Iles et Rias de Bretagne.infos
Information sur les iles

A P P R O C H E   D E S   Î L E S 

L'île implique, par sa nature, sa situation géographique et les modalités d'accès qui lui sont spécifiques une rupture par rapport au continent. Cette séparation n'en demeure pas moins un élément fondamental dans la définition des images et des identités insulaires.

Egrenées le long du littoral de la Manche et de l'Atlantique, situées à des distances variables du continent, elles connaissent une amélioration de leur desserte. Parcourues à la fin de l'époque moderne par quelques administrateurs et des ingénieurs qui envisagent leur séjour sous l'angle de la contrainte, elles accueillent désormais des touristes en plus grand nombre. L'attraction qu'elles exercent se révèle toutefois contrastée.


I N S U L A R I T É   ! 

Dire ou écrire qu'une population est insulaire, c'est reconnaître qu'elle vit sur une île, un archipel ou une partie de terre séparée du continent. De cette notion ceux qui habitent des îles sont appelés des insulaires par rapport aux habitants du continent. Les insulaires, par les continentaux sont considérés comme différents d'eux car vivant sur une île, ce qui est évident. Les insulaires auraient-ils en commun des particularités ? Celles-ci ne dépendent- elles pas comme pour les continentaux de l'histoire, des conditions écnonmiques, sociales, politiques différentes pour chaque groupe insulaire.
Aujourd'hui ces différences sont difficiles à identifier. Ce que l'on appelle les différences culturelles disparaissent du fait d'une évolution sociale, économique et politique. Au contraire de ce que pensent bien des gens, cette disparition des différences ne correspond pas à une unification de la vie des gens mais bien à la destruction organisée politiquement et économiquement des activités, qui ont permis aux pêcheurs, aux îliens, aux marins, aux gardiens de phare, aux ouvrières des usines, de construire cette diversité des cultures locales, régionales. Les marchands de loisirs et de culture ont construit des produits culturels qui doivent occuper les nouveaux occupants des pays vidés de vie. Les cultures insulaires sont souvent les plus aisément détruites, car d'une part les activités, souvent maritimes dont vivaient la population, ont été et sont éliminées de la carte économique française, la population diminue car les jeunes, naturellement, partent pour vivre et qu'enfin elles deviennent le refuge périodique de ceux qui veulent retrouver une nature sauvage, un isolement maritime, un dépaysement, et une découverte pour une population de citadins d'un nouveau paradis perdu.
Les îles attirent les continentaux qui ont dans leurs têtes les images traditionnelles associées à celles plus récemment véhiculées de pays aytentique, de nature sauvage, oubliant que des gens viven t encore sur ces îles et qu'ils ne sont pas des sauvages, autenhtiques ni restés là pour le plaisir du visiteur, mais pour ce qui est, dans un contexte politique et écoinomique actuel, très difficile étant donné que leurs activités traditionnelles soit sont entre les mains d'entreprises qui n'ont plus besoin d'eux, soit carrément supprimées. Les gens peuvent-ils résister contre ce rouleau compresseur ?
Regards d'Aliette Geistdoerfer, diplomée en ethnologie de la Sorbonne.


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