Iles et rias de Bretagne

Duel inedit autour de l'ile d'Houat

A quelques jours du grand rassemblement maritime en hommage aux 8 000 bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer, le 23 juin, le skipper Armel Tripon et le kitesurfeur Kieran Le Borgne vont s'affronter dans un duel inédit autour de l'île de Houat. Deux marins dans le vent, l'un à bord d'un trimaran de 50 pieds, l'autre tracté par une aile de 11 mètres carrés. Un challenge unique pour un défi permanent : la sauvegarde des vies humaines en mer et sur le littoral.

Le trimaran Multi50 Réauté Chocolat d'Armel Tripon et le kitefoil de Kieran Le Borgne sont certes deux "foilers", qui volent littéralement sur l'eau, mais la comparaison s'arrête là. Il s'agit de deux supports bien différents : l'un étant conçu pour le (grand) large, l'autre pour une utilisation au bord des plages. Deux mondes et deux pratiques que tout oppose, exceptée la mer 
 
Depuis quelques jours, ils ont les yeux rivés sur les radars météo. Armel Tripon et Kieran Le Borgne guettent la bonne fenêtre pour lâcher les chevaux. Selon toute vraisemblance, ils devraient se mettre à l'eau le mercredi 20 juin aux alentours du 7h du matin, dans le cadre somptueux de la baie de Quiberon, idéal terrain de jeu. Au départ de La Trinité-sur-Mer - la Mecque de la voile diront certains -, le skipper nantais et le kitesurfeur brestois vont livrer un beau combat, « pendant plus d'une heure probablement », précise le dernier nommé. Tous les deux capables d'atteindre des vitesses proches des 40 nœuds (près de 75 km/h !), ils seront suivis tout au long du parcours autour de l'île de Houat par un puissant semi-rigide d'assistance. Une nécessité alors qu'il s'agit de prôner la sécurité...

Belle-Ile enquête sur les habitudes de consommation des produits laitiers

Le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement et la Chambre d’agriculture du Morbihan accompagnent les éleveurs laitiers de Belle-Ile-en-Mer pour la mise en place d’un projet de transformation locale du lait. Une enquête est réalisée auprès des résidents comme des touristes pour bien identifier les habitudes de consommation de produits laitiers. Pour répondre à cette enquête, une page internet propose deux liens. L’un donne accès au questionnaire destiné aux résidents : https://goo.gl/forms/WQpFhxs5xvMtEm653. Le second est à destination des touristes : https://goo.gl/forms/VfRypVOWOv7swBKF2

Belle Ile redonner vie aux bâtiments de l'ancien bagne

Créer un musée « La Colonie », c’est le projet qui peut faire des bâtiments de l’ancien bagne, un lieu de mémoire et un lieu d’animation culturelle et artistique, un projet collectif partagé par tous les acteurs qui veulent s’engager dans l’aventure, avec le lancement d’une première phase en 2019. Redonner vie à des bâtiments chargés d’émotion, dans un lieu restauré où il s’agira de montrer et raconter ce que fut la vie des enfants dans la colonie. À l’été 2019, le lieu en cours de revitalisation accueillerait l’ambitieux projet porté par Mathilde Abraham et toute son équipe, « Enfants libres 2019 » qui  célèbre le 30e anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant.

Belle-Ile 10 opéras du Metropolitan opéra de New York

A l’initiative du Festival lyrique de Belle-Île et avec le soutien de l’Université du temps libre, le cinéma Rex du Palais retransmettra, en différé, dix opéras du Metropolitan opéra de New York pour la saison 2018-2019 (Pathe live). Une carte d’abonnement de 120 € donnera accès à ces dix représentations.

Groix le musée de Port-Tudy peut attractif

Le musée de Port-Tudy présente un bilan financier qui traduit la faible attractivité de cette structure : 158.000 € de dépenses dont 130.000 en charges de personnel pour 13.000 € de recettes dues aux entrées. « Ce bilan amène la mairie à réagir car la commune gère également d'autres équipements et doit faire des économies tout en conservant ce musée qui nécessite de gros travaux de maintenance. Il a été proposé à la conservatrice une stratégie de mutualisation des moyens avec la commune d'Inzinzac Lochrist (Musée des forges d'Hennebont et Groix). La Commission administrative paritaire va être saisie sur la mise à disposition du poste de conservateur à 50 %, sous réserve de l'accord de la conservatrice. Les négociations sont en cours.

Un projet de centre medical à Ouessant

Un projet de centre médical fait son chemin. Le docteur Gendrot, 34 ans d’exercice sur l’île, a été remplacé par Jean-Baptiste Vasse. Avant de devenir le médecin de l’île, Jean-Baptiste Vasse y a fait des remplacements depuis 2010. Pour l’heure, le jeune médecin informatise les données manuscrites laissées par son prédécesseur. Son projet : créer un véritable centre médical pour travailler en réseau et en équipe avec les autres professionnels de santé sur l’île, infirmiers, kiné, pharmacien. Il veut équiper le cabinet en radiologie et faire venir de temps en temps des spécialistes. A terme, l’idée serait de créer une maison médicale avec des locaux plus adaptés, il y a moyen de faire un vrai pôle de santé, autour de la Mapa (maison d’accueil pour personnes âgées). L’ouverture,d’un cabinet infirmier, le deuxième sur l’île, à l’initiative d’Isabelle Le Vourc’h, va dans ce sens. L’infirmière et sa collègue assureront des permanences dans le cabinet de la kiné, à côté de celui du médecin. Avec l’aide à domicile développée par la Mapa et la mairie, de plus en plus de personnes âgées font le choix de rester chez elles. La jeune femme souhaite développer la télémédecine et y accompagner les patients.

Ouessant au fil du temps

Du 1er juillet au 23 septembre 2018 se tiendra l’exposition « Ouessant au fil du temps » placée sous l’égide du Conservatoire du Littoral et de la Mairie d’Ouessant. Une exposition de peintures de Raoul Gaillard, qui propose son interprétation du visage du littoral. La mer est omniprésente dans sa peinture. Il fréquente le paysage ouessantin depuis plus de quarante ans. L'exposition se deroulera au phare du Stiff

Belle-Ile le CPIE surfe sur la vague des vélos à assistance électrique

Le Centre permanent d’initiation à l’environnement propose « Les escapades vertes à bicyclette ». Fanny Azaïs, étudiante en en écotourisme, a participé à la création de trois éco-tours en vélo électrique. Accompagnés d’un éducateur à l’environnement les participants auront l’occasion de suivre un itinéraire cyclable, hors des sentiers battus en allant à la rencontre des acteurs de Belle-Ile. 

Le « Cycl’eau tour » emmènera les cyclistes au barrage d’Antoureau et à l’usine de traitement d’eau potable puis à la station de traitement des eaux usées de Bruté, soit 11 km dans la matinée.

L’escapade « Producteurs de saveurs » fera découvrir le Rûcher de l’Abeille Noire, la Bergerie de Jean-Marc et Nathalie, la ferme aromatique et la ferme maraîchère de Kerzo : 19 km en une journée.

« Art et Nature », un tour de 20 km, en partant de l’îlot Carton à Borvran, passera par Herlin, animation nature, crochet chez Léon Layon, le penseyeur à Bordrouhant pour finir à l’atelier des sœurs Thuillier, rue de la Manutention à Palais.

Réservation obligatoire au moins deux semaines à l’avance. Tél. 02 97 31 40 15. Dates prévues : 16, 19 et 26 juillet et 2, 23, 37, et 30 août.

Commune de Locmaria élections municipales partielles le 24 juin

Les élections municipales partielles complémentaires de la commune de Locmaria, se tiendront le dimanche 24 juin. Ces élections font suite à la démission de Véronique Bertho, de sa fonction de maire et de conseillère municipale de Locmaria, et du fait que le conseil municipal a perdu le tiers de ses membres à la suite de démissions successives. Les électeurs de la commune de Locmaria sont donc appelés aux urnes pour des élections municipales partielles complémentaires le dimanche 24 juin 2018 afin d’élire cinq conseillers municipaux. Le scrutin sera ouvert de 8 h à 18 h.

Iles du Ponant l'eau un bien précieux, campagne de sensibilisation

Les îles du Ponant accueillent deux millions de visiteurs par an. A Houat, où des élus des îles du Ponant se sont retrouvés pour partager leur expérience, la population passe de 250 habitants en hiver à 3 000 l’été. Sans compter les 100 000 visiteurs qui y font une visite à la journée. La question de l’eau y est d’autant plus prégnante que l’île est contrainte d’assurer elle-même son approvisionnement, contrairement aux îles les plus proches du continent qui sont ravitaillées par des conduites sous-marines. A Houat, jamais l’eau n’a encore fait défaut. Ce n’est pas le cas de Sein, de Molène ou de Belle-Ile, qui ont été confrontées à des ruptures d’approvisionnement par le passé. À Houat comme dans les autres îles du Ponant, le rapport à l’eau est donc névralgique. Il imprime sa marque au quotidien, pour les besoins vitaux des habitants, mais conditionne aussi les capacités de production agricole, le volume de touristes absorbable et, plus largement, le développement économique des îles. Les habitants le savent, qui le plus souvent ne sont pas dépensier en la matière;

Le maire, Andrée Vielvoye hausse le ton quand elle voit certains de ses administrés agir de façon inconséquente. À l’heure actuelle à Houat, on produit 23 000 m³ pour 20 000 m³ consommés, une petite marge. Le PLU adopté en 2017 comprend trois dispositions qui visent à limiter la consommation en eau ou sa déperdition. Les parcelles construites de plus de 400 m² doivent rester enherbées sur la moitié de leur surface. La récupération d’eau pluviale par l’installation d’une citerne est hautement recommandée. Enfin, les piscines sont proscrites.

Du côté de l’île de Sein, la consommation moyenne par foyer est de 20 m³, moins que la moyenne, ce qui s’explique par l’utilisation des citernes. L’île compte 250 citernes pour 360 maisons.

Une campagne de sensibilisation va être menée de concert avec l’Agence de l’eau , dans les îles du Ponant. Elle passe par l’information des habitants et surtout des gens de passage, qui se verront rappeler les bons gestes pour une consommation d’eau et d’énergie la plus sobre possible. Des kits économiseurs d’eau, d’une utilisation très simple, seront également mis en vente à prix très modique : 2 € le boîtier.

Nouveau label pour l'Ecomusée du Niou à Ouessant

Le ministère de la Culture a établi un nouveau label pour Ouessant qui s'intitule le musée sort de ses murs. L''écomusée du Niou est le seul en Bretagne à entreprendre des actions extérieures, comme des expositions itinérantes, des rencontres avec les anciens, des diffusions de films, des conférences en relation toujours, avec le territoire insulaire. 
Cette année, une exposition sur la biodiversité insulaire est programmée en extérieur alors que la collecte d'objets pour reconstruire le musée se poursuit.

Quemenes une marque jusqu'en 2022.
Les anciens locataires de l’île de Quéménès, dans l’archipel de Molène, avaient déposé la marque « Quéménès » autour des produits et services dispensés sur l’île. Le Conservatoire du littoral leur a demandé d’y renoncer. « Il y a eu un dysfonctionnement d’information au moment du dépôt de marque », admet Guillemette Rolland. Un accord oral jamais officialisé et un changement de direction plus tard, les vents ont tourné du côté du Conservatoire. « Nous ne nous opposons pas à la jouissance d’une marque sur un terrain public, mais elle doit être liée au temps d’occupation effective de cet espace public ». Mais ils gardent la marque, alors que de nouveaux locataires s’installent. 

Sur cette création et cette possession de marque, David et Soizic Cuisnier assurent ne pas avoir l’intention de demander des royalties sur les produits et les services de l’île. Sauf qu’ils restent propriétaires de la marque « Quéménès » jusqu’en 2022, avec six classes protégées concernant l’hébergement, la restauration, les vêtements, les chaussures, la chapellerie, les produits de l’agriculture, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, de l’aquaculture et de l’horticulture, les appareils et instruments scientifiques, les télécommunications. « On nous avait signalé la présence de nos pommes de terre dans un point de vente non alimenté par nos soins, c’est pour cela que nous avons souhaité protéger le fruit de notre travail et valoriser nos efforts sur l’île », expliquent-ils. Propriété intellectuelle contre présence effective sur un lieu rattaché à une marque, dans un espace public. Les juristes n’ont pas fini de batailler sur la question. Quoi qu’il en soit, il existe bien une Épée de Damoclès au-dessus des nouveaux locataires de Quéménès, qui souhaitent reprendre les mêmes activités que les premiers (hormis la récolte des algues par absence actuelle de licence). Le débat est ouvert on peut déposer une marque n’importe où et dans n’importe quel contexte

Ouessant plus loin dans la transition énergétique

Les habitants d’Ouessant sont invités à aller plus loin dans la transition énergétique de leur île en adaptant leurs consommations d’énergie dans le cadre d’un smart grid ou « réseau énergétique intelligent » et d’une expérimentation heures creuses – heures pleines établies en fonction des productions renouvelables de l’hydrolienne et des panneaux photovoltaïques.Depuis 2017, EDF-SEI (Systèmes énergétiques insulaires) a installé un stockage de l’énergie qui permet d’accroître le recours aux énergies renouvelables et de réduire les consommations de fuel de la centrale thermique qui produit l’électricité. Grâce à un nouveau logiciel de pilotage (Energy Management System), EDF-SEI dispose d’une meilleure maîtrise du réseau pour garantir l’alimentation malgré les variations des productions de l’hydrolienne ou des panneaux photovoltaïques. Une première centrale photovoltaïque sur la salle omnisport, réalisée par le SDEF, est opérationnelle depuis l’été 2017. D’autres implantations sont actuellement à l’étude. L’hydrolienne Sabella va retrouver le Fromveur à l’été 2018.Pour Ouessant, SMART ISLAND vise à développer des briques technologiques permettant de mieux piloter les consommations et favoriser l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables.
Ce projet est piloté par le SDEF, accompagné par le bureau d’étude Keynergie pour la définition du smart grid en partenariat avec EDF SEI, gestionnaire du système énergétique, et Enedis, exploitant du réseau. Et l’AIP accompagne le SDEF pour le lien avec les îliens qui s’inscriront dans cette démarche, ainsi que par des universitaires britanniques. Basé sur une démarche de volontariat, la participation à l’expérimentation pourra permettre de bénéficier d’un diagnostic personnalisé, de conseils et d’équipements de pilotage des appareils. Dès la remise à l’eau de l’hydrolienne, une expérimentation sera menée par EDF-SEI, ENEDIS et l’AIP pour décaler les consommations sur les périodes de production de l’hydrolienne qui varient en fonction des marées ou des panneaux photovoltaïques.

Les heures creuses / heures pleines seront dès lors calées sur les marées et le soleil plutôt que sur des horaires fixes. Il sera donc possible de piloter les ballons d’eau chaude ou de programmer son lave-linge ou son lave-vaisselle pour privilégier l’énergie hydrolienne ou solaire. Dans le cadre d’Energ’Enez et en tant que Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV), l’AIP poursuit également ses actions autour de la rénovation énergétique de l’habitat, des économies d’eau, des appareils électroménagers performants et ses actions de sensibilisation de la population.

Un bilan de toutes ces actions sera fait le 7 septembre 2018 et se poursuivra par le mois de l’énergie sur Ouessant avec un programme d’animation et de sensibilisation.

Quemenes bail de neuf ans pour l'aventure et l'inconnu

Amélie Goossens et Etienne Menguy, seront les prochains habitants de l’île de Quéménès. Un changement de vie pour ce couple diplomés d'une école d’ingénieurs. Amélie Goossens a exercé pendant sept ans comme chargée de mission en développement local au pays Centre-ouest Bretagne. Etienne Menguy a travaillé dans un bureau d’étude dans une entreprise de charpentes, à Plouagat. Chacun était en poste depuis sept ans, ils avaient envie de changer de vie professionnelle et ne savaient pas pour faire quoi. Quand un ami leur a parlé de l’annonce, ils se sont dit pourquoi pas nous. C'est sûr que sur l'ile ils vont connaître un changement de vie radical. 

Que vont ils faire sur place ?  entretenir l’île, assurer une mission d’accueil du public, et tenter de développer une activité économique viable. 
Etienne Menguy " Nous allons cultiver 5ha de terres avec une rotation des cultures. Nous planterons des pommes de terre, de l’échalote, des oignons, de l’ail. Nous aurons 25 moutons Landes de Bretagne. Nous valoriserons la viande des moutons via une ferme de Milizac. Enfin, nous ferons table et chambres d’hôtes. Nous pourrons accueillir 10 personnes pour des séjours de trois jours, entre avril et octobre. Nous avons suivi une formation de base en agriculture avec la chambre d’agriculture. C’est une aventure. Nous sommes conscients que l’on quitte une situation confortable pour aller vers l’inconnu.

Ouessant renaissance de l'agriculture, un éleveur et un maraichier bio

Les habitants d'Ouessant, très nombreux, ont pu découvrir, les avancées du projet communal mis sur les rails en 2015 à propos la renaissance de l'agriculture dans l'île. Compte tenu des difficultés liées au foncier et à son morcellement, de nombreux projets avaient échoué. Les élus locaux, aidés du parc naturel régional d'Armorique, de la chambre d'agriculture et des agriculteurs bio ont défini un programme. Ainsi, Vincent Taris, 35 ans, s'installera dans l'île avec sa famille, à la mi-janvier. Éleveur sur le continent, il commencera l'activité avec dix vaches Pie noire bretonnes (une vache peut donner sept à huit litres de lait par jour) et proposera à la vente fromage blanc, tomme, yaourt.
Nicolas Guillou, maraîcher bio, entreprendra des cultures dans le jardin de l'ancienne école Sainte-Anne dans un terrain muré à cause de la vaine pâture des moutons.
Ces deux activités sont complémentaires et nécessiteront un bâtiment de stockage (200 à 300 m2) pour les engins. Il s'installera peut-être à Mez-Notariou, mais les obstacles administratifs ne sont pas tous levés.

L' Atlas de l'Archipel de Molène

Prolongement occidental du domaine léonard, l’archipel de Molène est une constellation d’îles et d’îlots, peu connus du grand public, et regroupés en un vaste plateau sous-marin. Grâce à des investigations nombreuses et diversifiées, des scientifiques brestois de l’Ifremer, de l’UBO et du CNRS ont obtenu des résultats tout à fait originaux sur les environnements géologique, géomorphologique et sédimentologique de l’archipel.

L’atlas paru chez Quae se compose d’un livret et de 3 cartes thématiques (au format papier et leurs équivalents numériques sur clé USB), illustrant trois grands volets de la très longue histoire de l’archipel. Celle-ci s’échelonne sur environ 300 millions d’années, du Paléozoïque jusqu’à nos jours. Les principaux évènements magmatiques, tectoniques et métamorphiques, liés à la formation de la chaîne de montagnes hercynienne à la fin de l’ère paléozoïque, sont décrits. L’évolution de l’archipel au cours des derniers milliers d’années est également retracée. La dynamique récente du cordon littoral et celle du domaine sous-marin profond sont dévoilées, tout comme la nature et la distribution des sédiments qui les composent.

Ces documents, tous inédits, s’adressent à une large communauté d’utilisateurs, allant des professionnels de la pêche et de la plaisance, aux aménageurs, bureaux d’études, décideurs publics, gestionnaires d’espaces protégés, mais aussi à quiconque est sensibilisé à la protection de l’environnement littoral et marin. Par la densité et l’originalité des résultats présentés, s’appuyant sur une riche iconographie, cet atlas sera une référence pour de futurs travaux.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.