Actualités des iles de Bretagne

Opération de rajeunissement du centre des Glénans de l'ile d'Arz
L'école de voile des Glénans projette de se lancer dans une grande opération de rajeunissement de ses locaux d'accueil à l'île d'Arz. Le réaménagement des dortoirs et des réfectoires est estimé à 1,7 M€. L'enjeu est de pouvoir diversifier la clientèle et de travailler sur une saison élargie.L'école de voile possède ainsi un beau patrimoine sur trois hectares de terrain, les pieds dans l'eau, dans le sud de l'île. La capacité d'accueil est de 116 lits. De mars à novembre, les Glénans accueillent 2.000 stagiaires en initiation ou perfectionnement, dont 900 adolescents, de 40 à 50 % de la région parisienne. Le centre dispose de 25 catas, 25 dériveurs, huit habitables. 
Une étude de faisabilité sur un réaménagement complet de l'hébergement prévoit de défaire un bungalow, de le reconstruire en prolongement d'un autre et deux relier les deux maisons entre elles. L'idée est de diversifier la clientèle, de proposer des formules autres que les six heures de voile quotidienne et de pouvoir ouvrir ainsi la base à l'année. La Caisse des dépôts soutient le projet des Glénans et le Conseil Départemental.

La disparition du cinéma de Groix plane toujours aucune avancée

Le Cinéma des Familles est à vendre. L’inquiétude de sa possible disparition plane sur l’île. Un collectif s’est donc créé pour le racheter. La propriétaire a donné un accord de principe. « Nous réfléchissons à la structure juridique la plus adaptée, explique Alain Delmouly, à l’origine de l’initiative. Elle comprendra 2 500 parts de 100 € chacune. Cela représente le montant nécessaire au rachat du cinéma et à sa mise aux normes. » « Nous mettons comme condition que le cinéma reste en activité », confirme Anne-Marie Perron, qui en est propriétaire avec son frère.

Une réunion a rassemblé, les représentants des associations Cinéf'îles et Fifig, ainsi qu'une partie du collectif, pour échanger sur le sort réservé au Cinéma des familles. Celle-ci s'est soldée par une opposition entre les parties. « Nous sommes entrés dans cette réunion avec des réserves et nous en sommes ressortis avec autant de réserves... Nous ne sommes pas rassurés par ce qui a été dit », indique François Baron, président du Fifig. Alain Delmouly assure pourtant « que les créneaux d'utilisation du cinéma par les deux associations seront conservés, aux mêmes conditions qu'aujourd'hui »

François Baron reste sur ses positions et ajoute « Pour moi, la meilleure solution serait que la mairie acquiert les murs ». Une décision que conteste Alain Delmouly : « Le but n'est pas que la mairie s'en mêle ! C'est de l'ordre du privé ».
Censée mettre les choses à plat, cette réunion n'a finalement apporté aucune avancée. Une chose est certaine, d'ici la fin du mois d'août, le collectif devra dire si le projet est accepté ou avorté.

Lombrics motivés à Groix
Une dizaine de personnes ont pour objectif de créer un jardin potager collectif à Locmaria. L'idée est de partager des moments de convivialité autour d'une activité commune, et bien sûr, de partager les légumes. Grâce à un habitant, qui met un terrain doté d'un puits à disposition du collectif, et au succès de l'appel aux dons de matériel lancé sur les réseaux sociaux, le défrichage du terrain, samedi et dimanche, va pouvoir débuter.

Maison de santé à Groix
Les travaux de la maison de santé débuteront à l’automne en face du nouvel Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Le bâtiment comportera trois niveaux. L’espace médical de 500 m2 sera accessible de plain-pied. Il pourra accueillir quatre médecins, un dentiste, deux infirmiers, un ostéopathe, un orthophoniste et quatre kinésithérapeutes. Il comprendra également une salle de soin et un local de radiologie. Des logements pour les professionnels de santé remplaçants sont prévus. Pour rendre le projet finançable, Lorient Habitat construira en plus onze logements sociaux. Coût de l'opération il est estimé à 1 180 000 €. Avec les subventions de l’État et de la Région, il restera environ 350 000 € à financer par un emprunt de la commune, qui sera amorti en louant les locaux de santé environ 5 € par m2 et par mois.

Fumaison artisanale à Groix
Cela fait plus de vingt ans qu'on ne fume plus de poissons sur l'île de Groix. Sous l'appellation « Les fumaisons-île de Groix », quatre associés ont décidé de relancer la pratique. Sur les quais de Port-Tudy, l'unité de production est presque achevée, elle se situe dans le prolongement du pôle mer, un bâtiment bardé de bois, d'une superficie de 230 m², et l'unité de production devrait être opérationnelle dès le mois d'avril et les premiers poissons fumés groisillons devraient être commercialisés au printemps.

Michel Gourong, Groisillon bien connu, ancien prof de l'école de pêche et fumeur de poisson amateur a soufflé l'idée, résume Patrick Saigot. Celui-ci a réussit à embarquer dans l'aventure deux autres Groisillons, Jean-Louis Farjot, patron du restaurant Le Cinquante, et Simon Calloch, ancien restaurateur et qui était jusqu'en décembre le responsable de la capitainerie de Port-Tudy. Le trio est complété par Le Rochelais Thomas Spriet qui s'occupera de la vente des produits sur internet. Pour alimenter la production, « Les fumaisons-île de Groix » s'appuieront sur la petite pêche locale et dans les criées de Lorient et Audierne.

Les premiers poissons fumés à Port-Tudy devraient être mis en vente au mois de mai. Les quatre associés visent le circuit des épiceries fines, des poissonniers ou des restaurateurs.

Bernard Boyer en résidence à Ouessant,
Bernard Boyer est arrivé au sémaphore le 30 décembre pour une résidence d'artiste pour réaliser un film de 26 minutes, intitulé « Ouessant. Portraits en tempête », entièrement tourné sur l'île.L'idée ? « Filmer une cinquantaine de portraits de gens d'ici et les incorporer aux formes des rochers, autour du Créach ». Il ne s'agit pas d'un documentaire : cadrages serrés sur les visages, pas de texte mais du vent et de la musique. « Je veux qu'on entre dans mes films par l'image »

Quemenes installation de filières algues
Quemenes est entré dans la phase active d'un projet de culture d'algues. David et Soizick récoltaient les algues sauvages à pied à marée basse pour Bord à Bord et pour leur boutique en ligne. Mais la demande en algues, notamment alimentaires, augmente fortement et la ressource naturelle Bretonne ne suffit pas à répondre à la demande croissante. Alors pour protéger le milieu tout en répondant à la demande des consommateurs, ils ont pensé qu'il fallait développer la culture d'algues. C'est pour cela que depuis 2 ans, ils ont élaboré un petit projet de culture sur filières, pour compléter les activités de la ferme et voir si autour de Quéménès ils pouvaient trouver des conditions adéquates pour faire pousser les algues. Après 3 mois de formation professionnelle et la constitution de dossiers administratifs pour avoir l'autorisation d'installer 5 filières en mer, ils ont pu, installer leur première filière.
Pour cette première année ils installent deux filières, et si cela fonctionne, ils ajouteront les trois autres l'année prochaine. David a donc préparé deux lignes de 100m. Pour ce premier essai ils font pousser de l' Alaria Esculenta que l'on trouve à l'état sauvage autour de Quéménès mais pas en quantité suffisante pour pouvoir en faire un ramassage commercial. Si ils arrivent à avoir une récolte, ils pourront vous la proposer sur la boutique en ligne, et peut-être aussi dans les produits Bord à Bord ! 

Ouessant eco paturage tradition ancestrale

Sur l’île d’Ouessant, moutons et chèvres viennent de vivre cinq mois de liberté totale. Un éco pâturage issu d’une tradition ancestrale. Au mois de septembre dernier, 300 moutons ont retrouvé les pâturages d’Ouessant.Depuis quinze ans, l’association Bouc en train s’est emparé de la tradition. Pourquoi les chèvres n’auraient-elles pas les mêmes libertés ?  Cette année, 32 d’entre elles ont été lâchées dans la nature. Mais alors que les moutons peuvent crapahuter à leur souhait, les chèvres sont reléguées au Sud-Est de l’île, elles ont été récupérées et seront remises à leurs propriétaires demain dimanche. Les moutons, seront récupérés le 1er février, comme le veut la tradition.

Groix un service " espaces naturels" créé à la mairie
L’entretien des sites, des sentiers côtiers et des chemins intérieurs revient au service "espaces naturels" qui remplace le chantier nature. La mairie a recruté trois personnes de l’île en contrats aidés.« Un chantier d’insertion n’était plus adapté à notre situation, avec la contrainte du bateau. Les personnes avaient souvent des démarches à faire à Lorient et il y avait beaucoup de temps perdu. Nous avons préféré offrir des emplois à l’année à des habitants de l’île », précise Gilles Le Ménach, premier adjoint.

Molène l'hôtel Kastell an Daol est à vendre
La vue, sur le petit port de Molène et l’archipel du même nom, est paradisiaque. À une heure de bateau du continent, le Kastell an Daol trône là depuis 1910. Mais, unique hôtel de l’île, l’établissement est à vendre, 678 000 €. 
Composé de deux bâtiments de 350 m2, avec un terrain de 400 m2, le Kastell an Daol dispose de dix chambres, d’un studio et d’une belle terrasse.Le descriptif indique également que « les possibilités sont multiples : hôtel, chambres d’hôtes, restauration, bar », l’établissement exploitant auparavant une licence IV… Dernier atout pour l’investisseur potentiel : l’île Molène n’applique « pas de taxe foncière ».
Pour le maire de Molène, le dossier n’est pas anodin. « Maintenir une activité touristique sur l’île, c’est primordial, vital, explique Daniel Masson. Nos capacités d’accueil sont insuffisantes, alors que la demande existe. » L’île ne compte plus aujourd’hui que quelques chambres d’hôtes, un gîte et deux studios à louer. C’est maigre.

Groix Centenaire de Jean-Pierre Calloc'h, 3 jours de célébrations
La commune de Groix souhaite donner un relief particulier à la célébration du 100e anniversaire du décès du poète groisillon Jean-Pierre Calloc'h (mort en 1917 sur le front de La Somme), qui aura lieu les 7, 8 et 9 avril (dimanche des Rameaux).

Le vendredi après-midi, écoliers et collégiens seront sur scène pour une prestation commune de chants et poèmes en breton. Yannick Baron aidera les enseignants dans cette démarche. L'historien Korentin Denis tiendra une conférence sur la vie et l'oeuvre de Yann Ber Calloc'h, suivie, en soirée, d'un concert proposé par Musique à Groix. Le samedi, les membres du cercle celtique en costume traditionnel, accompagnés par un bagad de Lorient, défileront entre Port Tudy et le bourg. La chorale La Kleienn et le choeur de Lorient donneront un concert dans l'après-midi, suivi d'un fest-noz.
Dimanche, une grande messe est prévue sur le site de Port Melin, au pied de la statue de Jean Pierre Calloc'h. Le vernissage de l'exposition de l'écomusée consacrée au poète aura lieu dans l'après-midi

Hydrolienne d'Ouessant immersion au printemps
Sabella visait une nouvelle immersion de son hydrolienne D10 au large d’Ouessant à la fin de ce mois de novembre. L’opération a été reportée au début du printemps, pour cause de navire employé en Ecosse.

Groix 15.000 bouteilles de vin de l'ile à l'horizon 2023
Un jeune couple franco-suisse, envisage d'investir la ferme de Port Coustic au sud-est de l'île de Groix et d'implanter dans le secteur un domaine agricole et viticole d'où sortiront, à terme, 15.000 bouteilles par an.
Mathieu Le Saux, originaire de Caudan et Noémie Vallélian, y croient. L'idée de créer son propre vignoble a germé dans l'esprit de Mathieu Le Saux début 2015, au sortir de quatre années de travail dans un domaine viticole suisse. Tous deux souhaitent acquérir dans les semaines à venir la ferme de Port Coustic, ses 7 ha de terrain et ses boxes à chevaux. Les vignes se trouveront plus loin. Les deux premiers hectares devraient être implantés en 2018 du côté de Port Melin. Leur objectif est d'implanter en tout 4 ha de vignes, pour une production d'environ 15.000 bouteilles. Elle est plus intéressée par le maraichage et la biodynamie.En attendant, il souhaite développer une activité de chambre d'hôtes et de ferme pédagogique. Le projet a un coût, chiffré à plus de 350.000 € pour l'intégralité qui va jusqu'à la transformation du hangar en cave. Il leur reste à obtenir l'aval de l'établissement public FranceAgriMer

Ouessant Solabia fait l'acquisition d'Algues et Mer
Le groupe Solabia, fournisseur français d’ingrédients cosmétiques issus des biotechnologies (fermentation et biocatalyse enzymatique), de la chimie fine et des technologies d’extractions végétales, complète son offre en capitalisant sur la richesse et la diversité des algues via l’acquisition de la société Algues & Mer, une société créée en 1994 et dont le siège est situé sur l’île d’Ouessant, en mer d’Iroise où elle bénéficie de conditions de sourcing exceptionnelles.

Depuis sa création, Algues & Mer s’est notamment distinguée dans le développement de différentes molécules actives et en particulier, les fucoïdanes, des polysaccharides sulfatés aux propriétés multiples destinés à un usage cosmétique, nutritionnel et pharmaceutique (collaboration en cours avec l’Inserm).

Le Goulphar dans les eaux de Belle-Ile et de Groix bientôt
Le « Goulphar », troisième caboteur de la Compagnie TMC, est en construction à Harligen aux Pays-Baspar le chantier naval Bodewes Group. Il sera livré fin mars 2017 et va permettre à l'entreprise de se diversifier en approvisionnant les GMS, commerces et artisans. Il assurera les transports de camions, conteneurs et palettes à destination de Belle-Île en mer au départ de Quiberon et Vannes et à destination de Groix au départ de Lorient. 
Ce nouveau bateau va permettre à TMC d'opérer une diversification vitale pour la pérennité de l'entreprise après une année 2016 difficile; Avec ce caboteur capable d'embarquer jusqu'à six camions, TMC va enfin pouvoir s'attaquer au marché des GMS, des commerçants et des artisans en transportant une grande variété de biens de consommation et en multipliant les rotations. Sa grande manoeuvrabilité (grâce à deux moteurs et deux hélices) et son accès par deux portes latérales lui permettront d'accéder à n'importe quelle heure à l'avant-port de Belle-Île alors que le « Guedel » et le « Taillefer » sont contraints de décharger à la grue au bassin qui n'ouvre qu'une fois par jour à l'heure de la pleine mer. Avec le « Goulphar », TMC table sur 20 à 30 % d'activité en plus. Quatre à cinq marins seront embauchés.

Transition énergétique ambitieuse pour les iles de l'Iroise
L'objectif : une autonomie en production d'énergies renouvelables à 100 % d'ici 2030.
Grâce au programme lancé hier mardi 6 septembre 2016, les trois îles seront dotées de panneaux et de générateurs photovoltaïques, mais aussi de bornes de recharge de véhicules électriques alimentées à 100 % par les énergies renouvelables, des lampes à Led seront distribuées gratuitement aux habitants des trois îles. D'autre part ceux qui le souhaitent pourront accueillir des poules capables d'ingurgiter 150 kg de déchets par an

La promotion des iles du Ponant en trois pistes
Un contrat local de santé, une dotation spéciale et un label « Produit sur les îles »… L’association des îles du Ponant, travaille sur ces trois pistes pour promouvoir le développement des 15 îles membres.

« Nous préparons un contrat local de santé pour les îles », dit Denis Palluel, président de l’association. Il consiste à poser un diagnostic sur les problèmes de santé rencontrés sur les îles et à définir des axes stratégiques : développer l’accès aux soins, favoriser le maintien à domicile, améliorer les transports sanitaires…

Confrontées à la baisse des dotations de l’État et à un surcoût de + 40 % dû à l’insularité pour les travaux et la gestion des services, les îles du Ponant demandent une dotation particulière qui serait répartie entre les 15 membres. « C’est une demande forte, dit Denis Palluel, également maire d’Ouessant. Sein et Molène vont être étranglées financièrement. Ce type de dotation existe déjà pour la Corse et l’Outre-Mer ».

L’autre gros problème des îles, c’est l’emploi… L’association essaye d’y apporter une solution en proposant un label « Produit sur les îles » pour mettre en valeur les producteurs en réseau, les aider à mieux valoriser leurs produits et donc doper l’économie locale ! « Ce label est en cours d’élaboration, dit Denis Palluel. On travaille sur le cahier des charges ».

Expérimentation d'une concession multi-espèces sur filières en mer d'Iroise.
Il s'agira d'une première en Finistère. L'expérimentation d'une concession multi-espèces, sur filières en mer, au large de Molène, sur 10 hectares et pour cinq années, est programmée à partir de 2017.Face à la mortalité récurrente des huîtres et des moules dans les concessions proches de la côte, les professionnels sont à la recherche de solutions et de nouvelles aires d'exploitation marine. 
Ce projet porté par le Comité régional de la conchyliculture de Bretagne-Nord est soutenu par le Parc marin d'Iroise et les services de l'État. Une enquête publique simplifiée vient de s'achever.L'originalité de cette concession résidera dans la multi-activité de l'élevage.Cette expérimentation programmée sur cinq années permettrait de tester différents élevages à cet endroit. Et surtout les exigeantes conditions d'exploitation en pleine mer. Ces six premières filières seraient semi-immergées avec seulement, en surface, les deux bouées de début et de fin de ligne. La zone serait évidemment soumise à des règles particulières de navigation. Côté exploitation du site, le projet prévoit l'embauche de deux personnes qui travailleraient à partir d'un bateau suffisamment hauturier (contrairement à une barge ostréicole simple) d'une douzaine de mètres. Aurélien Masson, le récoltant d'ormeaux de l'Ile de Molène, a déjà été identifié. Une deuxième personne, de préférence un habitant de Molène, sera recrutée dans les prochains mois. Mais il faudra attendre l'ensemble des autorisations administratives pour démarrer et notamment « La tenue de la commission des cultures marines à fin du premier semestre 2016 », commente Hervé Thomas, en charge de la direction des territoires et de la mer en Finistère.

Le roulier Lorient Groix construit à Lorient
Le conseil départemental du Morbihan confie au chantier Piriou (Concarneau) la commande du nouveau roulier pour les liaisons Lorient-Groix.Cette décision devrait être entérinée le 4 décembre, avant que le président du département François Goulard ne signe le bon de commande estimé à plus de 13 millions d'euros. Même si cette somme au final sera assumée par la Région Bretagne qui prendra la compétence transports au 1er janvier 2017.Long de 43,50 m, pour 11,60 m de large, le navire pourra embarquer 300 passagers, 18 voitures, trois poids lourds.

Ouessant projet de rénovation portuaire du Stiff
La mise aux normes du port du Stiff s’intègre dans un ensemble comprenant également de gros travaux aux ports du Conquet et de Molène. Le budget global de l’opération s’élevant à 15 M€.

La reconfiguration des installations portuaires ouvrira un vaste chantier qui durera plusieurs mois. Les travaux devant débuter en 2018 pour se terminer en 2020.

L’ouvrage se déroulera en trois phases.

- La première consistera à emménager le vieux quai, afin de permettre aux navires, en particulier le « Fromveur II » d’escaler dans de bonnes conditions durant les travaux sur le quai Jarlan. Le vieux môle sera ainsi élargi d’environ 2 mètres et doté d’un nouvel escalier.

- La seconde phase verra le quai Jarlan élargi, passant de 6 mètres à 16 mètres, grâce à la pose de deux nouveaux caissons qui seront accolés à ceux existant côté intérieur du môle. Les deux escaliers actuels disparaitront et seront remplacés par une rampe d’accès aux navires dotée d’une voie ouverte aux PMR (personnes à mobilité réduite) Au final, il existera deux zones de transit distinctes, l’une pour les passagers, l’autre pour le fret.

- La troisième phase du projet vise à améliorer les déplacements sur le terre-plein. Ceci afin de sécuriser la circulation des piétons, les mouvements des engins portuaires et d’optimiser le stationnement des véhicules collectifs et particuliers.

Ouessant nouvelle structure pour l'abeille noire

2015 voient la naissance d'une nouvelle structure insulaire, l'Institut ouessantin de recherche sur l'abeille noire bretonne, qui se donne cinq ans pour réaliser ses objectifs. Ses fondateurs souhaitent apporter quelque chose à l'île, en faisant progresser la connaissance du public sur l'abeille, via la publication de travaux scientifiques et de la carte génétique, tout en faisant participer collégiens et lycéens. Le milieu universitaire participera également aux travaux concernant l'apithérapie dont l'efficacité est avérée, en vue d'une possible application en pharmacie. Une maison de l'abeille pourra aussi voir le jour. C'est Léo Hellequin, de Kéréré, petit-fils du fondateur du conservatoire, qui a été élu président, à l'unanimité. Gwendal Kéruzec, de Plouénan, attaché à la conservation des races anciennes bretonnes et Romain Le Menn, écologiste finistérien, l'ont rejoint au bureau. Le nouvel organisme souhaite la protection de l'abeille. Dans ce but, il entend travailler en réseau et avoir pour partenaires les structures existantes : Parc d'Armorique, parc marin, Association naturaliste d'Ouessant, etc.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.