Iles et Rias de Bretagne.infos
Culture, Musées, Expos, Spectacles

Copyright MG

M U S É E   C I E   D E S   I N D E S   U N E   A R M O I R E   À   É P I C E S   R A R E 

Le Musée de la Compagnie des Indes vient de faire l’acquisition d’une Armoire d’angle à épices à décor polychrome à la chine sur fond de laque noire de la Compagnie des Indes Hollandaises XVIIIème d’une hauteur de 117 x largeur. 56 cm (au verso se trouve la marque SPOELBERK celle du propriétaire ou de l’artisan installé à ANVERS).
Le 20 mars 1602, naît la “Verenigde Oost Indische Compagnie”, plus connue sous son sigle VOC. Cette société d'Amsterdam se destinait au commerce des épices avec les pays de l'océan Indien et de l'océan Pacifique. Ce fut le début, d'une extraordinaire entreprise, qui donnera naissance au deuxième empire colonial du monde après l'empire britannique.
Des marchands hollandais financèrent des expéditions maritimes en vue de concurrencer les Portugais. Les navires ramenèrent dans leurs cales les précieuses épices des Indes orientales: poivre, clous de girofle, noix de muscade. En regroupant leurs moyens au sein de la VOC, les marchands donnèrent un coup d'accélérateur à leurs expéditions. Ils prirent de vitesse leurs rivaux de Saint-Malo et de Londres et ne tardèrent pas à s'approprier le monopole du commerce des épices. Mais ce fut au prix d'une férocité inouïe, tant à l'égard de leurs sujets indigènes que de leurs rivaux européens. Dès 1605, les Hollandais prenaient possession de l'archipel des Moluques. 10 ans plus tard, un agent de la VOC, Jan Pieterzoom Cohen, débarqua à Djakarta, un village de l'île de Java. Au prix d'extrêmes violences, les Hollandais s'emparèrent de la future capitale de l'Indonésie et la rebaptisent Batavia. Poursuivant leur avance, ils s'emparèrent de l'île de Ceylan et chassèrent les Portugais de la plupart de leurs établissements de l'océan Indien. Ils occupèrent en Extrême-Orient l'île de Formose (aujourd'hui Taiwan) et commencèrent à commercer avec le Japon. Sur la route des Indes, à la pointe de l'Afrique, ils fondirent la colonie du Cap. Amsterdam devint la plaque tournante du commerce des épices.
Sur la porte de l’armoire des fleurs très japonisantes. Un personnage montrant les factories surmontées d’un arc en ciel. Un indiaman navire affrété ou armé sous licence avec le pavillon et les armes de la VOC. Les indiamen étaient conçus pour transporter à la fois des passagers et des marchandises, tout en ayant la possibilité de repousser l’attaque des corsaires. Leur conception en faisait un navire à part. Le Conservateur Brigitte Nicolas est ravie d’avoir pu faire l’acquisition de ce meuble fort rare pour le Musée de la Compagnie des Indes lors d’une vente aux enchères récente. Elle envisage une scénographie particulière pour mettre en valeur ce joli meuble qui va nécessiter quelques restaurations.


Copyright D.S Musée de Mulhouse

P O R T - L O U I S   E X C E P T I O N N E L L E   L A   F É E R I E   I N D I E N N E 

Le musée de la Compagnie des Indes propose jusqu'au 14 décembre 2009 l'exotisme des motifs, le chatoiement des couleurs, et la fraîcheur des matières pour une Féerie indienne. Lorsque la Compagnie des Indes Orientales s'est installée sur le territoire de la future ville de Lorient, c'est là que transitaient toutes les marchandises venues d'Asie qui étaient ensuite vendues en Europe. Les agents de la Compagnie découvrirent les " indiennes " marchandises lucratives. A l'époque l'Europe ne connaît que la soie, la laine, le lin et le chanvre. Un tel raffinement fait des indiennes une marchandise qui se prête à l'habillement, l'ameublement et qui ont la particularité de résister aux lavages successifs et aux agressions du soleil. Seulement ce succès porte préjudice à la production française et l' interdit vient frapper la fabrication, le port et la vente de ces tissus, sous peine de pendaison ou de galère. La dureté de cette prohibition propulse les indiennes vendues au prix fort sur le marché souterrain. La folie des indiennes va perdurer jusqu'à la fin du XVIIIè siècle.
L'exposition présentée à la Citadelle de Port-Louis réunit les collections du Musée de la Compagnie des Indes et du Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse. Pour Brigitte Nicolas le Conservateur " le parti pris scénographique permet au visiteur d'appréhender ce que représentait l'indienne aux XVIIe et XVIIIè siècles, le décor et la prise de risque que sa possession impliquait. Aujourd'hui tout le monde porte du coton, mais à l'époque c'était fabuleux !" Musée de la Compagnie des Indes ouvert tous les jours de 10 h à 18 h 30


Copyright Collection Particulière

P O N T - A V E N   A U   M U S É E   U N   N O U V E A U   S C H U F F E N E C K E R 

La présentation permanente de la collection du Musée de Pont-Aven s’enrichit d’un très beau dépôt d’une oeuvre de Claude-Emile Schuffenecker
(1851-1934). Le musée possède déjà une peinture : Portrait de Madame Champsaur et quatre pastels et encre/lavis. Le dépôt de l’oeuvre Chaumières au bord de la mer permet de découvrir un paysage peint par l’artiste dans les environs de Concarneau en 1886, année durant laquelle il initie la rencontre entre Emile Bernard et Paul Gauguin.
Cette oeuvre entre dans la mouvance impressionniste à laquelle se rattache l’artiste à cette période. Il s’agit d’un paysage typique des côtes bretonnes organisées selon une composition bien maîtrisée. L’organisation selon différentes strates s’étageant du premier plan jusqu’à la ligne d’horizon entraîne le regard sur l’ensemble de la toile. Les tonalités de bleus, de violets et de verts clairs apposées par petites touches régulières donnent à ce paysage une atmosphère de douceur et d’intemporalité.


copyright Musée Pont-Aven

P O N T   A V E N   L E S   G O É M O N I E R S   D ' A N D R É   J O L L Y 

La première exposition consacrée au peintre André Jolly s’est tenue au Musée de Pont-Aven du 19 mars au 20 juin 2005. Le Musée de Pont-Aven accueille cette année une nouvelle oeuvre remarquable de l’artiste : Les Goémoniers, sujet qui peut-être situé à Raguenez.
L’artiste établi à Pont-Aven l’avait offerte à Maître Correlleau, notaire, en 1908, pour le remercier de ne pas lui avoir demandé d’honoraires lors de l’achat du terrain de Kerdavid à Névez. Plusieurs esquisses de cette oeuvre existent et témoignent d’une préparation soigneuse et réfléchie. Oeuvre japonisante, la composition et les aplats colorés rejoignent bien les préoccupations des artistes de l’Ecole de Pont-Aven et des peintres Nabis. Une ligne dynamique parcourt l’ensemble de ce paysage dont la perspective est abolie. Les personnages sont minutieusement égrainés le long du rivage, vaquant à leurs activités. Une multitude de scénettes se répartit sur la rive.


copyright ALG. Musée de Groix

G R O I X   U N E   O E U V R E   D E   P I E R R E   B E R T R A N D   P O U R   L E   M U S É E 

Le 22 janvier 2009, l’Ecomusée de Groix a reçu une oeuvre de Pierre Bertrand (Lorient 1884-Paris 1975) , peintre post-impressionniste qui séjourna à Groix à diverses reprises, de 1902 à 1914, puis de 1919 jusqu’à au moins 1923, année où il oeuvra en même temps que Signac à la peinture des thoniers durant les préparatifs de partance (tandis qu’en 1920 il avait travaillé sur l’île en compagnie de Mathurin Méheut).

Cette huile sur carton, donnée par la fille de l'artiste, et intitulée « Côte sauvage à Groix » et datée au revers de juillet 1911, avec la mention manuscrite « Entrée de la grotte », est en attente du passage à la commission scientifique régionale, mais déjà visible dans une vitrine de la première salle d’exposition permanente du musée, consacrée aux ressources naturelles de la côte rocheuse.

Une autre oeuvre de Pierre Bertrand donnée au musée actuellement exposée est la belle aquarelle du projet de triptyque sur les thoniers à Port Tudy, présentée dans la vitrine consacrée aux instruments du voilier et à la pêche au chalut.


La joie du conservateur présentant Marie Lagadu

M A R I E   L A G A D U   R E V I E N T   À   P O N T -   A V E N 

L'un des premiers bénéficiaires du soutien du partenariat avec le Crédit Mutuel Arkéa sera le tableau de Paul Sérusier « Le Portrait de Marie Lagadu », récemment acquis par le musée et dont un programme de restauration très importante est envisagé. Outre le Crédit Mutuel de Bretagne, le Rotary Club de Concarneau et de l’Association des Amis du Musée de Pont-Aven apporteront également leur soutien à l'opération. La restauration de ce tableau sera effectué par Madeleine Fabre restauratrice homologuée Musée de France, elle effectuera le nettoyage du vernis, l'analyse des repeints, et mènera une étude scientifique sur l'oeuvre. Elle sera à demeure en mars au Musée de Pont-Aven pour effectuer cette restaturation afin de mieux communiquer auprès de la population. L'opération sera suivie par la direction des Musées de France.
Cette très belle oeuvre de Sérusier de la meilleure période vient compléter la collection du Musée. C'est un achat exceptionnel de 50.000€. La moitié de l'oeuvre a été acquittée par Dan Mayer généreux donateur. Ce tableau était la propriété de la famille de Maurice Denis.


R É S I D E N C E S - A T E L I E R S   À   P O N T - A V E N 

Pont-Aven est une ville chargée d'histoire, elle a accueilli des artistes reconnus à la fin du XIXè siècle comme Paul Gauguin, Emile Bernard, Paul Sérusier, Maurice Denis. Leur venue a engendré un véritable esprit de groupe et un intérêt collectif pour le développement de nouvelles pratiques picturales.

En 1986, la municipalité et la Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne ont décidé de réaménager les ateliers installés dès 1881 au centre de la ville. Désormais ces ateliers ont repris leur fonction en accueillant tous les ans des artistes. Les quatre résidences-ateliers sont situées dans un bâtiment abritant à la fois la Mairie et le Musée des Beaux-Arts de Pont Aven.Les artistes en résidence disposent d'un atelier et d'un appartement meublé qu'ils louent à la municipalité, qui accueille des plasticiens de toutes les nationalités dans le but d'accompagner leurs projets.

Cette proposition de résidences témoigne d'un soutien pour le développement de la recherche, l'aboutissement de réalisations personnelles et la diffusion de l'art contemporain. Au cours de cette année 2008, une Suisse, une Américaine et deux Français s'y sont installés. Au cours de la 3ème semaine de juillet 2008 du 14 au 20 seront présentés des oeuvres salle Julia.

Pour l'année 2008- 2009, les ateliers verront la présence d'un Brésilien, de deux Français et de deux Américains.
Les dossiers de candidatures sont examinés par un jury dont la commission est composée de représentants du Conseil Municipal, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et d'Institutions culturelles régionales. La durée du séjour peut varier de 3 à 12 mois. Contact: Ann STOUVENEL responsable du service des publics et des résidences-ateliers musee@pont-aven.fr http://www.pontaven.com


K E R A Z A N , L E   F L E U R O N   D U   P A T R I M O I N E   B R E T O N 

Situé à Loctudy à 15 mn de Quimper, le manoir de Kérazan est un fleuron du patrimoine breton. Il a appartenu a une famille de mécènes et d'amateurs d'arts éclairés, les Astor qui ont constitué une collection unique léguée en 1928 à l'Institut de France.Le parc à l'anglaise qui entoure le manoir se prête à une agréable promenade, menant à une rocaille et une pièce d'eau. http://www.institut-de-france.fr ethttp://www.kerazan.fr


3 È M E   M U S É E   D E S   B E A U X   A R T S   D U   F I N I S T È R E 

Propriété de l'Institut de France, le manoir de Kerazan est le seul château du Finistère visitable à avoir conservé inchangé sa décoration et son mobilier d'origine. Le visiteur est invité à y découvrir le cadre de vie d'une famille de mécènes et de collectionneurs les Astor, dans un décor intact. Joseph Astor( 1824-1901) maire de Quimper, se passionnait pour les oeuvres d'inspiration bretonne et rassembla au manoir une superbe collection complétée par la suite par son fils Joseph Georges. On peut y admirer le célèbre violoncelle en faience d'Alfred Beau, le pardon de Notre Dame de la Clarté de Maurice Denis, des marines de Joseph Vernet, le Vieux Quimpérois d'Augustre Goy. C'est une étape indispensable pour qui veut découvrir l'histoire de la peinture en Cornouaille.http://www.institut-de-france.fr et http://www.kerazan.fr


M É D I T E R R A N N É E ,   M É D I T E R R A N É E S   E S C A L ' A T L A N T I C 

La nouvelle destination du Paquebot Escal'Atlantic de Saint-Nazaire met le cap sur le bassin méditerrannéen. Comme les voyageurs de la fin, du XIXè et début XXè, le passager Escal'Atlantic emprunte les lignes rapides à partir de Marseille. L'exposition est agrémentée de films d'archives, d'objets de collections, de tableaux originaux d'Yvonne Jean Haffen. Affiche de Sandy Hook copyright Collection French Lines


U N   N O U V E A U   C O N C E P T   P O U R   V I S I T E R   B E L L E   I L E 

Depuis une dizaine d'années la visite avec des audio guides s'est d'éveloppé en France et à l'Etranger. Il est possible de visiter la Pointe des Poulains, l'enceinte, et la Citadelle Vauban avec Wizzitor. Cet appareil permet une visite de façon active à deux personnes, il suffit que le site soit équipé de codeurs. 35 commentaires de 4 mn chacun ont été réalisés par Hervé Bierjon directeur commercial de Touristor, avec l'aide de la Société Historique, de la CCBI et la Citadelle Vauban en tout une heure et demie de visite. Cet équipement sera vendu aux visiteurs 19€, la carte mémoire coûte 9€ pour Belle Ile, mais grâce à cet appareil il sera possible de se rendre sur d'autre sites équipés, et de n'acheter que la carte mémoire, et un casque pour une meilleure écoute.


L E   D É C O R   G W E N   H A   D U   P R I X   C U L T U R E   E T   C R É A T I O N 

Le prix culture et création de produit en Bretagne a été décerné à la faïencerie HB de Quimper et à Marie François l'Helgouac'h une des peintres en charge de la création artistique de la maison, pour le décor Gwen ha Du. Une quinzaine d'objets constituent cette nouvelle gamme proposée à la clientèle.


M I C H A D U   L E   N O M   D ' U N   S C U L P T E U R   À   R E T E N I R 

Stéphane Michaud, alias Michadu, est un artiste Trégorois qui sculpte le métal, le recouvre d'une patine, pour créer des oeuvres artistiques hors du commun. Il a un caractère bien trempé, un caractère qu'il transmet à la perfection dans ses oeuvres. Michadu est un artiste. Ceux qui ont eu la chance de le côtoyer le reconnaîtront dans Don Quichotte, un personnage à son image : massif, complexe, mais attachant. Ses sculptures surprennent par leur légèreté, contraste saisissant avec la monumentalité de quelques uns de ses compères. Là est la force de Michadu, une force insoupçonnée longtemps restée dans l'ombre. Michadu utilise les vieux outils et engrenages dans un esprit de récupération et de recyclage il donne une seconde vie à ces témoins du passé.Il est comme un gosse a qui l'on donne une boite de Lego, qui a le plaisir réel de créer. Michadu a un catalogue impressionnant d'oeuvres de grande qualité et de finesse. Pour les Vieilles Charrues de Carhaix, il exposera 3 oeuvres de musiciens monumentales qui seront installées à proximité du site de Kerampuil.


D I N A R D   C O L L E C T I O N   P I N A U L T   E X P O S É E   E N   2 0 0 9 

La ville de Dinard vient d’annoncer que sa grande exposition estivale 2009 sera placée sous le signe de l’art contemporain. Très attaché à Dinard où il possède une villa, François Pinault prêtera une partie de sa collection pour la faire découvrir au grand public.


A U X   C I N É P H I L E S   D E   L ' E A U 

Yann Illlien et Pauline le Péculier deux aventuriers animés d'un désir de partage et de voyage ont créé l'association "Aux cinéphiles de l'eau". Un voilier Evaloa, un écran de cinéma et l'aventure a débuté tout d'abord sur le port du Dahouet, avec 70 personnes, puis à Paimpol avec une centaine intéressées par ce projet de cinéma itinérant sur un voilier. Jusqu'en octobre 2009, ils longeront les côtes bretonnes, après une escale à Douarnenez, ils poursuivront vers l'Espagne, le Portugal, les Canaries, le Cap Vert, la Casamance, en projettant des films appartenant à la filmographie du pays d'accueil, et traitant des sujets et problèmes locaux. Le départ s'est fait de Pontrieux. C'est un projet pour lutter contre l'uniformisation des cultures et la destruction des particularités de chaque pays. http://www.auxcinephilesdeleau.com


R É F L E X I O N S   E N   C O U R S   S U R   L E   C H Â T E A U   D E   S U S C I N I O . 

Avec 100.000 visiteurs par an, Suscinio est le site payant le plus visité du Morbihan, mais rares sont ceux qui reviennent tous les ans. Pour cela il faut renouveler les propositions au public, toujours désireux de nouveautés. Quant au site cela fait longtemps que le Conseil Général du Morbihan a les yeux de Chimène pour les bâtiments de l'association du Moulin Vert près du château de Suscinio à Sarzeau. Les bâtiments de l’association du Moulin Vert pourraient être le lieu d’accueil du site, un lieu pour les classes du patrimoine et peut-être pour les pavements médiévaux. Mais avant tout cela il faudra bien reloger l’association. D'autre part une réflexion concerne les marais de Suscinio qui appartient pour 80 % au Département et 20 % à la commune de Sarzeau.
Actuellement une étude a été commandée au cabinet Dominique Macouin Consulting. Les conclusions provisoires pourraient être formulées pour Pâques 2009 et le rapport définitif obtenu fin 2009. La réflexion demandée à ce cabinet porte sur l’accessibilité du site, l’accueil du public et l’aménagement de la cour, l’utilisation des locaux du Moulin Vert, la valorisation des marais, la place des voitures sur le site, la création de sentiers piétonniers. Le projet définitif pourrait se mettre en place en 2010-2011.


K E R N A U L T   I M P R E S S I O N S   D E   V O Y A G E 

Le Manoir de Kernault règne en maître sur la paisible campagne de Mellac non loin de Quimperlé. Construit au XVe siècle, le Manoir transmet tout un héritage et montre sur plus de 500 ans l’évolution d’une société rurale. Habité jusqu’en 1989, le manoir est toujours resté aux mains de la même famille avant que le Conseil général du Finistère ne le rachète en 1990 après la mort de la dernière propriétaire. Il est classé monument historique.

Aujourd’hui, le manoir est un espace culturel où sont organisées expositions temporaires et animations autour de la parole. A partir du 4 avril et jusqu'au 8 novembre il propose Impression de voyages 1838 & 2009. Un jeune breton au Pays de Galles. Entre correspondances d'un fils à ses parents et images d'un artiste d'aujourd'hui. Entre regard émerveillé sur un Pays de Galles en pleine effervescence au 19e siècle et vision actuelle de cette « terre celtique ». Entre mots intimes de l'auteur du Barzaz Breiz et atmosphères capturées par le carnétiste. Kernault propose de marcher dans les pas d'un Quimperlois ayant joué un rôle pionné dans le développement des relations « interceltiques » et de la littérature orale en Europe.

En octobre 1838, une délégation bretonne, conduite par Théodore Hersart de La Villemarqué, « envoyé littéraire du gouvernement français », arrive au Pays de Galles pour participer à l'Eisteddfod, grande fête littéraire et musicale à laquelle il a été officiellement invité. Il réalise là l'un de ses rêves les plus chers : rendre visite aux « frères gallois ». Il s'agit, en fait, d'un voyage initiatique de six mois pour un jeune homme de vingt-deux ans qui découvre un « Pays de Cocagne ». Sa correspondance, d'une grande précision, nous raconte ses rencontres, la vie quotidienne galloise…

Chaque salle du manoir reflète un moment de ce voyage et c'est dans cet univers où se mêlent et se répondent sons et images des deux époques que circule le visiteur .Une partie du parcours est consacrée aux relations entre la Bretagne et le Pays de Galles : Gorsedd, jumelages etc... Le texte du parcours est en français, breton, gallois et anglais.


L E   C H Â T E A U   D U   T A U R E A U   A   O U V E R T   S E S   P O R T E S 

Pour la quatrième année consécutive, le château du Taureau, en baie de Morlaix, ouvre ses portes au public jusqu'au 29 septembre. Comme l’an passé, des sorties ornithologiques seront organisées afin de découvrir les réserves d’oiseaux nichées autour du Taureau. Les écoles pourront également visiter les lieux les 16 et 19 juin . Le transport vers le château s’effectue toujours à bord des navettes qui partiront de Carantec et de Plougasnou. Cette année, il sera aussi possible d’embarquer à partir de Roscoff.


Q U I M P E R   L A   F A Ï E N C E   N ' A U R A   P A S   D E   3 È M E   M U S É E 

Rares sont les villes dont le nom est lié à un art, une passion. Quimper a la chance de figurer parmi celles-ci. Associée à l'univers de la faïence depuis déjà plus de trois cent ans, Quimper a aujourd'hui un musée digne de cette grande tradition artisanale et industrielle créé par l'un des petits-fils du faïencier Jules Verlingue. Or aujourd'hui il manque 150.000€ pour continuer. La collection est la plus importante au monde il dispose d'une source de documentation énorme, plus de 3.000 planches d'artistes et d'ateliers. Mais la ville ne prendra pas en charge un troisième musée la réponse est ferme. Pour Bernard Poignant le maire "Le mieux, c'est que le Musée breton expose les pièces du Musée de la faïence". Pour la troisième saison consécutive, la décision a donc été prise de ne pas rouvrir au public. Lors de l’exposition consacrée à l’artiste Robert Micheau-Vernez, cet été, au Musée du Faouët, un certain nombre de pièces du Musée de la faïence seront présentées. Les collections du musée seront également présentes dans l’exposition à l’Abbaye de Landévennec, en juillet et août, en lien avec la sortie du livre « Terres sacrées, vierges et saints en faïence de Quimper » d’Antoine Maigné aux éditions de La Reinette.


Contact