Musées de Bretagne et des iles

Musee du Faouet Jeanne Marie Barbey

Après avoir consacré la première exposition rétrospective à l’œuvre peint de Jeanne-Marie Barbey (1876-1960) au printemps 2005, le musée du Faouët accueille une exposition conçue par le musée des beaux-arts de Vannes en partenariat avec le musée de Bretagne de Rennes et le musée du Faouët sur la mise en parallèle des regards peint et photographique de l’artiste. Acquis par le musée de Bretagne fin 2010, le fonds photographique Barbey a mis en lumière la manière de travailler de cette femme peintre.

Son double regard nous guidera sur son territoire de prédilection : le pays de Gourin du début du XXe siècle, abordant scènes intimistes et scènes de travail, en passant par les portraits et les paysages, mais aussi le patrimoine religieux, les pardons, foires et marchés.

Le mouvement CoBrA au musée de Pont Aven

Le musée de Pont-Aven met à l'honneur le mouvement CoBrA (acronyme de Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), fondé à Paris en 1948 par une pléiade de peintres européens dont Christian Dotremont, Asger Jorn, Karel Appel, Joseph Noiret, Carl-Henning Pedersen, Constant et Corneille, visait à s’extraire de la stérile querelle entre abstraction et figuration. Les œuvres ici rassemblées,retracent le profil de la « charte » qui unissait les artistes : sources d’inspiration populaires, préhistoriques, mythologiques et art brut, échanges au sein d’un travail collectif pour un art expérimental et spontané, sans oublier les rapports entre écriture et peinture.

La Citadelle de Vauban à Belle-Ile
Fondée au XVè siècle, la citadelle de Belle-Ile fut reconstruite en 1683 par le Maréchal de Vauban. Particulièrement bien conservée, elle est le témoin parfait de l'architecture militaire classique. Sa visite est une promenade à travers le temps. Bastions, casemates, courtines, poudrières, arsenal, cachots et oubliettes, racontent cinq siècles d'aventures et de gloire.

Un musée passionnant

Dédié à toutes les gloires de Belle Ile, le Musée historique raconte aussi bien la vie quotidienne des temps passés que des glorieuses batailles et les faits divers de jadis. Il rassemble les souvenirs d'une île illustrée par de nobles familles et de grands militaires, de hauts faits d'armes et aussi de célèbres artistes


Ouessant premier écomusée
Les maisons du Niou constituent le premier écomusée de France, ouvert en 1968, par le Parc naturel régional d'Armorique. Les bâtisses, conservées au Niou Huella, témoignent de l'originalité d'une société axée à la fois sur la mer, domaine des hommes, et sur la culture du sol, domaine des femmes livrées seules aux travaux agricoles : 55.000 parcelles de terre témoignent de leur difficulté à survivre sur ce bout de terre. L'austérité de l'architecture dans ce pays sans arbres cache des intérieurs enluminés de couleurs vives et décorés comme des sanctuaires. L'architecture traditionnelle à Ouessant a tenu compte des caractéristiques très spéciales de la vie sur l'île. La maison, est traversée par un couloir que limitent des meubles et les éléments de cloisons. Il distribue deux couloirs longitudinaux qui débouchent sur deux pièces à chacun des pignons. Cet aménagement qui peut faire penser aux postes d'équipage des bateaux et qui utilise au mieux l'espace disponible. Les meubles sont réalisés en bois d'épave L'intérieur des maisons du Niou, avec son mobilier peint, sert de cadre à une évocation de la vie sur l'Ile d'Ouessant, naguère. Et des rencontres avec les anciens permettent d'évoquer l'évolution des modes de vie et d'assurer la transmission des gestes ancestraux. Les maisons du Niou sont ouvertes tous les jours de 13 h 30 à 17 h 30 sauf le lundi, les groupes de plus de dix personnes sont accueillis toute l'année sur réservation


Ouessant maisons du niou
Paysanne et maritime, une société s'est développée sur ce morceau de terre isolé du continent par une formidable ceinture de récifs et de courants : une société de femmes, livrées seules aux travaux agricoles, et à la construction des maisons tandis que les hommes naviguaient au long cours. L'austérité de l'architecture dans ce pays sans arbres cache des intérieurs enluminés de couleurs vives, décorés comme des sanctuaires.

L'architecture traditionnelle à Ouessant a tenu compte des caractéristiques très spéciales de la vie sur cette île. Les maisons conservées au Niou Huella témoignent de l'originalité d'une société axée à la fois sur la mer, domaine des hommes, et sur la culture du sol avec 55.000 parcelles domaine des femmes. L'aménagement intérieur de la maison, avec son mobilier peint, semble prendre racine dans l'organisation de l'espace sur les bateaux. L'espace domestique ici conservé dans son environnement sert de cadre à une évocation de la vie sur l'Ile d'Ouessant naguère.Des rencontres organisées avec les anciens permettent d'évoquer l'évolution des modes de vie et d'assurer la transmission des gestes ancestraux.

Le costume à Ouessant

L'écomusée du Niou à Ouessant met le costume traditionnel des femmes à l'honneur, l'un en soie de Belle-Ile moitié coton moitié fil apporté par Françoise Noret, l'autre en velours noir. Les médiatrices du musée ont été habillées, l'ajustement des différentes pièces (bonnet, coiffe, jupe, corsage, tablier dépassant et châle) a été filmé pour garder la mémoire de ce savoir faire.


le lutteur dundee de groix

Musée de Groix
La mémoire vivante de l'ile


Ce musée né grâce à la participation de nombreux Groisillons: 80% des collections sont des dons, provenant de plus de 350 familles de donateurs. Des dons d'objets de la vie quotidienne, photographies qui continuent à être faits régulièrement,non seulement par des Groisillons vivant en permanence sur l'ile, mais aussi par les Groisillons de la diaspora, et des Groisillons d'adoption. Parallèlement se fait une collecte de sources orales. Des centaines d'enregistrements de témoignages d'anciens sont collectés sur bandes magnétiques et CD.
Madame Sylvie San Quirce conservateur, afin de mieux accueillir le public de différents horizons, a fait réaliser un dépliant d'aide à la visite publié en français, en breton de Groix, en anglais, en espagnol et en allemand. Des cahiers de découverte pour la visite en famille ont été réalisés pour aider les parents à visiter le musée avec leurs enfants, à travers la vie du mousse ou sur les traces des contrebandiers. Des documents pédagogiques ont été créés et sont téléchargeables sur le site internet du musée.

Première commande d'une voilure

Le voilier douarneniste Louis Le Joncour ( 1878-1940), installé à Port Tudy à la suite de son mariage avec Marie-Arsénia Tonnerre en 1909, n’obtint d‘abord que de petits travaux de la part des armateurs groisillons. Il eut pour première commande d’une voilure complète de dundée celle du Lutteur, construit en 1910 à Belle-Ile, dont l’armateur et patron était Yves-Marie Yvon du Méné ( on ne sait si le nom du Lutteur dérivait du surnom du patron ou si ce fut l’inverse ) . Fier de son travail, Louis Le Joncour transféra sur toile ce plan de voilure et le garda toujours auprès de lui sur son lieu de travail. Sa première voilerie était une cabane en bois coaltaré située du côté de l’actuel restaurant « Le thon bleu », elle était pourvue d’un grenier muni d’un palan pour hisser les voiles.
Louis Le Joncour avait par la suite acquis une excellente réputation à Groix, et le nouveau type de grande trinquette légère qu’il avait créé pour son dundée Louis Arsenia, avec de la toile Caline des filatures d’Angers, avait été très demandé par les armateurs. D’une manière générale, ses toiles avaient la réputation d’être facilement reconnaissables, avec une coupe un peu différente de celle des autres voiliers, une chute plus guindée, légèrement arrondie. Ses grands’voiles à bordure libre « n’avaient pas un jour qui passe ».

Son neveu qui effectuait des recherches sur les artisans de Port-Tudy, a donné cette peinture au musée de Groix. Elle
a été restaurée avec le soutien du FRAR ( Fonds Régional d’Aide à la Restauration, crédits Etat-Région) et du Conseil Général du Morbihan, pour un budget total de 4 485 € TTC. Le type de toile servant de support à cette oeuvre
( probablement une toile à voile), et l’extrême dureté du vernis gomme-laque utilisé, rendirent la restauration extrêmement lente et difficile.

Les personnes qui se rendent au Musée de Groix peuvent avec plaisir voir le plan de voilure du Lutteur. Le musée est ouvert toute l'année :
Du 1er juillet au 31 août (fermé le lundi) de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h. D'avril à juin et de septembre à novembre (fermé le lundi) de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Décembre à mars inclus : mercredi, samedi, dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Du mercredi au dimanche pendant les vacances scolaires aux mêmes horaires  


grussenheim alsace

Le premier canot à moteur le Grussenheim Alsace
Consacré à l'ensemble du patrimoine et de la vie de la communauté îlienne l'Ecomusée de l'île de Groix, fait une large part au sauvetage. C'est l'impératrice Eugénie qui invitée, alors qu'elle séjourne à Biarritz, à une démonstration de sauvetage, fera don du premier canot de sauvetage aux Groisillons. Jean Pierre Romieux qui avait eu le privilège de danser le quadrille avec l'Impératrice avait expliqué à celle-ci la détresse des marins de Groix qui n'avaient aucun moyen de sauvetage. Le canot arriva le 30 octobre 1866 à Groix et prit le nom de l'Amiral Mecquet qui en 1803 avait soutenu un dur combat devant Groix face à la flotte britannique. Son fils en mémoire de son père participa lui aussi au don.
Mais à Groix le nom d'un autre canot qui se trouve au musée intrigue c'est le premier canot à moteur de sauvetage de l'île.

Grussenheim Alsace pourquoi ?

Après la seconde guerre mondiale, Groix ne possédait plus de canot de sauvetage. Un industriel parisien, Monsieur Bô, dont le fils Daniel avait été tué lors du combat de Grussenheim, se proposait de faire un don à la Société de Sauvetage à Paris. Il offrit le canot à l'ïle de Groix, à la condition que celui-ci porte le nom de Grussenheim-Alsace. Ce bateau fut construit aux chantiers Jouet de Sartrouville, ce canot immatriculé S18 possédait des qualités exceptionnelles, une excellente défense à la lame, une grande stabilité. Il fut bénit par l'abbé Luco et mis sous la protection de Sainte Anne. A cette occasion des liens furent noués avec les habitants de Grussenheim, dont certains firent le déplacement pour cette manifestation