Livres Outre Mer

le dodo

Dodo mythes et légendes d'Isabelle Hoarau/Joly

Le dodo est l'un des plus célèbre animal qui a disparu. Beaucoup de gens sont fascinés par cet oiseau, parce que sans doute nous savons peu de chose sur lui.

Isabelle Hoarau conteuse, ethnologue et écrivain voyageur, vient de faire paraître aux éditions Orphie Dodo Mythes et légendes, un album à ne pas manquer.

Elle voulait une approche originale qui mêle fiction et histoire, l’occasion s’est présentée, de faire connaître cet oiseau rare et unique qui a su toucher son coeur par sa douceur, son innocence. C’était aussi l'occasion de renouer avec l'état de nature paradisiaque des iles Mascareignes (Maurice et la Réunion).

Une Mauricienne de talent Joelle Maestracci

Pour illustrer cet ouvrage elle a fait appel à une Mauricienne de talent, Joelle Maestracci, boulimique du dessin depuis qu’elle a l’âge de tenir un crayon. Après avoir effectué des études d'arts plastiques à l'Académie Valette et à l'Ecole Professionnelle d'Art et d'Architecture de Paris. Elle collabore à divers magazines et travaille dans des agences de communication. Ses complices au quotidien : crayons, papier, pinceaux, acrylique et tablette graphique. "C'est mon oxygène, une obsession, c'est mon moi !".Si elle a jusqu'ici travaillé sur des supports variés, créer un album jeunesse était un rêve. Sa visite au salon du livre jeunesse à la Réunion fut une révélation et un réel tremplin. C’est avec humour, facétie et élégance qu’elle présente le Dodo dans l’album.
Isabelle Hoarau de son côté décrit le temps des découvreurs. Le Dodo est installé dans les iles Mascareignes, n'a pas d'ennemi sur ce paradis terrestre. Il y vit en toute tranquillité, et c’est avec innocence qu’il accueille les marins Portugais et Hollandais qui s’amusent de l’absence de crainte de cet oiseau et le chassent abusivement. Cette grosse espèce de volaille de la taille d’un dindon, aux ailes courtes ne pouvant voler, les hommes le tuèrent à coup de pierres et de bâtons. Son sort était alors scellé. Le Dodo n'était pas seulement pour les marins une proie facile, mais aussi pour les chats, les rats, les chiens et les porcs qui venaient avec les navires de commerce. En moins d’un siècle le Dodo fut exterminé.

Elle nous mène aussi avec bonheur dans les voyages du Dodo, car les princes des cours européennes, mécènes très cultivés, amateurs d'Art et de sciences, possédaient des ménageries avec des animaux provenant de contrées lointaines. Pour leurs cabinets de curiosités, ils faisaient faire par des peintres célèbres, des portraits de tous ces animaux ainsi que des spécimens empaillés.

Des « dodomaniaques » sont partis à sa recherche et ont trouvé des restes à la Mare aux Songes au XIXè siècle.

Ou est passé le Dodo ? Laissons la conteuse nous le dévoiler:

Une légende raconte que l’oiseau n’a pas disparu. Un soir de pleine lune, la dernière famille de dodos s’est embarquée en cachette dans une pirogue tirée par des dauphins. Ils les ont conduits dans une île de l’océan Indien. Cette île cachée de tout temps par les nuages ne se trouve sur aucune carte. Seuls les oiseaux de mer et les tortues la visitent, gardant le secret. Souhaitons qu’elle reste encore longtemps cachée aux yeux des hommes.

musiques et danses créoles au tambour

Musiques et danses créoles au tambour
Monique BLERALD est maître de conférences en langues et cultures régionales à l’Université des Antilles et de la Guyane. Ses publications portent sur les littératures francophones de la Caraïbe et les traditions populaires créoles. Elle vient de sortir aux éditions Ibis Rouge Musiques et danses créoles au tambour.Toutes les musiques créoles sont filles de l’Histoire, celle des enfants de l’esclavage sur le sol américain.
Comme les langues créoles, les musiques et danses traditionnelles sont au carrefour des cultures africaines et occidentales. Elles sont un produit de l’Histoire et véhiculent des symboles, des codes sociaux qui échappent certainement aux non-initiés et qui échapperont peut-être aux enfants de demain. Ce livre a pour vocation de sauvegarder et de faire découvrir un aspect essentiel de la culture créole : les rythmes et musiques au tambour (comme le kasékò, le léròl, le grajé ou encore le labasyou), les chansons traditionnelles les plus connues ainsi que les danses et costumes créoles.
Ce livre s’adresse à tous ceux qui désirent découvrir l’âme de la culture antilloguyanaise, à ceux qui souhaitent préserver les traditions de leurs aïeux, et à ceux qui veulent enseigner les musiques et danses créoles au tambour.


Histoire et mémoire de Guyane
Une trentaine d’historiens présentent dans cet ouvrage Histoire & Mémoire un éclairage nouveau et varié sur la Guyane au temps de l’esclavage, période de genèse de nos sociétés contemporaines. A travers des discours sur la Guyane française au temps de l’esclavage, ces chercheurs s’interrogent sur des problématiques telles la traite, le statut et la police des esclaves. L'analyse historique peut rendre intelligible les pratiques économiques au temps de l’esclavage, mettre en évidence les postures de rebelles, décrire les rapports complexes entre la religion et l’esclavage. Elle met aussi en lumière comment la société guyanaise inscrit, aujourd’hui, l’esclavage dans la mémoire collective. Cet ouvrage a pour ambition d'offrir des clés pour aborder une période historique complexe et tente d’élargir des champs peu explorés de la recherche scientifique.


Les îles du Salut
D’abord dénommées « au Diable », ces trois petites îles situées au large de Kourou, sur les côtes de la Guyane française, sont devenues « îles du Salut »pour les rescapés des échecs coloniaux du XVIIIe siècle. Le nom leur est resté même si, ironie du sort, leurs occupants furent ensuite des bagnards condamnés à l’exil et aux travaux forcés. De 1852 à 1953, plus de 50 000 forçats transitèrent par les îles avant d’être répartis dans les différents pénitenciers de Guyane. Les plus redoutés d’entre eux, les « incorrigibles », purgèrent leur peine dans ce « bagne des bagnes », les
transportés à l’île Royale, les condamnés à la peine de réclusion cellulaire à Saint-Joseph, les déportés politiques, dont le plus célèbre fut Alfred Dreyfus, à l’île du Diable


les contes de la Réunion

Les Contes de la Réunion
Les éditions Reflets d’ailleurs cherchent à tisser des liens littéraires pour faciliter la découverte et la compréhension des différentes cultures du monde. Elles privilégient, à la manière du carnet de voyage, la relation du texte et de l’image pour enrichir des contenus qui dévoilent des lieux et des espaces proches ou éloignés de chacun.
Si ces collections sont plutôt destinées à des adultes, les éditions Reflets d’ailleurs développent un secteur éditorial également axé sur l’Autre, qui s’adresse aux jeunes lecteurs.

Pour présenter aux jeunes lecteurs le folklore réunionnais et ses traditions orales. Une approche originale d’une île mosaïque aux multiples facettes, riche de son environnement naturel exceptionnel et de sa culture profondément métissée.

La maison d’édition a fait appel à:

Isabelle Hoarau femme de lettres française, inspirée par Manapany, connue pour être l’un des principaux auteurs de littérature jeunesse et réunionnaise depuis 1987.

Et à l'aquarelliste Kler Dardel très apprécié à la Réunion, qui allie plusieurs techniques dans ses aquarelles, comme des collages de photo noir et blanc, des tampons.

Ce recueil de contes traditionnels réunionnais, destiné aux jeunes lecteurs, reprend des éléments du folklore et de la tradition orale, associés à une partie documentaire qui présente l’île et son étonnant métissage culturel.

Ce livre qui vient d’être réédité est en passe de devenir un best-seller. Il sera présent au Salon de Montreuil.


Les contes des tortues des mers du monde
Les tortues vivent dans toutes les mers du monde et ont, depuis bien longtemps, inspiré bien des histoires. C’est pour cela que les conteurs de la
« Compagnie Zoukouyanyan » sont fiers de présenter un recueil de contes des tortues des mers du monde. Ce livre est une occasion de faire
voyager à travers les différents océans.


Des iles à l'horizon
Les îles offrent leurs trésors à ceux qui les ont longuement désirées. Isabelle Hoarau, ilienne de naissance a entrepris avec son capitaine Gérard Joly un voyage sur les océans, lui qui les pratique depuis l'âge de 20 ans. Tous deux désiraient faire découvrir à leurs deux enfants Julie et Elisa que la terre était vaste et qu'elle ne se réduisait pas à un écrant plat.
Isabelle de par sa formation d'ethnologue, est une passionnée des cultures indigènes et des sociétés îliennes, se faisant narratrice dans l'ouvrage elle est en quête permanente de la magie qui habite chaque île, lorsqu'on la découvre de la mer. Poëte, excellente conteuse, elle sait faire partager au fil des pages les moments forts qu'elle a vécu à la rencontre des autres qui habitent au-delà de l'horizon.
Un parfait journal de bord qui retrace les aventures de l'équipage, qui a bien préparé son aventure pendant deux années avant d'appareiller après avoir vendu tous leurs biens pour l'achat d'un Océanis confortable où ils recréèrent un véritable cadre de vie, car la vie quotidienne ne répondait plus à leurs désirs. Ce tour du monde en voilier, en famille, se lit avec délectation, c'est un véritable chemin de vie à la rencontre des peuples et des cultures des îles rêvées. Isabelle, fait vivre au lect eur, l'histoire des communautés rencontrées, leurs rites,leurs travaux. Chaque île porte un message, mais toutes les îles sont soeurs. Isabelle fait partager aux lecteurs, ce que beaucoup rêvent de vivre et concrétisent rarement. On sait comment on part on ne sait pas comment on revient. Editions Orphie récit de voyage.

Hélène Elisabeth et le destin d'Ann Mahoney
Hélène Elisabeth après avoir beaucoup voyagé pendant une partie de son enfance, interrompt sa carrière pour un séjour de plusieurs mois en Australie, puis de retour en France comme juriste d'entreprise effectue divers aller-retour entre Paris et le Kirghistan, où elle situera ses prochaines écritures. Aujourd'hui elle vient de faire paraître le journal d'une jeune fille iralandaise aisée en quête d'indépendance, roman qui retrace l'histoire et les conséquences de la Grande Famine qui frappa l'Irlande. L'intérêt de ce roman, est qu'il fait partager au fil des pages, le destin de la famille d'Ann Mahoney qui au lieu de se rendre aux Etats Unis, s'embarquera au péril de sa vie à la recherche d'une vie meilleure par delà les océans, puisqu'elle se rendra à Melbourne en Australie. Elle partage le rêve de chacun des émigrants: s'installer à son compte, prospérer et oublier la misère de l'Irlande.
Ce récit prend une résonance particulière à l'heure où une crise alimentaire mondiale frappe les pays les plus pauvres et soulève des questions récurrentes sur la gestion d'un tel fléau.
Hélène Elisabeth lors de son séjour en Australie recontrera la communauté irlandaise, et prendra la décision d'écrire ce journal. Le livre est paru aux Editions Petra dans la Collection "Méandre"

le bagne colonial

Il était une fois le bagne colonial
Danielle Donet-Vincent, docteur en histoire, ancien conservateur de maison d’écrivain, est spécialiste de l’histoire du bagne colonial. Elle vient de faire paraître aux éditions Ibis Rouge "Il était une fois le bagne colonial", la vie d'un fonctionnaire civil de l'administration pénitentiaire entre Nouvelle Calédonie, Guyane et Afrique. L’auteure s’est efforcée de replacer les situations et les faits dépeints dans leur contexte, historique tout en laissant la première place à la sensibilité et aux opinions d’Ubaud sur un monde colonial et pénal désormais disparus. Elle a fait partie du groupe de recherches sur les prisons de la République, a participé à de nombreux colloques et publié plusieurs ouvrages et articles sur l’histoire de la transportation et de la déportation. Elle a également travaillé sur les fêtes officielles de la IIIe République, et en particulier sur la place des femmes au cours de cette période, sujet sur lequel elle a publié plusieurs articles, dont un, véritablement pionnier, sur Lucie Dreyfus.

Albert Ubaud le héros de cet ouvrage

Bien plus que l’histoire de bagne, déjà largement connue, c’est la vie d’un homme qui apparaît ici. Né en Algérie, fils d’un fonctionnaire civil de l’Administration pénitentiaire coloniale en poste à « la Nouvelle », puis lui-même fonctionnaire civil de cette même administration en Guyane, Albert Ubaud est le héros de cet ouvrage. Fasciné par les beautés de la Nouvelle-Calédonie quittée en 1908, captivé par sa découverte de la Guyane où il a vécu de 1926 à 1943, il a pris des notes, photographié, dessiné, peint tout ce qui le captivait ou le surprenait. Il notait dans le privé de ses archives « l’exotisme » colonial dans lequel il évoluait ; il décrivait ses relations avec les populations locales, et ses rapports avec ses collègues et ses supérieurs ; il s’insurgeait devant la misère des anciens condamnés, il croquait d’une phrase ou d’un trait les singularités de sa vie de « nomade » et « d’exilé volontaires ».
Revenu en métropole au moment de sa retraite, il reprend la masse de ses observations, les organise, les corrige, les travaille jusqu’à la fin de sa vie. De ce long retour sur son passé,de ce voyage à rebours dans le temps et les espaces autrefois connus, il nous reste les pages attachantes ou curieuses qui
ont été reprises ici, et qui montrent un Ubaud dont le coeur et l’esprit sont restés ancrés dans les terres lointaines où il a vécu. La trame de ce passé colonial, le structurant et le légitiment, reste l’univers du bagne avec sa cohorte de fonctionnairesdont son père et lui-même ont fait partie –, les rouages de son administration, ses bâtiments, ses condamnés inconnus ou célèbres et tout le fourmillement d’une institution pénale puissante.

touloulou au tololo

Du Touloulou au Tololo
Cet ouvrage, Du Touloulou au Tololo – Le bal paré-masqué, son évolution, est la suite logique d’une précédente étude sur l’histoire de ce fait culturel, dont le succès ne cesse de croître. Il vient de paraître chez Ibis Rouge. Après avoir rappelé son origine et celle du touloulou, il était opportun de questionner, à travers les mutations qui les ont affectés, toutes les composantes de cette manifestation : les carnavaliers dont le touloulou, le cadre festif, les orchestres et la musique, la danse, les costumes, les comportements mais aussi l’activité économique qu’elle génère.

Né en Guyane, ce concept a été exporté en Martinique, puis en France et surtout dans le région parisienne. Le bal paré-masqué a donné naissance à des variantes ; le bal tololo qui rencontre autant de succès que son aîné et, le tout dernier né, le bal de Vaval.

Du Touloulou au Tololo – Le bal paré-masqué, son évolution, interroge, aussi, la société guyanaise dans sa complexité. Aline Belfort l'auteur est Guyanaise, directrice d'établissement médico-social. Elle est titulaire d'un diplôme universitaire en langues et cultures régionales.

taicia

Taicia vois la vie en bleu
Au bord de l’Océan Indien à la Réunion, Isabelle Hoarau-Joly, qui vient régulièrement au Salon du livre insulaire d’Ouessant, a les yeux remplis du bleu des vagues et des couleurs somptueuses du ciel changeant. Grâce à la petite Taïcia, elle a rencontré Edouard Faure, illustrateur, dont la famille se consacre au dessin, et qui du sommet de l’île a toujours été entouré par les reflets de l’azur du ciel. Ils se sont retrouvés pour inventer un univers doux et tendre. Un album qui est une invitation au rêve et à la poésie en proposant aux enfants un voyage dans le monde bleu.

Une femme de lettres au regard d’enfant.

Isabelle Hoarau-Joly, anthropologue, poète et dramaturge, spécialiste en ethnobotanique, a toujours des graines plein les poches et aime recevoir à l’heure du thé. Cette femme au regard pétillant, aime la mer, « C’est un spectacle permanent et toujours différent. Je ne m’en lasse pas ». Elle a d’ailleurs fait un tour du monde à la voile, de 1998 à 2001 avec ses deux filles et son mari. Ce tour du monde, à l'aube du troisième millénaire « Des îles à l’horizon » se lit comme un véritable chemin de vie à la rencontre des peuples, et des cultures. De L'île de La Réunion en passant par le Canal de Panama jusqu'à Tahiti, le lecteur est invité à partager grâce au journal de bord les aventures de l'équipage.
Depuis toujours, Isabelle Hoarau-Joly écrit. « J’ai commencé par la poésie puis j’ai continué avec des contes et des légendes, mes livres sont  présents dans nombres de bibliothèques de l’île : « Contes de l’île de La Réunion » et « Contes et légendes de l’île de La Réunion » « C’est magique de savoir que les enfants de La Réunion sont nourris de mes histoires » . En tout, l’écrivain totalise une vingtaine d’albums pour jeunesse à son actif. Sa source d’inspiration ? Le regard d’enfant qu’elle pose sur le monde qui l’entoure.
Isabelle Hoarau-Joly a aussi écrit « Comment le désert a disparu », aux éditions Vent d’ailleurs, « Le rêve bleu », aux éditions Orphie et un recueil de nouvelles, « Marronnage », aux éditions Epsilon.