avion « Charles de Gaulle », accompagnée d’un livre « Dresseurs de métal ». De 2009 à 2012, j’ai suivi le chantier de construction du tramway à Brest qui a fait l’objet de deux expositions et d’une publication.

Que vous évoque Pont-Aven et le chantier pour le nouveau musée ?
Amateur de peinture, je visite chaque année les galeries de Pont-Aven et les expositions temporaires que proposait le Musée de Pont-Aven. Dans mes reportages, j’apporte toujours un intérêt particulier au travail des hommes. Sur le chantier du futur Musée, je m’intéresse aux artisans et aux différents métiers mis à contribution pour la réalisation d’un tel projet.

La Citadelle de Vauban à Belle-Ile
Fondée au XVè siècle, la citadelle de Belle-Ile fut reconstruite en 1683 par le Maréchal de Vauban. Particulièrement bien conservée, elle est le témoin parfait de l'architecture militaire classique. Sa visite est une promenade à travers le temps. Bastions, casemates, courtines, poudrières, arsenal, cachots et oubliettes, racontent cinq siècles d'aventures et de gloire.

Un musée passionnant

Dédié à toutes les gloires de Belle Ile, le Musée historique raconte aussi bien la vie quotidienne des temps passés que des glorieuses batailles et les faits divers de jadis. Il rassemble les souvenirs d'une île illustrée par de nobles familles et de grands militaires, de hauts faits d'armes et aussi de célèbres artistes


Ouessant premier écomusée
Les maisons du Niou constituent le premier écomusée de France, ouvert en 1968, par le Parc naturel régional d'Armorique. Les bâtisses, conservées au Niou Huella, témoignent de l'originalité d'une société axée à la fois sur la mer, domaine des hommes, et sur la culture du sol, domaine des femmes livrées seules aux travaux agricoles : 55.000 parcelles de terre témoignent de leur difficulté à survivre sur ce bout de terre. L'austérité de l'architecture dans ce pays sans arbres cache des intérieurs enluminés de couleurs vives et décorés comme des sanctuaires. L'architecture traditionnelle à Ouessant a tenu compte des caractéristiques très spéciales de la vie sur l'île. La maison, est traversée par un couloir que limitent des meubles et les éléments de cloisons. Il distribue deux couloirs longitudinaux qui débouchent sur deux pièces à chacun des pignons. Cet aménagement qui peut faire penser aux postes d'équipage des bateaux et qui utilise au mieux l'espace disponible. Les meubles sont réalisés en bois d'épave L'intérieur des maisons du Niou, avec son mobilier peint, sert de cadre à une évocation de la vie sur l'Ile d'Ouessant, naguère. Et des rencontres avec les anciens permettent d'évoquer l'évolution des modes de vie et d'assurer la transmission des gestes ancestraux. Les maisons du Niou sont ouvertes tous les jours de 13 h 30 à 17 h 30 sauf le lundi, les groupes de plus de dix personnes sont accueillis toute l'année sur réservation


Ouessant maisons du niou
Paysanne et maritime, une société s'est développée sur ce morceau de terre isolé du continent par une formidable ceinture de récifs et de courants : une société de femmes, livrées seules aux travaux agricoles, et à la construction des maisons tandis que les hommes naviguaient au long cours. L'austérité de l'architecture dans ce pays sans arbres cache des intérieurs enluminés de couleurs vives, décorés comme des sanctuaires.

L'architecture traditionnelle à Ouessant a tenu compte des caractéristiques très spéciales de la vie sur cette île. Les maisons conservées au Niou Huella témoignent de l'originalité d'une société axée à la fois sur la mer, domaine des hommes, et sur la culture du sol avec 55.000 parcelles domaine des femmes. L'aménagement intérieur de la maison, avec son mobilier peint, semble prendre racine dans l'organisation de l'espace sur les bateaux. L'espace domestique ici conservé dans son environnement sert de cadre à une évocation de la vie sur l'Ile d'Ouessant naguère.Des rencontres organisées avec les anciens permettent d'évoquer l'évolution des modes de vie et d'assurer la transmission des gestes ancestraux.

Le costume à Ouessant

L'écomusée du Niou à Ouessant met le costume traditionnel des femmes à l'honneur, l'un en soie de Belle-Ile moitié coton moitié fil apporté par Françoise Noret, l'autre en velours noir. Les médiatrices du musée ont été habillées, l'ajustement des différentes pièces (bonnet, coiffe, jupe, corsage, tablier dépassant et châle) a été filmé pour garder la mémoire de ce savoir faire.


Musée de Groix
La mémoire vivante de l'ile


Ce musée né grâce à la participation de nombreux Groisillons: 80% des collections sont des dons, provenant de plus de 350 familles de donateurs. Des dons d'objets de la vie quotidienne, photographies qui continuent à être faits régulièrement,non seulement par des Groisillons vivant en permanence sur l'ile, mais aussi par les Groisillons de la diaspora, et des Groisillons d'adoption. Parallèlement se fait une collecte de sources orales. Des centaines d'enregistrements de témoignages d'anciens sont collectés sur bandes magnétiques et CD.
Madame Sylvie San Quirce conservateur, afin de mieux accueillir le public de différents horizons, a fait réaliser un dépliant d'aide à la visite publié en français, en breton de Groix, en anglais, en espagnol et en allemand. Des cahiers de découverte pour la visite en famille ont été réalisés pour aider les parents à visiter le musée avec leurs enfants, à travers la vie du mousse ou sur les traces des contrebandiers. Des documents pédagogiques ont été créés et sont téléchargeables sur le site internet du musée.

Première commande d'une voilure

Le voilier douarneniste Louis Le Joncour ( 1878-1940), installé à Port Tudy à la suite de son mariage avec Marie-Arsénia Tonnerre en 1909, n’obtint d‘abord que de petits travaux de la part des armateurs groisillons. Il eut pour première commande d’une voilure complète de dundée celle du Lutteur, construit en 1910 à Belle-Ile, dont l’armateur et patron était Yves-Marie Yvon du Méné ( on ne sait si le nom du Lutteur dérivait du surnom du patron ou si ce fut l’inverse ) . Fier de son travail, Louis Le Joncour transféra sur toile ce plan de voilure et le garda toujours auprès de lui sur son lieu de travail. Sa première voilerie était une cabane en bois coaltaré située du côté de l’actuel restaurant « Le thon bleu », elle était pourvue d’un grenier muni d’un palan pour hisser les voiles.
Louis Le Joncour avait par la suite acquis une excellente réputation à Groix, et le nouveau type de grande trinquette légère qu’il avait créé pour son dundée Louis Arsenia, avec de la toile Caline des filatures d’Angers, avait été très demandé par les armateurs. D’une manière générale, ses toiles avaient la réputation d’être facilement reconnaissables, avec une coupe un peu différente de celle des autres voiliers, une chute plus guindée, légèrement arrondie. Ses grands’voiles à bordure libre « n’avaient pas un jour qui passe ».

Son neveu qui effectuait des recherches sur les artisans de Port-Tudy, a donné cette peinture au musée de Groix. Elle
a été restaurée avec le soutien du FRAR ( Fonds Régional d’Aide à la Restauration, crédits Etat-Région) et du Conseil Général du Morbihan, pour un budget total de 4 485 € TTC. Le type de toile servant de support à cette oeuvre
( probablement une toile à voile), et l’extrême dureté du vernis gomme-laque utilisé, rendirent la restauration extrêmement lente et difficile.

Les personnes qui se rendent au Musée de Groix peuvent avec plaisir voir le plan de voilure du Lutteur. Le musée est ouvert toute l'année :
Du 1er juillet au 31 août (fermé le lundi) de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h. D'avril à juin et de septembre à novembre (fermé le lundi) de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Décembre à mars inclus : mercredi, samedi, dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Du mercredi au dimanche pendant les vacances scolaires aux mêmes horaires  


Le premier canot à moteur le Grussenheim Alsace
Consacré à l'ensemble du patrimoine et de la vie de la communauté îlienne l'Ecomusée de l'île de Groix, fait une large part au sauvetage. C'est l'impératrice Eugénie qui invitée, alors qu'elle séjourne à Biarritz, à une démonstration de sauvetage, fera don du premier canot de sauvetage aux Groisillons. Jean Pierre Romieux qui avait eu le privilège de danser le quadrille avec l'Impératrice avait expliqué à celle-ci la détresse des marins de Groix qui n'avaient aucun moyen de sauvetage. Le canot arriva le 30 octobre 1866 à Groix et prit le nom de l'Amiral Mecquet qui en 1803 avait soutenu un dur combat devant Groix face à la flotte britannique. Son fils en mémoire de son père participa lui aussi au don.
Mais à Groix le nom d'un autre canot qui se trouve au musée intrigue c'est le premier canot à moteur de sauvetage de l'île.

Grussenheim Alsace pourquoi ?

Après la seconde guerre mondiale, Groix ne possédait plus de canot de sauvetage. Un industriel parisien, Monsieur Bô, dont le fils Daniel avait été tué lors du combat de Grussenheim, se proposait de faire un don à la Société de Sauvetage à Paris. Il offrit le canot à l'ïle de Groix, à la condition que celui-ci porte le nom de Grussenheim-Alsace. Ce bateau fut construit aux chantiers Jouet de Sartrouville, ce canot immatriculé S18 possédait des qualités exceptionnelles, une excellente défense à la lame, une grande stabilité. Il fut bénit par l'abbé Luco et mis sous la protection de Sainte Anne. A cette occasion des liens furent noués avec les habitants de Grussenheim, dont certains firent le déplacement pour cette manifestation