Iles et Rias de Bretagne Infos

Dernire modification le 19 avril 2014


F E U   D E   L A N D E   À   O U E S S A N T 

En ce week-end de Pâques où l'île est très fréquentée, vers 15 h, trois hectares de lande en friche sont partis en fumée au-dessus de la vallée des roseaux à Corce. En raison d'un fort vent de nord-est, le feu s'est très vite étendu. Les pompiers de l'île sont intervenus et trois pompiers du continent ont été déposés sur le site par l'hélicoptère de la Sécurité civile. Aucune habitation n'a été menacée.


H A P P Y   F R O M   B E L L E - I L E 

La chanson Happy de Pharrell Williams connaît un succès international grandissant. Si l'air est entrainant et rencontre un vrai succès, reproduire le clip est devenu un sport. Les insulaires ont répondu présents, environ 100 personnes se sont prêtées au jeu. Le grand final aura lieu dimanche soir à 20 h, à la Pointe des Poulains, pour participer venir habillé coloré, être de bonne humeur et vouloir partager un bon moment. Le clip pourra être visionné la semaine prochaine sur You Tube en tapant "Happy From Belle-Ile".


I L E   D ' A R Z   A T E L I E R   D E   C É R A M I Q U E 

L'atelier Céramiques d'Arz a rouvert ses portes et c'est Véronique qui dirige le premier atelier d'initiation à l'art de la céramique. L'an dernier, les ateliers avaient rencontré un franc succès. Un stage aura lieu du mardi 22 au vendredi 25 avril inclus de 15 à 18h. Les autres auront lieu du 5 au 10 mai, de 9h30 à 12h30 .


B E L L E - I L E   C O N C E R T   D E   P R I N T E M P S 

Un concert est organisé par le Festival lyrique international de Belle-Ile-en-Mer le lundi 21 avril à17 h, à la salle Arletty. Jazmin Black Grollemund, soprano, Nemanja Ljubinkovic au violon et Philip Walsh au piano, interpréteront Debussy, Bach, Mozart, Bizet, Tchaïkovski, Saint-Saëns. La nouvelle équipe souhaite que le festival soit présent hors saison.

Un programme estival très riche

D'autre part ils préparent avec les bénévoles un programme estival très riche. Des opéras très populaires ont été sélectionnés afin d'attirer un large public, selon les choix communs de Richard Cowan, le directeur artistique et Philip Walsh, le directeur musical : I Pagliacci de Leoncavallo, Gianni Schicchi de Puccini, deux opéras d'une heure pour une même soirée à la salle Arletty avec six représentations. Avec quatre représentations de La Création de Haydn dans les églises avec le choeur qui répète depuis janvier, deux récitals de jeunes talents, des master class, des répétitions d'enfants pour Pagliacci, le succès de ce festival est à prévoir.


C E M O   O U E S S A N T   D E S   S O R T I E S   À   P R É V O I R 

Dans le cadre des animations de printemps le CEMO organise des sorties Le mardi 22 avril, et le vendredi 2 mai oiseaux des falaises. Le jeudi 24 avril Evolution du paysage, faune et flore de la côte nord. Le mardi 29 avril Algues et animaux de bord de mer. Le vendredi 9 mai oiseaux migrateurs du littoral.

Oiseaux des falaises : Rdv devant le Phare du Stiff à 14h
Evolution du paysage, faune et flore de la côte Nord : Rdv devant l’écomusée du Niou à 14h
Oiseaux migrateurs du littoral : Rdv à Porz Goret (au niveau du parking) à 14h
Faune et flore de la côte Sud : Rdv à Porz Goret (au niveau du parking) à 14h
Algues et animaux du bord de mer (sortie « marée ») : Rdv à Porz Goret (au niveau du parking) à 10h
Durée des sorties : environ 2 heures


R E N C O N T R E S   I N S U L A I R E S   À   H O  D I C 

L'Association du festival des îles du Ponant a souhaité organiser, pour les mercredi 21 et jeudi 22 mai, sur Hoëdic, des rencontres insulaires. Ce séminaire sera l'occasion de réunir les partenaires et les référents, ainsi que l'ensemble des maires des îles du Ponant, pour faire un bilan général de la manifestation et réfléchir ensemble à son avenir.


E C H A P P É E S   B E L L E S   L E S   I L E S   D U   P O N A N T   S U R   F R A N C E   5 

Samedi 3 mai à 20h35 sur France 5 : Sophie Jovillard propose un parcours riche en découvertes et en paysages d’une grande diversité, sur les îles du Ponant. Echappées Belles, c’est six reportages : Le port, le coeur de Belle-Ile / Les nouveaux îliens / Groix, une île bien conservée / Les paysans des îles / Team Jolokia, la voile pour tous / Molène, l’île des naufrages.

Le périple la mène vers les îles les plus occidentales de Bretagne, Molène et Ouessant. Les alentours de Molène étaient un véritable piège pour les marins : en témoignent les quelques épaves qui parsèment la mer d’Iroise. Molène est désormais célèbre pour ses champs d’algues, convoités par les chefs cuisiniers et les laboratoires pharmacologiques. Exceptionnellement pour Echappées Belles, Sophie ouvre les portes du phare du Créac’h d’Ouessant, un site fermé au public où les gardiens surveillent le bon fonctionnement de tous les phares du littoral. L’émission se termine sur cette île du bout du monde, le dernier bout de France avant d’arriver aux Etats-Unis.


S A U Z O N   V I L L A G E   P R É F É R É   D E S   F R A N Ç A I S   ? 

Sauzon figure parmi les vingt-deux villages sélectionnés en France dans le cadre de l'émission le Village préféré des Français présenté par Stéphane Bern sur France 2. Le tournage débute lundi 22 avril. Chacun peut se connecter sur le site de l'émission pour voter pour son village préféré. Les votes sont ouverts jusqu'au 22 mai.


G R O I X   D   V O Y N E T   L E   G O L D E N   P A R A C H U T E 

Dominique Voynet, ex-maire EELV de Montreuil, a été nommée hier en Conseil des ministres inspectrice générale des affaires sociales. Voici ce qu'en dit le Président de l'Assemblée Nationale Claude Bartolone " Étrange décision.Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République.

Elue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du « système », restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment.

Au mieux, cette nomination apparait comme le « golden parachute » d’une élue en mal d’électeurs. Au pire, elle procède d’un accord politique lui ayant permis de s’exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruines et la gauche divisée comme jamais.

En toute hypothèse, cette nomination est un regrettable accroc à la République irréprochable que nos compatriotes appellent de leurs vœux."


G R O I X   E T   N A T U R E   O U V E R T U R E   D U   D É P Ô T   D E   L O R I E N T 

Dominique Yvon et plusieurs élus de Groix participaient hier soir à l’inauguration de la boutique et du dépôt de Lorient de Groix et Nature situés à la base des sous marins.
Dominique Yvon maire de Groix, a tenu à saluer Christian Guyader, PDG de l'entreprise, qu'il a créé sur l’île il y a 14 ans. "En 2000, j’ai réussi à te convaincre de créer des emplois sur l’île. Sensible à mes engagements, au développement et à l’équilibre des territoires, à la préservation de la vie insulaire et l’emploi local, tu as su répondre à mes attentes et à celle des Groisillons. Je sais que les débuts ont été difficiles car produire sur une île impose des contraintes liées à l’insularité, notamment celle du transport. Aujourd’hui l’entreprise emploie 9 personnes. Nous sommes très fiers que les produits Groix et Nature soient synonymes de qualité et véhiculent à travers la France et le monde l’image de notre île que nous souhaitons préservée et authentique.

Le permis de construire de ta nouvelle usine à Groix (1050 m2,dont 900m2 d’atelier de production) vient d’être signé. Cet investissement de plus de 2,2 millions d’ € est pour nous une réelle satisfaction. Christian, sache que nous serons à tes côtés pour t’accompagner et te permettre de créer une dizaine d’emplois supplémentaires sur Groix. Encore tous nos remerciements et comme l’on dit à Groix :
Hatoup! "


G R O I X   U N   A M O U R   D E   P E T I T   C O T R E . 

En ce petit matin très agréable sur l’ile de Groix, un cotre construit en 1959 par un charpentier Groisillon Henri Yvon dit Jeb-Jeb ( 1897-1987 ) le KENAVO se mire dans l‘eau de Port-Tudy. Le Kenavo a une histoire liée à la plaisance, de par ses propriétaires de 1959 à 1984, mais il est resté essentiellement, en raison des gabarits utilisés pour sa construction, un représentant, le seul qui subsiste, des nombreux cotres de pêche côtière sortis des mains des charpentiers groisillons ( il y eut jusqu'à 5 ateliers de charpente navale à Port-Tudy), qui représentèrent un complément important aux activités des marins de Groix.

Ce bateau qui a été acheté en 1984 par le musée de Groix avec l’aide du Fonds Régional d’Acquisition des Musées est représentatif d'une part non négligeable de l'activité maritime de Groix, il s'agit des petites pêches côtières (259 canots la pratiquaient en 1886), ils ont précédé l'essor de la pêche au thon et lui ont survécu.

Restauré au chantier Tanguy de Douarnenez le KENAVO fait partie des collections de l'écomusée de Groix. La peinture du bateau a repris ses couleurs d’origine, telles qu’elles ont été décrites ( coque orange, préceinte verte, pont gris) par le fils du premier propriétaire. Il a retrouvé son état d'origine grâce à tout un processus de recherches du l'histoire du bateau et à une réflexion menée avec divers experts. Le nouveau pontage restitue la courbe de l'hiloire d'origine à l'avant. Le fonds du cockpit voit son pontage remplacé par un plancher de pont comme à l'époque de la construction et la préceinte retrouve ses anciennes dimensions, grâce aux indications données par les photographies anciennes et aux traces découvertes lors du démontage, affinant ainsi la silhouette du bateau. La nouvelle préceinte a à nouveau des dalots pour évacuer l' eau percés près du tableau, car ceux-ci avaient disparu quand le quatrième propriétaire avait refait la préceinte en la rehaussant.

Soutien de la DRAC et du Conseil Général du Morbihan
Le projet de restauration, a reçu le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et du Conseil Général du Morbihan, une réflexion a été menée, avec l'appui d'un expert du service de restauration des Musées de France et avec celui d'un expert en microbiologie des Monuments Historiques. Un photographe des laboratoires de Restauration des Musées de France a effectué des campagnes photographiques de haute qualité au fur et à mesure de la restauration, qui vont servir à une mise en valeur de ce travail.
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Désormais il est grand temps que ce bateau dans le cadre des initiations aux petites pêches traditionnelles proposées par le service des publics de l'écomusée reprenne du service rapidement.


G R O I X   U N   P O T A G E R   A U   P Ô L E   E N F A N C E 

La commune recherche quelques personnes bénévoles pour aider à la création d'un potager avec les enfants (herbes arômatiques, radis, etc...) dans les jardins du pôle enfance les mercredis après-midi.


G R O I X   L ' E C O M U S É E   R O U V R E   S E S   P O R T E S 

Dominique Yvon maire de Groix, s’était engagé à rouvrir l'écomusée mémoire de l’île fermé par l’ancien maire depuis février 2013. Une bonne nouvelle pour les partenaires touristiques de l’île et les visiteurs qui vont pouvoir s’approprier l’histoire de l’île. L'éco musée est ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h.

Ce musée né grâce à la participation de nombreux Groisillons

80% des collections sont des dons, provenant de plus de 350 familles de donateurs. Des dons d'objets de la vie quotidienne, photographies qui continuent à être faits régulièrement,non seulement par des Groisillons vivant en permanence sur l'ile, mais aussi par les Groisillons de la diaspora, et des Groisillons d'adoption. Afin de mieux accueillir le public de différents horizons, un dépliant d'aide à la visite est publié en français, en breton de Groix, en anglais, en espagnol et en allemand. Des cahiers de découverte pour la visite en famille ont été réalisés pour aider les parents à visiter le musée avec leurs enfants, à travers la vie du mousse ou sur les traces des contrebandiers. Des documents pédagogiques ont été créés et sont téléchargeables sur le site internet du musée.

Le premier canot à moteur le Grussenheim-Alsace

Consacré à l'ensemble du patrimoine et de la vie de la communauté îlienne l'Ecomusée de l'île de Groix, fait une large part au sauvetage. C'est l'impératrice Eugénie qui invitée, alors qu'elle séjourne à Biarritz, à une démonstration de sauvetage, fera don du premier canot de sauvetage aux Groisillons. Jean Pierre Romieux qui avait eu le privilège de danser le quadrille avec l'Impératrice avait expliqué à celle-ci la détresse des marins de Groix qui n'avaient aucun moyen de sauvetage. Le canot arriva le 30 octobre 1866 à Groix et prit le nom de l'Amiral Mecquet qui en 1803 avait soutenu un dur combat devant Groix face à la flotte britannique. Son fils en mémoire de son père participa lui aussi au don.

A Groix le nom d'un autre canot qui se trouve au musée intrigue c'est le premier canot à moteur de sauvetage de l'île. Après la seconde guerre mondiale, Groix ne possédait plus de canot de sauvetage. Un industriel parisien, Monsieur Bô, dont le fils Daniel avait été tué lors du combat de Grussenheim, se proposait de faire un don à la Société de Sauvetage à Paris. Il offrit le canot à l'ïle de Groix, à la condition que celui-ci porte le nom de Grussenheim-Alsace. Ce bateau fut construit aux chantiers Jouet de Sartrouville, ce canot immatriculé S18 possédait des qualités exceptionnelles, une excellente défense à la lame, une grande stabilité. Il fut bénit par l'abbé Luco et mis sous la protection de Sainte Anne. A cette occasion des liens furent noués avec les habitants de Grussenheim, dont certains firent le déplacement pour cette manifestation.


G R O I X   C O M M I S S O N   S É C U R I T É   A V I S   D É F A V O R A B L E 

Dominique Yvon dès sa prise de fonction, avait pris un arrêté de fermeture pour faute de sécurité de la maison des jeunes, dans l’attente de la visite de la commission sécurité. Celle ci, composée de représentants des sapeurs pompiers, de la gendarmerie et d’élus s’est déplacée sur le site. La décision est la suivante : la maison doit être fermée pour non respect des règles élémentaires de sécurité et mise en danger des usagers. Deux solutions se présentent désormais aux élus, soit réaliser les travaux, dont le coût risque d’être très élevé ou envisager la vente du batiment. Les jeunes se retrouvent désormais dans le club house près de la salle omnisports, qui a été réaménagé pour eux.


S E I N   P A S   T O U C H E   À   L A   D U N E   M A R I N E   D E   K A F A R N A O 

Ils ont écouté les explications des scientifiques du bureau d'étude Creocéan, le plaidoyer des entrepreneurs : les Sabliers de l'Odet et leur client. Mais les Sénans ne veulent pas que l'on touche à Kafarnao. Lors de la réunion publique Jean-Pierre Kerloc'h, ancien maire de l'île assène. « Ici, la réglementation interdit à un îlien de prendre un seau de sable sur la plage. Et vous, vous voulez tirer 650.000 m3 par an ? Après les dernières tempêtes, Sein a perdu des dizaines d'ares de terrain. Nous allons demander la construction de digues supplémentaires car, avec le changement climatique, notre île va disparaître. Voilà pourquoi on ne veut pas de votre exploitation à Karfanao ».

L'entreprise les Sabliers de l'Odet a pendant vingt ans retiré 180.000 m3 de ce précieux sable coquillier de la dune relique située à Kafarnao, à 18 km au sud-ouest de l'île. Kafarnao, c'est une dune sous-marine (à environ 45 m de profondeur). Elle fait 24 m de haut et 500 m de long, soit un total de 11 millions de mètres cube de sédiments sur le secteur de la concession. Ce sable coquillier est particulièrement rare : par sa composition de plus de 80 % de débris de coquillages, par sa pureté. Ici, quasiment pas de trace de particules fines. C'est ce qui intéresse le client des Sabliers de l'Odet. Le sable coquillier est utilisé pour l'aliment des poules pondeuses. Ce produit calcaire renforce la coquille des oeufs.

Les arguments des scientifiques qui ont étudié l'impact de l'exploitation n'ont pas convaincu. « La diminution de la dune n'aura pas d'impact sur la propagation des vagues à la côte, même en conditions extrêmes », a insisté un chercheur sans convaincre.

La dune est aussi une zone privilégiée pour les petits poissons comme le lançon qui servent à nourrir des espèces ciblées par les pêcheurs : grondins, turbot, morue. L'impact sera réel mais sur une zone réduite, selon les experts.

« Assez baratiné, s'énervera alors un îlien. Vous ne savez pas de quoi vous parlez ». Rien ne peut convaincre les Sénans d'accepter l'exploitation de leur jardin sous-marin. « Vous voulez nourrir des poules, mais qu'est-ce que cela rapportera à l'île, en emploi, en argent ? Rien ». « Y a-t-il un sens à nourrir des poules avec ce sable coquillier, ajoute le géographe Louis Brigand. J'espère une discussion éthique de fond au conseil de gestion du Parc marin sur cette question. Si encore c'était pour des médicaments... Mais des coquilles d'oeufs ! ».

Les opposants Sénans comptent aujourd'hui sur l'avis du Parc marin qui pourrait bloquer le projet.


P H E N O M E R   A V E C   L E S   C O L L É G I E N S   D E S   I L E S . 

Les sites de Sein, Molène, Ouessant et Batz, du collège des îles du Ponant participent au projet de science participative Phenomer, lancé en 2013 à l'échelle de la Bretagne. Cela donne lieu à des comparaisons entre les jeunes îliens sur le taux de salinité, la température de l'eau, les courants ou la direction du vent, des données qu'ils transmettent en même temps que leurs échantillonnages. « Émissaires » d'Ifremer, dans le cadre du projet Phenomer, des collégiens de l'île de Batz ont fait escale à l'Agrocampus de Beg-Meil pour approcher d'un peu plus près le plancton et parfaire leurs connaissances aux côtés de l'association Cap vers la nature. « Notre mission à l'année est d'aller récolter du plancton pour Ifremer. On est sur les îles et donc écartés des effets de rivière, c'est très intéressant pour les scientifiques », explique Julien Marzin, professeur de SVT qui, avec ses élèves, une quinzaine de collégiens, a répondu à l'invitation de l'association Cap vers la nature. « On est le premier maillon de la chaîne avec des prélèvements réguliers de plancton sur 180 degrés : la Manche, la mer d'Iroise et une partie de l'Atlantique » « On a beaucoup d'échanges avec Ifremer sur nos mesures. Cet hiver, on a trouvé un taux de salinité assez faible. On s'est posé des questions sur un lien avec les précipitations importantes », indique l'enseignant. « On est vraiment dans un processus de récolte de données scientifiques. Les chercheurs ont bien fait comprendre que les enfants étaient leurs émissaires ». Tout comme leur visite des laboratoires d'Ifremer, leur passage à l'écloserie de l'Agrocampus de Beg-Meil, leur a permis de mieux comprendre la portée de leur implication et de parfaire leurs connaissances. Point d'orgue de cette matinée, l'observation au microscope d'une goutte d'eau filtrée, la première véritable manipulation pour beaucoup d'entre eux, a été source d'émerveillement.


I L E S   D U   P O N A N T   L A   G R A N D E   E N Q U Ê T E   ! 

Denis Palluel, maire d'Ouessant, et président de l'association des Îles du Ponant vient de lancer une étude sur le surcoût de la vie dans les iles qu'il a confié au cabinet Ressources Consultants Finances, afin d'avoir des données objectives chiffrées qui pourront peser dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement. Pour lui "l'État, devra prendre en compte la réalité du surcoût, mais aussi celle du revenu moyen par habitant". "Nous ne voulons pas un statut à part mais une reconnaissance objective des charges supplémentaires qui nous incombent, pour maintenir les populations dans les îles".

Les communes insulaires ne sont pas très aidées. La dotation de solidarité rurale qui leur est attribuée est inférieure à ce que touchent les autres ayants droit. Elles ont une multitude de charges supplémentaires qui pèsent dans leurs finances.

Le traitement des déchets et leur transport sur le continent est très lourd et coûteux. On estime que plus de 20.000 tonnes de déchets sont produites sur les quinze îles du Ponant, soit 1,29 tonne par habitant permanent et par an. La collectivité est tenue de prendre en charge les logements des professionnels de santé, des gendarmes et des secouristes qui veillent sur la sécurité des habitants et des touristes.

Les routes représentent un budget important. L'État l'a admis et a accepté de doubler le coefficient de voirie qui intervient dans le calcul des DGF.

Le logement Le transport des matériaux coûte cher, et il y a la situation de monopole de certaines entreprises. Faire construire son logement sur une île revient beaucoup plus cher que sur le continent, même si, parfois, le prix du mètre carré, en lotissement, y est inférieur.

Le coût de l'eau Certaines îles sont ravitaillées en eau via des canalisations sous marines, d'autres disposent de nappes phréatiques. Sein, n'a pas cette chance et a dû investir dans un osmoseur qui transforme l'eau de mer en eau douce. Le coût du m3 y est plus cher que sur le continent : 6,78 € au lieu des 4,15 € de la moyenne nationale.

Le coût des traversées Pour permettre aux habitants des îles de se rendre sur le continent, des tarifs préférentiels leur sont accordés sur les liaisons maritimes. Les traversées Ouessant-Molène et Sein (AR) leur sont facturées 6,50 € contre 34,80 € pour un passager du continent. Dans le Morbihan, les îliens payent 5,75 € l'aller-retour vers Groix, Belle-Ile, Houat et Hoëdic, contre 33,65 € en tarif plein. Ce sont les habitants de l'île d'Aix, en Charente-Maritime, qui sont les plus avantagés. Ils ne payent que 0,56 € la traversée (AR), contre 15 € pour les autres.



B E L L E - I L E   T R A N S M E T T E Z   V O S   B O N S   P L A N S 

Le nouveau site internet de l'office de tourisme est en cours de réalisation pour une mise en ligne prévue dans les prochaines semaines. A cette occasion, l'office propose un nouveau service, « les bons plans », qui permettra aux loueurs d'optimiser leurs offres promotionnelles. Il s'agit d'une offre attractive avec une réduction de prix ou une augmentation de service. Sa validité est d'un mois maximum. Il concerne les périodes de promotion du printemps, du mois de juin, des trois premières semaines de juillet et de l'été Indien en octobre. Chaque adhérent peut promouvoir trois bons plans au maximum par période. Mais attention, les premiers bons plans publiés sur le site, à sa mise en ligne, concerneront le printemps.

Tous les adhérents sont concernés : hébergeurs, restaurants, commerces, artisans, artistes, activités de loisirs... Dans un premier temps, dès la mise en ligne du nouveau site, et pour tester, le bon plan sera proposer proposer aux hébergeurs. La période de test est gratuite. Seuls les bons plans correctement transmis seront mis en ligne, par ordre d'arrivée, car le nombre en est limité.

Pratique
Proposition du bon plan à envoyer par mail à resa@belle-ile.com ; texte : 300 caractères maximum avec prix et réduction ou hausse du service. Pas de photo.


O U E S S A N T   N O U V E L L E   I M P U L S I O N   A U   C E N T R E   N A U T I Q U E 

La saison 2013 a vu une belle activité en juillet et août, avec notamment le succès des voiliers Laser Bahia auprès des stagiaires.
Pour cette année 2014, le gros dossier est la mise en conformité du club, ainsi que le projet d’affiliation à la Fédération Française de voile. Un projet de rénovation des locaux avec le soutien de Nautisme en Finistère, la possibilité d’ouverture pendant 4 ou 6 mois ont été débattus lors de l’Assemblée Générale. La question du renouvellement de la flotte avec du matériel plus adapté, avec celle de l’accueil des stagiaires avec le CEMO et l’Auberge de Jeunesse, des activités voiles avec les scolaires en mai et juin ont été décidées, ainsi que l’ouverture du club sur quatre mois de mai à fin août, ceci permettant ainsi de fidéliser un moniteur Brevet d’Etat pour l’encadrement.


D O U A R N E N E Z   L A   M O N D I A L I S A T I O N   A   U N   C O R P S   D ' A C I E R 


C’est un caisson métallique aux dimensions standardisées, une simple boîte rectangulaire de dimension universelle qui va devenir la pierre angulaire d’une révolution économique qui bouleverse toute l’histoire mondiale du 20e siècle. Le conteneur va détruire un système économique tout en contribuant à en bâtir un autre. Le nôtre.
C’est cette histoire et ses enjeux que l’exposition du Port-musée « The Box. La mondialisation a un corps d’acier » se propose de mettre en scène à partir du 5 avril 2014 dans une scénographie originale et audacieuse reposant sur le concept de la boîte déclinée sous diverses formes.

L’histoire de la seconde moitié du 20e siècle mise en boîte

Il n’aura fallu que 50 ans à une boîte d’acier pour bouleverser le monde des transports de marchandises, la physionomie des ports, notre accès aux biens de consommation. L’exposition vous invite à suivre la « marche » du conteneur, de son installation comme vecteur central du transport de marchandises, à la « bataille des ports » où sites, métiers et zones économiques entrent dans une compétition féroce dont notre XXIe siècle porte les enjeux. Témoignages sonores, mises en son, projections sur les murs vous emmènent dans un monde en mutation où la fluidité et le temps s’accélèrent.

Un défilé de top modèles
Entre autres objets, documents et archives, une dizaine de modèles réduits jalonnent les 600 m2 de « The Box ». Un ensemble de maquettes exceptionnelles classées monument historique de la Compagnie Générale Maritime raconte les transformations des navires de charge, du cargo au porte-conteneurs, complétées par des maquettes d’armateurs de porte-conteneurs parmi les plus récentes. Cet ensemble témoigne de la course au gigantisme que se livrent les principaux acteurs du secteur.
En contrepoint, une composition LEGO® de 2 x 4 mètres illustre l’évolution des bateaux et des espaces portuaires, c’est une maquette surprenante aux significations multiples : ce sont des boîtes rectangulaires qui s’empilent, des jouets qui voyagent par conteneurs et une représentation d’un quai de terminal conteneur avec parc de stockage, portique de manutention et porte-conteneur en escale.

Le conteneur : une aventure au contenu régional
Les grands ports à conteneurs ne sont pas en Bretagne, les grandes compagnies ne sont pas basées dans la région et pourtant… Chaque jour un intense trafic se déroule au large de nos côtes, bordées par le rail d’Ouessant, une importante route maritime. La vie à bord des porte-conteneurs est le quotidien de nombre de marins bretons, métier auquel se destinent de nombreux jeunes venus se former au sein des quatre établissements maritimes que compte la région. L’avenir de ce système porte en germe la forme de développement économique de notre région.

Cette exposition est une création du Port-musée, conçue en étroite collaboration avec :
Paul Touret, géographe et directeur de l’Institut Supérieur d’Economie Maritime (Nantes St Nazaire)
Michel Pigenet, historien et directeur du centre d’histoire sociale du XXe siècle (Paris Ier Sorbonne)
L’association French Lines, dépositaire du fonds historique de la 1ère compagnie française, la CMA-CGM (Le Havre)


C O N C A R N E A U   U N E   E X P O S I T I O N   E T H N O L O G I Q U E 

Le Musée de la Pêche, géré par Concarneau Cornouaille Agglomération, propose une exposition originale aux accents ethnologiques intitulée « Bozos : pêche et tradition au Mali » du 28 mai au 16 novembre 2014.
Nomades, les Bozos vivent au sud du Mali et peuplent une partie des rives du Niger. Ils vivent essentiellement de la pêche, individuelle ou collective. Les techniques de pêche des Bozos se concentrent sur l"épervier" ou le grand filet pour la pêche collective. En dehors des périodes de pêche, ils pratiquent le cabotage et la batellerie grâce à la maîtrise de leurs longues pirogues. On les appelle à juste titre les "Maîtres du Fleuve".
Les Bozos sont musulmans mais certains cultes animistes à Faro, l’esprit de l’eau, persistent. Cette dévotion se manifeste lors de la fête des masques et marionnettes au cours de laquelle les Bozos confectionnent des pièces représentant les animaux de leur quotidien. Près de 40 de ces pièces exceptionnelles, provenant de collections privées, seront exposées pour la première fois en Bretagne.
Un journal d’exposition sera réalisé avec les contributions de : Robert Jonard, Hervé Duval et Elisabeth Den Otter, collectionneurs et spécialistes des Bozos.http://youtu.be/-uwSryzSo6w


I L E S   D U   M O R B I H A N   N O U V E L L E   D S P 

Les élus ont apprécié l'annonce faite par François Goulard de les associer à l'examen des propositions qui seront soumises par les compagnies candidates à la nouvelle délégation de service public. Ils seront associés pourquoi faire de la figuration ?ou avoir quelques miettes. Les décisions seront prises par le Conseil Général du Morbihan. Il vaut mieux avoir les maires de sa poche que contre soi, c'est pourquoi ils ont été associés. Un pari de dupes.


G R O I X   M O L E S   D E   P O R T   T U D Y   C O  T   D É P A S S É 

L'entreprise Eiffage, procède à la rénovation des grands môles de Port-Tudy dont le coût estimé à 700.000 € sera dépassé car tous les défauts n'ont pas été décelés par le bureau d'études, notamment une cavité sur l'extérieur du grand môle qui nécessitera l'intervention d'un plongeur. Les travaux devaient être achevés pour le 11 avril.


D E U X   D É P A R T E M E N T S ,   D E U X   M E S U R E S   D I F F É R E N T E S 

Voici ce qui est mis en place par la Penn ar Bed pour les iles de l'Iroise en Finistère

Vous êtes propriétaire d'une maison sur les îles ?
Pour bénéficier d'un tarif réduit sur nos lignes, nous vous invitons à retirer en mairies insulaires ou en gares maritimes un dossier de demande de carte(s) de réduction.

Ce dossier doit être rempli pour l'ensemble de la famille par chaque propriétaire (ou locataire) ayant sa résidence principale, secondaire ou professionnelle sur l'île.Le dossier concerne le demandeur, son conjoint et tous ses apparentés (enfants, petits-enfants...) demandant une carte 2014/2015.

Pensez à joindre une photo d’identité pour chacun des demandeurs.

Le dossier complété est à déposer en gare maritime

Voici ce qu'indique la conseillère générale de Groix pour le Morbihan on voit que la notion d'insulaire est différente selon que l'on est Finistérien ou Morbihannais pour le juge administratif !carte_insulaire1.pdf [512 KB] carte_insulaire2.pdf [627 KB] Ce qui est amusant c'est qu'il a fallu que le département du Morbihan attende 6 ans avant de mettre en place la mesure du rapporteur Aimé Kergueris, signée par Bernard Simon 364_skmbt_c22010120117540.pdf [369 KB]


G R O I X   L E   P A S S - I L I E N   8   M O I S   S U R   L ' I L E   E X I G É . 

A écouter la liste de Claude Guiader, elle va se battre pour redonner des cartes insulaires. Mais elles ont été supprimées en 2002 sous la mandature de Mr Régénermel, Maire et de son premier adjoint, Mr Guiader. On peut sérieusement douter de leur volonté réelle de rétablir un statut qu’ils ont eux même supprimé…! D'autant que c'est une décision du Conseil Général du Morbihan.

Pour obtenir le Pass-îlien, il faut justifier de huit mois de présence sur l'île. Ce pass permet en effet la traversée à un prix modéré. Huit mois sur l'île, une condition inchangée. "Les conditions d'attribution et de délivrance de la carte d'insulaire resteront les mêmes pour la prochaine délégation de service public en janvier 2015" dixit la conseillère générale Denise Guillaume.


B E L L E - I L E   C O U L E U R   N A T U R E 

Le Centre Permanen Initiative pour l'Environnement propose un guide, « Belle-Ile couleur nature » (auteur/éditeur : CPIE, 184 pages, 12€), qui rassemble 29 circuits de randonnées de 2 à 3 h, effectuant à chaque fois une boucle sur les sentiers de l'île. Un guide indispensable pour explorer les sentiers.
L'ouvrage fait vivre le paysage dans toutes ses dimensions, culturelles et naturelles. Le recours à de petits encadrés, précisant des points d'histoire ou de sciences naturelles, facilite la lecture en diversifiant sa richesse documentaire.
Un autre livre sera disponible en avril, « Petite Flore de Belle-Ile » (auteur/éditeur : CPIE - Etienne Lebigre, 172 p, 24 €) , facile à glisser dans le sac à dos ou dans la poche, il recense près de 300 fleurs parmi les plus communes ou les plus remarquables. Chaque plante est illustrée de deux photos, l'une présentant l'allure générale, l'autre un détail. Un texte concis en précise la description, l'époque de floraison et le milieu de vie. En annexe, la liste des plantes protégées rappelle aux lecteurs lesquelles il faut absolument ne pas cueillir.





G R O I X   L E   R A P P O R T   D U   C O M M I S S A I R E   E N Q U Ê T E U R   ? 

Sur la révision du Plu pour l’adapter au Parcabout et permettre la création d’un spa et d’une structure agricole, G. Blorec explique en réponse à une question de l’opposition lors du dernier conseil municipal que le commissaire enquêteur a bien rendu son rapport au maire et au tribunal administratif, mais ce dernier aurait souhaité un complément de motivations. « Nous ne disposons pas des dernières conclusions du commissaire enquêteur. Il y a deux rapports successifs et nous avons souhaité que tout cela soit résumé en un seul, dans un souci de clarté pour les administrés ». «le commissaire-enquêteur a émis un avis en deux temps, il est favorable. Nous diffuserons le rapport intégral.» Quand ? Pourquoi ne pas informer les élus du conseil municipal de ce rapport établi par Mr Le Hen ? A quoi jouent pour encore quelques jours ceux qui sont aux manettes ?

Pour l'instant il n'y a pas eu de délibération du Conseil Municipal qui présente le bilan de la concertation et approuve la révision simplifiée du PLU
avec les mesures de publicité relatives à cette délibération, l'affichage de la délibération pendant un mois en mairie, la parution dans la presse dans les « annonces judiciaires et légales », puis la transmission au Préfet du dossier de révision simplifiée pour le contrôle de légalité
avec les différentes pièces administratives de la procédure. La révision simplifiée est exécutoire dès l’accomplissement des formalités de publicités et suite à la transmission au Préfet.


P O N T - A V E N   L E S   T R A V A U X   D U   M U S É E   A V A N C E N T 


Le 2 octobre 2013, en présence de la Directrice des Musées de France avait lieu la pose de la première pierre du chantier de recréation du Musée de Pont-Aven géré par Concarneau Cornouaille Agglomération.

Changement complet du plancher de la salle Julia.

Des retards sont dûs aux intempéries et à la découverte lors de la déconstruction du mauvais état du plancher de la salle Julia et des poutres existantes. Le chantier est complexe. Il a été nécessaire de prévoir une dalle béton sur laquelle sera posé un parquet. Le gros œuvre sera terminé avant l‘été. Les travaux sont réétalés pour ne pas retarder les autres corps de métier. Les palissades au droit de la façade resteront, mais celles de la place seront retirées.

Un photographe professionnel missionné pour couvrir les étapes du chantier

Le Musée de Pont-Aven a fait appel au photographe brestois, Dominique Leroux, pour couvrir les étapes importantes du chantier du musée dans le but de réaliser l’exposition rétrospective des travaux à la réouverture du Musée de Pont-Aven.

Rencontre

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai commencé par la photographie de spectacle et suis devenu professionnel en 1993. Je collabore avec différents magazines, notamment Paris Match, pour le naufrage du Bugaled Breizh. En 1996, j’ai participé à la création du Centre Atlantique de la Photographie à Brest.

Quelles sont vos précédentes expériences dans le domaine du reportage de chantier ?
J’ai suivi la construction du porte-avion « Charles de Gaulle », accompagnée d’un livre « Dresseurs de métal ». De 2009 à 2012, j’ai suivi le chantier de construction du tramway à Brest qui a fait l’objet de deux expositions et d’une publication.

Que vous évoque Pont-Aven et le chantier pour le nouveau musée ?
Amateur de peinture, je visite chaque année les galeries de Pont-Aven et les expositions temporaires que proposait le Musée de Pont-Aven. Dans mes reportages, j’apporte toujours un intérêt particulier au travail des hommes. Sur le chantier du futur Musée, je vais m’intéresser aux artisans et aux différents métiers mis à contribution pour la réalisation d’un tel projet.


G R O I X   L E   N O U V E L   E H P A D   D E V R A I T   O U V R I R   E N   2 0 1 6 

Le permis de construire du nouvel EHPAD sera déposé durant ce mois de février 2014. Les travaux devraient commencer avant la fin de l'année 2014. L'ouverture serait prévue en 2016.
La construction sera réalisée au lieu-dit « Kermunition ». La parcelle d’implantation sera composée en partie du jardin de l’ancienne école Saint Tudy et en partie du terrain acheté par Lorient Agglomération. Ces terrains seront aménagés par Lorient Agglomération dans le cadre du projet municipal de restructuration du Bourg.
Cap Lorient Agglomération Habitat a été chargé de la construction de l’EHPAD qui conservera sa capacité d’accueil de 47 lits et restera habilité à 100% à l’aide sociale. Au coeur de cet EHPAD, un « PASA » (Pôle d’activités et de soins adaptés) sera clairement identifié pour l’accueil en journée de 12 résidants désorientés de l’établissement. le-petit-journal-n8-1.pdf [5029 KB]


L I A I S O N S   V E R S   L E S   I L E S   D U   M O R B I H A N   M A R C H É   P U B L I C 

Pour les Transports maritimes réguliers de personnes et de biens vers Belle-Île-en-Mer, Groix, Houat et Hoëdic on pouvait lire dans l' appel public à candidature pour la délégation de service public par le département du Morbihan que le contrat porterait sur :
- la desserte maritime de Belle-Île-en-Mer, Groix, Houat et Hoëdic, tant pour les voyageurs que pour les véhicules et les marchandises,
- l'entretien et la maintenance des biens nécessaires à la délégation de service public,
- la gestion des infrastructures portuaires.
Le département est, en effet, compétent pour organiser ces transports réguliers maritimes (cf. article L.5431-1 du Code des transports).
Le service est composé actuellement, d'une part, de «services principaux» ayant pour objet de répondre tout au long de l'année aux besoins fondamentaux et quotidiens des îles et qui comportent pour chacune un service de base assuré par des navires rouliers et, pour Belle-Île, un service de transport de marchandises sur palettes (et assimilé) et, d'autre part, de services complémentaires assurés par des vedettes à passagers, liés principalement à l'activité touristique et permettant d'assurer la gestion des flux pendant les périodes concernées.
En 2012, 7 641 rotations ont été effectuées, soit 15 282 trajets dont 3 383 rotations vers Belle-Île, 2 171 vers Groix et 2 087 vers Houat et Hoëdic. La fréquentation s'établit en 2012 à :
- 1 387 268 passagers dont 823 542 entre Quiberon et Belle-Île, 435 505 entre Lorient et Groix et 128 221 entre Quiberon et Houat-Hoëdic,
- 165 757 véhicules transportés dont 125 782 entre Quiberon et Belle-Île, 39 770 entre Lorient et Groix et 205 entre Quiberon et Houat-Hoëdic.
Les charges d'exploitation hors investissements s'établissent en 2012 à environ 20,5 M euros et les charges liées aux investissements à 0,7 M euros. Elles sont couvertes par 19,6 M euros de produits d'exploitation et par 0,3 M euros de contribution provenant du département. Ces services sont exploités dans le cadre d'un contrat de délégation de service public qui vient à échéance le 31 décembre 2014.
Autres caractéristiques et informations sur la nature et l'objet de la convention : dans le contrat à conclure, l'exploitation s'effectuera aux risques et périls du délégataire, qui devra se rémunérer directement auprès des usagers (recettes du trafic), suivant des tarifs qui seront fixés dans la convention. Une contribution financière forfaitaire pourra par ailleurs être versée par le département, en contrepartie des sujétions tarifaires et de service public imposées au délégataire. Le montant annuel de la CFF sera arrêté pour chaque année du contrat, à partir des engagements financiers du délégataire sur les prévisions de charges et de recettes. Ces éléments financiers seront négociés dans le cadre de la consultation. Les biens nécessaires à l'exploitation (navires, gares et postes de stationnement) sont mis à disposition du délégataire par l'autorité délégante, qui finance et réalise les investissements.
La durée de la délégation de service public est de 6 ans à compter du 1er janvier 2015. La date de prise d'effet de la convention est prévisionnelle. La durée du contrat sera de l'ordre de 6 ans pour une échéance au 31 décembre 2020.
Lieu principal d'exécution de la délégation : Morbihan (56000).


G R O I X   L I A I S O N S   M A R I T I M E S   À   Q U A N D   U N   R E N D E Z   V O U S   ? 

Alors que la délégation de service public, confiant la gestion des liaisons maritimes à la compagnie Océane, doit prendre fin le 31 décembre 2014, le conseil général du Morbihan a décidé, dès cette année, de prendre des mesures afin de réduire le déficit des liaisons maritimes.

Concernant la liaison Groix-Lorient les mesures suivantes seront appliquées.

Extension de la période à un seul bateau pour assurer cinq rotations/jour de septembre à juin (hors vacances scolaires). Le dernier départ de Groix sera à 17h30 ! En avant et après saison, neuf week end ont été identifiés pour lesquels, en fonction de la demande, il a été prévu avec la Compagnie Océane de mettre en place une vedette complémentaire, pour ces neuf dimanches.

Pour l'été il a été décidé de décaler le premier départ du matin, de 7h à 7h30, afin de permettre à la Compagnie de proposer des horaires plus attractifs commercialement au départ de Lorient (départ à 9h et non plus 8h30). Cette décision, présentée lors de la commission des liaisons maritimes a été vivement critiquée par les représentants de « Vivre à Groix » (Thierry Bihan et Gilles le Ménach). Si elle doit être actée en mars prochain par le conseil général du Morbihan, ce sera un coup dur porté à l'ile de Groix. Les répercussions sur l’activité et la vie économique et touristique de l’île risquent d’être importantes.

Baisse sensible de la fréquentation, augmentation des tarifs

Groix connaît depuis plusieurs années une baisse sensible de la fréquentation mais a subi une augmentation importante des tarifs. Depuis 2008, les tarifs ont augmenté de 25 % pour le billet insulaire, 30 % pour le billet résident secondaire et de +48 % pour la carte orange.

Le maire n'a jamais demandé de rendez-vous à François Goulard, pourquoi ?

A plusieurs reprises, les conseillers municipaux de l’opposition ont demandé au maire de Groix de solliciter un rendez vous auprès du Président du Conseil Général afin d’attirer son attention sur le niveau de service et les augmentations répétées des tarifs qui participent largement à la baisse de fréquentation que l’île connaît depuis plusieurs années. Cette demande n’a jamais eu de suite et aucune entrevue n’a été demandée au Président du Conseil Général, au motif " que les liaisons maritimes étaient de la compétence du département et non de la commune".
Le groupe des élus de l’opposition reste prêt à accompagner le Maire dans toutes les démarches qu’il pourrait entreprendre auprès du Conseil Général pour que l’île soit desservie dans les meilleures conditions.


G R O I X   U N   A P P E L   I M P O R T A N T   D E S   A M I S   D U   M U S É E 


En ces fêtes de fin d'année la lettre de la Samg est parue et fait un appel aux Groisillons.

Un appel très important est fait aux familles ayant été clients de Marie Magdeleine Romieux. Le caractère extrêmement précieux d'un registre dont le contenu est au coeur du thème de la société thonière, l'un des principaux axes du nouveau parcours souhaité par le musée s'il obtient les moyens nécessaires à sa rénovation, nécessite une collecte de documents complémentaires pour améliorer sa présentation. Ce registre ne pourra être présenté au public d'une manière pleinement significative s'il n'est entouré par une présentation des "réseaux sociaux" de l'île qu'il révèle pour la période de 1878-1892, qui est en même temps une étape cruciale dans l'essor de la flotte pontée groisillonne.Le problème est donc de retrouver des souvenirs, portraits, photographies, etc ... des personnes citées, documents iconographiques, ou objets qui soient exposables.Le registre s'arrête après la lettre M il existait un deuxième registre client pour la même période, qui n'a sans doute pas survécu. Bien entendu, les familles groisillonnes à partir de la lettre N se verront bien accueillies dans leur propositions de dons pour compléter le thème de la société thonière dans divers domaines, armateurs, marins, artisans, ouvrières des conserveries. De plus, il existait aussi d'autres types de registres de comptes, auxquels il est parfois fait allusion, qui ont disparu, et aussi divers registres tenus par d'autres membres de la famille Romieux-Noël, puisque des allusions sont faites à des réglements tantôt à Port Tudy, tantôt au Bourg, tantôt à Locmaria .Néanmoins, ce registre de A à M comporte déjà 393 comptes clients, ainsi que les comptes de 6 organismes et régies publics et paroissiaux, ce qui en fait déjà un document riche et significatif. L'association dans la lettre donne les noms après les avoir classés par village, en espérant que certains de leurs descendants pourront signaler l'existence d'iconographie sur ces "patriarches" del'essor thonier et de l'activité de l'île en cette période ( il y avait au demeurant aussi des artisans et quelques autres métiers, le plus souvent également caractéristiques de cet essor , en plus des nombreux marins et armateurs qui étaient souvent facilement repérables aux denrées achetées et aux comptes de chaloupes, le métier de "marin" n'étant par contre jamais spécifié,une telle précision étant alors considéré comme inutile)L'orthographe du registre a été conservée ( l'orthographe des noms de famille a parfois mis du temps à se fixer), ainsi que les surnoms, servant à reconnaître les familles.

En ces fêtes de fin d'année en famille vous pourrez peut-être vous rappelez, retrouver des documents, n'hésitez pas à prendre contact avec la conservatrice du musée ou l'association des amis du musée de Groix. amisdumuseedegroix@hotmail.fr. D'autre part une belle donation a été faite au Musée.

Exposition en 2017.


Le musée souhaite continuer à collecter sur le thème de la guerre de 14, afin de préparer une exposition en 2017 ( 1917 étant, l'année de la réalisation du triptyque des thoniers, mais aussi celle où de nombreux thoniers groisillons sont coulés, où une
partie de la flotte de dundées commence à se convertir au transport du charbon gallois, qui va connaître l'année suivante une croissance exponentielle ... et l'année où est tué sur le front le poète Jean-Pierre Calloch).

Les objets et documents exposables seront, comme à l'accoutumée, les bienvenus.
De plus, non seulement ce thème servira à l'exposition temporaire projetée, mais il est souhaité aussi que ceux des éléments qui seront non pas prêtés mais donnés pourront intégrer après l'exposition le nouveau parcours muséographique projeté par le musée, si les projets de rénovation de son PSC ( projet scientifique et culturel) sont suivis d'effet …

lettresamg-21-decembre-2013.pdf [1162 KB]


O U E S S A N T   C O N C E R N É   P A R   L E   P R O J E T   E M A C O P 

Le port d'Ouessant pourrait être autonome en électricité, grâce aux vagues. Le projet Emacop étudie en tout cas l'installation d'engins houlomoteurs sur les digues bretonnes. Le projet national Emacop (Énergies marines, côtières et portuaires) s'inscrit depuis 2011.Doté de 3 M€ sur quatre ans, Emacop a pour objectif d'équiper les infrastructures portuaires d'engins de production d'énergie renouvelable, capables d'en assurer l'alimentation. La moitié des douze sites retenus en France sont situés dans le Finistère. Les iles de Molène et Ouessant, sont concernées. En équipant certains des sites retenus, on peut récupérer de 4 à 6 mégaWatt, l'équivalent de plusieurs éoliennes terrestres. Il existe quatre techniques principales pour récupérer l'énergie de la houle. Deux ont été retenues pour les essais bretons : la colonne d'eau oscillante - des caissons vides ouverts en bas où la pression de l'eau et de l'air varie, alimentant une turbine à air ; et les flotteurs, reliés à des bras articulés posés sur la digue, dont le mouvement est transformé en énergie. Pour Ouessant, où le brise-lames est en caissons Jarland, il est étudié la possibilité d'adapter la technologie des colonnes d'eau oscillantes à la structure de la digue : en installant des caissons vides à l'intérieur des caissons Jarland. L'installation des premiers prototypes sur site est prévue à l'horizon 2015. L'installation proprement dite des engins houlomoteurs, ce sera l'affaire des financeurs.


G R O I X   L E   N O U V E A U   B A T E A U   E N   2 0 1 5   ? 

La procédure de dialogue compétitif destinée à sélectionner le chantier qui construira le futur navire doit aboutir à la fin du 1er semestre 2014. Deux chantiers ont été sélectionnés à l'issue de l’appel à candidatures. La réponse à l’appel d’offres lancé auprès des entreprises est attendue pour le 8 Janvier 2015. L’ascenseur réclamé par les Groisillons figure « en option » dans le cahier des charges.


I S A B E L L E   H O A R A U   E T   G É R A R D   J O L Y   C O N T E S   R É U N I O N N A I S 

Isabelle Hoarau, née à Saint-Pierre de La Réunion , anthropologue, poète et dramaturge est l’auteure de plusieurs ouvrages de contes et d’albums à La Réunion. Dans ses ouvrages, elle propose une nouvelle relation de l’homme et de la nature, basée sur la vision édénique de la nature îlienne, renouant avec la tradition des légendes, messagères de sagesse et chemins initiatiques liant le monde symbolique et universel. Elle anime régulièrement des ateliers d’écriture en poésie, contes, récits ou comédies musicales dans les collèges. Ce coffret fait partie « de ma réussite de vie », « c’est magique de savoir que les enfants de La Réunion sont nourris de mes histoires ».

Cette fois elle se fait accompagner pour l’illustration merveilleuse de la nature tropicale, de son mari Gérard Joly, peintre voyageur, qui rêva très tôt de parcourir les océans. Après quelques années passées aux Beaux- Arts de Versailles, il devint globetrotter, parcourant l’Amérique du Sud des montagnes aux pampas d’Argentine jusqu’aux canaux de Patagonie, vivant de ses peintures qu’il exposait dans les alliances françaises, puis après un rapide retour vers la mère patrie, il s’embarqua pour l'hémisphère sud et son ciel constellé à l'envers.

Après un long périple sur son voilier qui le mèna de l’Atlantique, au canal de Suez en passant par la Mer rouge jusqu’à L’Océan Indien, vers la Réunion où il se fixa. Ce peintre de renom a à la Réunion découvert avec bonheur le métissage, la couleur, les contrastes.

A partir des contes et légendes collectés par Isabelle Hoarau, on est invité dans Contes et Légendes de l’ile de la Réunion paru chez Orphie à une promenade dans une nature tropicale luxuriante et mystérieuse merveilleusement illustrés par le pinceau de Gérard Joly. Ce très beau coffret a une vocation pédagogique. Le vocabulaire utilisé fait souvent référence aux éléments du milieu local. Des chemins originaux et très vivant ne cessent de nourrir l'imagination des petits en quête de beautés et d'harmonie. C’est un voyage initiatique dans l’enfance du monde et de la nature vierge. De très nombreux détails décrivent avec sensibilité et précision, la faune, la flore, les gens et les traditions, avec un glossaire définissant les termes relatifs aux fruits, aux oiseaux, aux poissons, aux crustacés, aux coquillages, aux plats typiques, aux plantes, aux instruments de musique et aux constellations de l'hémisphère Sud . Isabelle Hoarau raconte en français avec Gérard . La version créole est faite avec Sully Andoche et Souky Bada . Le coffet contient un CD et deux ouvrages l’un en français, l’autre en créole.
Isabelle Hoarau présente actuellement ce livre au Salon du livre jeunesse de Montreuil qui vient d'ouvrir ses portes, ainsi que DODO Mythes et Légendes qui vient aussi de paraître chez Orphie.


D O D O   M Y T H E S   E T   L É G E N D E S   D ' I S A B E L L E   H O A R A U 

Le dodo est l'un des plus célèbre animal qui a disparu. Beaucoup de gens sont fascinés par cet oiseau, parce que sans doute nous savons peu de chose sur lui.

Isabelle Hoarau conteuse, ethnologue et écrivain voyageur, vient de faire paraître aux éditions Orphie Dodo Mythes et légendes, un album à ne pas manquer.

Elle voulait une approche originale qui mêle fiction et histoire, l’occasion s’est présentée, de faire connaître cet oiseau rare et unique qui a su toucher son coeur par sa douceur, son innocence. C’était aussi l'occasion de renouer avec l'état de nature paradisiaque des iles Mascareignes (Maurice et la Réunion).

Pour illustrer cet ouvrage elle a fait appel à une Mauricienne de talent, Joelle Maestracci, boulimique du dessin depuis qu’elle a l’âge de tenir un crayon. Après avoir effectué des études d'arts plastiques à l'Académie Valette et à l'Ecole Professionnelle d'Art et d'Architecture de Paris. Elle collabore à divers magazines et travaille dans des agences de communication. Ses complices au quotidien : crayons, papier, pinceaux, acrylique et tablette graphique. "C'est mon oxygène, une obsession, c'est mon moi !".Si elle a jusqu'ici travaillé sur des supports variés, créer un album jeunesse était un rêve. Sa visite au salon du livre jeunesse à la Réunion fut une révélation et un réel tremplin. C’est avec humour, facétie et élégance qu’elle présente le Dodo dans l’album.
Isabelle Hoarau de son côté décrit le temps des découvreurs. Le Dodo est installé dans les iles Mascareignes, n'a pas d'ennemi sur ce paradis terrestre. Il y vit en toute tranquillité, et c’est avec innocence qu’il accueille les marins Portugais et Hollandais qui s’amusent de l’absence de crainte de cet oiseau et le chassent abusivement. Cette grosse espèce de volaille de la taille d’un dindon, aux ailes courtes ne pouvant voler, les hommes le tuèrent à coup de pierres et de bâtons. Son sort était alors scellé. Le Dodo n'était pas seulement pour les marins une proie facile, mais aussi pour les chats, les rats, les chiens et les porcs qui venaient avec les navires de commerce. En moins d’un siècle le Dodo fut exterminé.

Elle nous mène aussi avec bonheur dans les voyages du Dodo, car les princes des cours européennes, mécènes très cultivés, amateurs d'Art et de sciences, possédaient des ménageries avec des animaux provenant de contrées lointaines. Pour leurs cabinets de curiosités, ils faisaient faire par des peintres célèbres, des portraits de tous ces animaux ainsi que des spécimens empaillés.

Des « dodomaniaques » sont partis à sa recherche et ont trouvé des restes à la Mare aux Songes au XIXè siècle.

Ou est passé le Dodo ? Laissons la conteuse nous le dévoiler:

Une légende raconte que l’oiseau n’a pas disparu. Un soir de pleine lune, la dernière famille de dodos s’est embarquée en cachette dans une pirogue tirée par des dauphins. Ils les ont conduits dans une île de l’océan Indien. Cette île cachée de tout temps par les nuages ne se trouve sur aucune carte. Seuls les oiseaux de mer et les tortues la visitent, gardant le secret. Souhaitons qu’elle reste encore longtemps cachée aux yeux des hommes.


G R O I X   L A   M A I S O N   M É D I C A L E   T O U R N E   A V E C   2   M É D E C I N S 

La maison médicale tourne désormais avec deux médecins. Il avait été envisagé que la commune rachète l’ensemble et rembourse ses annuités d’emprunt par les loyers. Certains se sont farouchement opposés à ce rachat au prétexte que les médecins sont assez riches. La transformation de la maison médicale ne serait plus à l’ordre du jour. La politique s'en mêlant il paraît qu'il "semble judicieux d 'attendre le prochain mandat."

Il faut savoir que le sujet de l’offre de soins sur l’île est "privée et n'est aucunement financée par la mairie et est à ce jour dirigée seulement par les membres de l 'Apsig". Lors des premières réunions avec l’ARS, celle ci a suggéré 3 cabinets de consultants accrédités. Deux ont répondus aux demandes de l'Apsig, qui a pris le cabinet qui lui a semblé le plus approprié et qualifié au contexte insulaire.


O U E S S A N T   B I E N T Ô T   L ' H Y D R O L I E N N E   D A N S   L E   F R O M V E U R 

Cinq ans après la conception de l'hydrolienne D03, immergée dans l'Odet en 2007, la construction de la D10 est enfin lancée. Ont été commencé la construction de la nacelle, la partie électrotechnique de l'hydrolienne, en juin dernier. Il s'agit du cerveau de l'engin, situé derrière le rotor. En septembre, la construction du rotor, puis de la structure porteuse. Ces travaux sont réalisés dans le département du Finistère. Tout cela devrait être terminé en mars-avril. A l'issue d'un mois d'essais à terre, l'hydrolienne sera immergée au large d'Ouessant. Elle sera alors testée sous l'eau, reliée au réseau, pendant un an. Le projet est évalué à 11 millions d'€. Le baliseur Armorique a effectué le 20 février une étude de pose de cable de la future hydrolienne qui doit être relié au réseau ERDF Ouessantin. L'atterissage du cable devrait se faire non loin de Kermoaz.

Démonstrateur à taille réelle

Si le calendrier est respecté, au cours de l'automne 2013 un démonstrateur de grandeur réelle sera mis à l'eau. D'un diamètre de 10 mètres, il sera posé au fond de la mer à 55 mètres de la surface dans le passage du Fromveur, situé en mer d'Iroise entre les îles de Molène et d'Ouessant, là où les courants sont particulièrement puissants. Le câble sous-marin sera posé cet été et relié à un poste de conversion installé sur l'île d'Ouessant. L'hydrolienne d'une puissance de 1,1 mégawatt répondra à 30 % des besoins des habitants de l'île.

La fabrication de cette machine de 400 tonnes est en cours dans diverses entreprises. Le chantier naval CDK, à La Forêt-Fouesnant, dans le Finistère, construit les pales et les bulbes. L'électricien brestois Dourmap, actionnaire de Sabella, assurera le raccordement au réseau.

Les collectivités ont versé 650.000€

Région (300 000 €), département (300 000 €) et Quimper communauté (50 000 €) ont débloqué une avance remboursable permettant à Sabella (fabriquant d’hydroliennes basé à Quimper) de conforter sa trésorerie. « Ce soutien arrive au bon moment, » reconnaît Jean-François Daviau, président de Sabella. Grâce à ces 650 000 €, la société va faire la liaison jusqu’à l’aboutissement du processus de levée de fonds.


Penecam

P E N E C A M   V A   V O I R   F L E U R I R   5 6   M A I S O N S   À   B E L L E - I L E 

La construction de résidences secondaires ou principales à Belle-Ile est lancée par la SARL Penecam, la commercialisation étant effectuée par HEMON CAMUS, par un permis d'aménagement de 56 lots viabilisés à usage d'habitation avec des surfaces moyennes de : 200 à 680 m2 à partir de 59 000 €, le notaire est Me Menanteau à Nantes.
Situé à environ 900 m du Palais et à 5 min des plages, le projet du site de Pénécam se situe sur les terrains d'une ancienne ferme qui n'est plus exploitée depuis une trentaine d'années. Ces terrains sont au coeur d'un tissu urbain moyennement dense, d'habitations type maisons belliloises. Situés en zone péri urbaine sud de Le Palais. Les terrains ne sont pas concernés par la loi littorale. Un supermarché borde le projet au nord de la zone avec son parking et des commerces (magasin alimentaire, de bricolage, hifi, station service, garages, etc...) Au sud ouest des parcelles, se trouve un collège, donnant sur la grande route (D190) et un complexe sportif avec salles et terrains de sport. Les parcelles Est ont une vue mer sur l'île de Houat et Hoedic et la Baie de Quiberon. A pied on est à cinq minutes du port de Le palais, à deux minutes des commerces et des écoles (uniquement par chemins piétons sécurisés) et à cinq minutes des plages (Ramonette, Les Armelles, Port Gwen). Cet emplacement exceptionnel, épargne des lourdes contraintes de stationnement pour prendre la liaison maritime au départ de Le Palais.

Le projet s'articule en trois villages autonomes d'une vingtaine de maisons., composés de places enherbées et de chemins piétons.
Les plans d'aménagement sont réalisés en parfaite collaboration avec la municipalité de Le Palais. La surface totale du projet est de 37 855 m2 pour une surface commercialisable de 21 543 m2. La maison type fait 6m x 12m avec 3 ou 4 chambres et un garage attenant.


et la plage, bien sr

L E S    L E S   A U   P A S   D E   C O U R S E 

Malgré la crise, les îles gardent une forte capacité d'attraction. La fréquentation dépend étroitement du beau temps. Par contre on ne réserve plus un mois ou deux à l'avance comme cela pouvait être le cas il y a encore quelques années. 70 % des passagers découvrent les îles à la journée. On aurait pu penser que l'augmentation régulière du prix de la traversée incite de plus en plus de visiteurs à rester dormir sur l'île mais ce n’est guère le cas.
Pour Ouessant à quatre, le coût de la traversée, plus la location des vélos sur place, c’est tout de suite 120 €, prix qu'il faut rajouter au pique-nique ou à la restauration sur place. A plus de 200 € la journée, bon nombre de familles réfléchissent avant d'aller sur les îles. Côté hébergement dans les îles, l’offre s'est qualitativement amélioré. Dans les faits, l'étroitesse des budgets vacances ne favorise pas l'augmentation de la durée des séjours sur les îles qui sont découvertes, au pas de course, entre 10 h et 17 h. A Groix l'escapade gourmande sur l'ile 2 jours une nuit entre 103 € et 164 € hors saison et 116 € à 175 € par personne, le forfait comprend la traversée passager aller et retour, l'hébergement en chambre double en hotel 2* ou en chambre d'hôtes avec petit déjeuner, 1 location de vélos.


G R O I X   R A T É   D E   C H E Z   R A T É   ! 

Les passants devant le lavoir de Pokado, à Locmaria, sont écoeurés par le travail. Ils s'attendaient à un résultat semblable à celui des murets en pierres sèches qui existaient précédemment, or que voient-ils des pierres de sol noyées dans le scellement. La commune avait fait faire une étude préalable dont le coût n'était pas modeste 16 000 € ! Qu'à fait l'architecte du patrimoine ? L'entreprise a-t'elle bénéficiée d'un suivi? car à voir le travail on a l'impression qu'elle n'a pas eu connaissance de l' étude. Les pierres auraient dûes être en schiste de Groix, comme le matériau que travaillait les anciens. L'architecte aurait dû signaler à la mairie le problème qu'il rencontrait au niveau des pierres. Le travail à l'ancienne est loin d'être respecté. Voilà comment on bouzille le petit patrimoine. Quel rôle à joué le délégué à la culture de la commune dans tout cela ? et l'association Saint Gunthiern pourquoi n'a-t-elle pas réagi pendant la restauration pour arrêter le massacre ? Dans le cadre d'un programme de restauration, des subventions sont demandées à la Drac et au conseil général du Morbihan ces services n'ont-ils pas leur mot à dire sur le résultat du travail ?

La diversité des matériaux, des mises en oeuvre et des situations étant l'une des caractéristiques du bâti en Bretagne, il est évident que chaque mur est particulier. Toute intervention dans la maçonnerie ne doit donc être décidée qu'après un examen méticuleux de son état et après mûre réflexion. Si une reprise de mur en pierre s'avère malgré tout nécessaire, il faut utiliser de préférence le même matériau, dans les mêmes dimensions, avec des joints de même épaisseur que ceux d'origine. Si c'est un mur de pierre sèche, la remise en état demande encore plus d'attention, vu l'ancienneté dont il est le témoignage et le fait qu'il réclame une technique très sûre, puisque sans liant, sa solidité dépend de l'équilibre entre les pierres et d'un calage extrêmement soigneux.

Maintenant pour éviter tout drame avec un jeune enfant il va falloir mettre à proximité une bouée de sauvetage, car qui ne prendrait en l'état cela pour une piscine ?


O U E S S A N T   L E   M U S É E   D E S   P H A R E S 

Le projet du musée des Phares, dont la maîtrise d'oeuvre est confiée au conseil général du Finistère devrait aboutir à une redéfinition architecturale et muséographique du musée des Phares, actuel musée du Créach. Un comité technique se réunira le 30 octobre, afin d'étudier les trois candidats retenus pour une étude qui portera sur trois points principaux. Le premier, le réaménagement de l'actuel musée des Phares et Balises, porteur de l'appellation Musée de France, dans les bâtiments du phare du Créac'h sur l'île d'Ouessant ainsi que la réaffectation des bâtiments adjacents au phare. Le deuxième, l'aménagement muséographique du phare du Stiff et de l'un de ses bâtiments adjacents. Le troisième et dernier point, la création d'un établissement à Brest, nommé «Dépôt des phares» sur l'un ou l'autre des deux sites suivants : le site de la subdivision des phares et balises (quai Malbert) ou le site des Capucins. Le projet scientifique établi en 2010 a été validé. Il devrait garantir le bon équilibre entre les différents sites. Le site d'Ouessant restant l'équipement majeur du futur musée des Phares et le statut des collections étant étudié dans une prochaine phase au début 2013.



A U   P A Y S   D E S   Q U I L L E S   E N   L ' A I R 

Yves et Solange Dussin viennent d'éditer deux merveilleux ouvrages, très complets et très bien illustrés de leurs voyages Au pays des quilles en l'air.
Tous deux très marqués par l'exemple vivant des canots retournés sur l'ile de Bannec dans l'archipel de Molène, en mer d'Iroise, qu'avait présenté Epstein dans son film tourné en 1929 "Finis Terrae", décidèrent de partir à la découverte géographique des " quilles en l'air" par les routes d'Irlande, d'Ecosse, des Shetland, des Féroé, d'Islande et des Lofoten, mais aussi de Bretagne dans la région de Saint Guénolé Penmarc'h, Pont-L'abbé, Audierne.
Ces canots qu'ils sont partis rechercher s'intègrent parfaitement au paysage, et se tranforment en habitations, abri-bus, hangar, poulailler, club house etc...
Dans ces ouvrages ils proposent des itinéraires sur les quilles en l'air, mais aussi une solide documentation sur ces canots retournés posés sur des murs de pierres ou de pieux en bois. Le peintre Edouard Doigneau en fit des croquis et aquarelles sur le vif en 1892-1893 dans les environs du Portel à Equihen,qui renseignent sur la couleur des bois peints, posés sur une palissade en bois de récupération.
Aujourd'hui, les bateaux peuvent-ils renaître ? même s'ils sont beaux sur l'eau, ou travail ou en parade ils offrent ainsi retournés, un aspect envoûtant de leur intimité.



I L E S   D E   B R E T A G N E   C O N S O M M E R   L O C A L 

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local.


G L É N A N   L ' I L E   D U   L O C H   S U R   L A   S E L E T T E 

Propriété de la famille Bolloré, l'île, située dans l'archipel des Glénan, s'apprête à devenir une réserve écologique et la première île sans empreinte carbone.

L’association écologiste SEPNB, remettait en cause, hier matin dans les colonnes du Télégramme, les travaux engagés sur l’île du Loch, aux Glénan, à la suite d' un courrier de Jean-Luc Toullec, président de la SEPNB Bretagne vivante, demandant au préfet du Finistère Jean-Jacques Brot de lui fournir un certain nombre de pièces relatives aux travaux engagés par le groupe Bolloré sur l’île du Loch. "Nous voulons savoir si tout a été fait dans les règles. Même s’ils sont chez eux, il y a des procédures à respecter", écrivait l’association, estimant notamment que l’étude d’incidence Natura 2000 était incomplète et se demandant si "toutes les autorisations nécessaires (…) ont bien été accordée".

La réponse du Préfet ne s'est pas faite attendre "La SEPNB m’a interrogé sur les travaux et a rendu publiques ses questions avant d’attendre mes réponses. C’est une méthode". "Je réponds : oui, toutes les procédures suivies sont régulières et le les assume comme telles." Avant d’ajouter : "plutôt que d’entrer dans une polémique dérisoire et de me justifier point par point dans ce procès d’intention fait à mes services – et sans doute à la famille Bolloré – et, sans doute aussi, mûri de longue main à des fins de publicité tapageuse, j’engage la SEPNB à intenter un recours devant le juge administratif contre les actes que j’ai pris si elle les considère contraires aux normes en vigueur. Alors nous plaiderons, argument contre argument." Et d’enfoncer le clou : "aux insinuations critiques et aux leçons administrées par d’éternels râleurs – dont les compétences naturalistes ne sont d’ailleurs pas toujours incontestables – je réponds ‘Halte !’ On voit trop, en l’espèce, ce qu’il y a d’insinuations sournoises dans les ’questions’ distillées."


G R O I X   U N   M I N I   F E R R Y   P O U R   3 0   A N S 

La concertation est l’action, pour plusieurs personnes, de s’accorder en vue d’un projet commun. La concertation n’aboutit pas nécessairement à une décision, mais elle vise à la préparer. C’est le cas du Conseil Général du Morbihan qui engage un processus de concertation avec la population locale de Groix dans la perspective de la construction du nouveau ferry. La décision finale appartiendra cependant aux élus qui seuls détiennent formellement le pouvoir, mais qui devront intégrer les résultats de la concertation.
La concertation ne se résume pas à une demande d’avis. La concertation suppose la confrontation entre les parties, l’échange d’arguments, l’explicitation des points de vue de chacun. La concertation implique des parties prenantes, c'est-à-dire des groupes organisés (associations, groupements professionnels, entreprises, collectivités territoriales, administrations…) qui seront chargés de mettre en œuvre le projet qui sera élaboré collectivement ou de le faire suivre de décisions effectives. Ces groupes sont, le plus souvent, représentés par des délégués.

Si les représentants d'usagers, les acteurs économiques et les élus ont été conviés à une réunion de concertation. Une partie des personnes qui devaient être présentes ne l’étaient pas, avaient-elles eues déjà toutes les informations ? Ce sont-ils dits que pour l’instant on en était aux contours du nouveau bateau et que cela allait varier au gré des réflexions.
Ceux qui étaient présents ont vu des plans, or selon la conseillère générale Mme Guillaume « Il n'y a pas de plan de bateau. Les services ont simplement élaboré un profil, un prototype de ce que pourrait être un bateau répondant à toutes les contraintes techniques, réglementaires et aux caractéristiques de la ligne ». Bizarre certains ont vu les avant-projets datés de mai 2012. Il y aurait bien un architecte ?

La décision a été prise au plus haut du Conseil Général du Morbihan de voter un budget de 12 M€, il y a du rabais dans l’air ? Le ferry sera-t-il format poche? Un sosie du Fromveur II, qui dessert les iles d'Iroise et qui a coûté 12, 5M€ au Conseil Général du Finistère? Car l’Ile de Groix a coûté aux alentours de 13 M€, et depuis rien ne va à la baisse.

Plusieurs scénarii ont été présentés. Sont écartés : une copie du dernier roulier qui a montré son inadaptation à la ligne. Celui qui était en charge au Conseil Général à l’époque n’avait-il pas pris toute la mesure ? Si bien sûr, mais il fallait en faire deux, pour faire travailler le chantier. Et puis il avait été pensé pour accéder au quai de Port-Tudy. Tellement bien pensé qu’il reste la moitié de l’année à quai ! Rien n’est perdu il ira vers Belle-Ile doubler le Bangor, son sistership.
La mise en place d'un caboteur et d'une vedette en plus du roulier en place. Solution trop coûteuse et impossible du fait de l'absence d'une zone de stockage au port.
Reste la mise en place d'une vedette qui est loin de faire l'unanimité. De plus il y a ceux qui veulent un bateau qui leur permettent à leurs horaires de pouvoir se rendre sur le continent, ils y a ceux qui veulent passer leurs voitures pour aller faire leurs courses sur le continent. Ils veulent être iliens et continentaux dure quadrature du cercle.

La question du type de roulier reste entière car c’est un engagement pour trente ans, l’on a déjà entendu cette version lors de la réalisation de L’Ile de Groix.

Un nouveau bateau va être commandé par le conseil général du Morbihan, il sera destiné à desservir l'ile de Groix. Souhaitons surtout que le conseil général du Morbihan fasse le choix d'un bateau économe et d'une exploitation en respect avec l'environnement. Que le bateau soit étudié dans sa forme et son système de propulsion. De plus il devra optimiser le confort des passagers, permettre par des larges couloirs la circulation des personnes en fauteuil roulant. Pour le transfert vers les hôpitaux, les personnes malades devront disposer d’un endroit confortable leur permettant de s’isoler des autres passagers. Les isolations phoniques devront limiter les bruits et les vibrations à bord vis-à-vis de l’équipage, des passagers, par une isolation acoustique des salons et d’une "enveloppe acoustique" autour de la salle des machines. Et il devra pouvoir aisément faire ses manoeuvres dans le port de Groix, faire face au ressac de l'entrée du port. Il n'y a pas que la couleur des sièges et le revêtement de sol qui a de l'importance comme la dernière fois pour l'Ile de Groix !



O U E S S A N T   U N   Y A C H T   R O Y A L   N A V I R E   À   P A S S A G E R S 

Le premier Enez Eussa, vapeur à passagers, qui officia pendant 36 ans sur la ligne maritime Brest-Le Conquet-Molène-Ouessant de novembre 1924 à février 1961 fut le yacht royal de Ferdinand 1er de Saxe-Cobourg, prince régnant de Bulgarie de 1887 à 1908, puis tsar de Bulgarie de 1908 à 1918.
Lors de la première guerre mondiale, la Bulgarie choisit le camp allemand et fut soumise à la confiscation de navires. Le yacht de Ferdinand 1er devenu ravitailleur de sous-marins allemands, fut saisi. Son nouveau propriétaire le nomma Celuta, mais suite à des difficultés financières dût vendre le bateau à un armateur qui le mit sur la ligne à passagers Granville-Chausey-Guernesey. Cet armateur dût liquider son affaire et le Département du Finistère se porta acquéreur pour remplacer le courrier Ile d’Ouessant naufragé dans le Fromveur le 6 juin 1924. Le navire devint l’Enez Eussa.


G R O I X   L E S   R É S E R V E S   F O N C I È R E S   D E V I E N N E N T   D É C H A R G E S 

En 2004, Lorient agglomération décide de se créer des réserves foncières sur l’île de Groix, et pour se faire décide de préempter le bâtiment et le terrain de la ferme le Faou situé à Landost, à la sortie du bourg et de le démolir dans l’attente de projets immobiliers. Le bâtiment est toujours debout n’a jamais été muré, ni même sécurisé. Un permis de démolir a été délivré en 2011, puis en 2012, mais à ce jour, rien ne bouge. 9 ans après, cette réserve foncière est devenue une décharge publique et un terrain jeux dangereux pour les jeunes, car situé non loin des écoles, et des habitations. Les riverains sont intervenus à maintes reprises auprès des services concernés et ne comprennent pas l’immobilisme des services de Lorient agglomération propriétaire et du Maire de Groix qui se doit d’assurer son rôle de police et protéger ses administrés de tout accident.

Les Groisillons ont alerté le maire sur un autre terrain situé au Gripp, propriété de Lorient agglomération qui est lui aussi en passe de devenir une décharge publique avec la dépose régulière de gravats de chantier.


G L E N A N   L E   P H A R E   D E   P E N F R E T   V A   R E V I V R R E 

Le phare de l'archipel des Glénan, inoccupé depuis 1993 va revivre. L'association « Plein phare sur Penfret » vient de recevoir l'autorisation du préfet du Finistère et va pouvoir entamer sa mise en valeur, grâce à une autorisation d'occupation temporaire d'une partie du domaine public maritime sur l'île de Penfret, aux Glénan : ce phare construit en 1838, puis automatisé en 1993, le fort, les douves et des terrains environnants.

Cette association souhaite faire revivre le site, à travers des visites, des résidences d'artistes ou des animations. Une assemblée générale permettra de déterminer un plan d'actions et de recherche de financements. La première phase du projet consiste en d'importants travaux : aménager les chambres et la cuisine du phare, refaire les anciennes salles du fort, nettoyer les douves... La durée du chantier pourrait être d' environ deux ans.


G R O I X   E N   V E R T U   D E S   G R A N D S   P R I N C I P E S   ! 

Selon la conseillère générale Denise Guillaume dans le Télégramme de ce jour : « Les liaisons maritimes sont notre " route départementale ", cela implique le principe de la continuité territoriale et de la libre circulation. »

Mais quelles sont les définitions :

La continuité territoriale est un principe de service public qui se donne pour objectif de renforcer la cohésion entre différents territoires d'un même État, en compensant les handicaps liés à leur éloignement, un enclavement ou un accès difficile. En pratique, ce principe se traduit par un système d'aide ou de facilités fournies par l'État envers les citoyens ou les entités régionales concernées;

La liberté de circulation est le droit de tout individu, exceptées, entre autres, pour les personnes sous le statut de mineur, de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d'y revenir.

Il n’est pas précisé avec un véhicule, donc la vedette si décriée entre tout à fait dans ces principes.


O U E S S A N T   C H R O N I Q U E   D E   L ' I L E   H A U T E 

«Ouessant-chronique de l'île haute» vient de paraître aux éditions Palantines. Aujourd’hui comme hier, Ouessant demeure une île absolue et vraie. Depuis des années, Françoise Péron la parcourt, l’étudie, interroge Ouessantins et Ouessantines.

Entre 1850 et 1900, l’île s’inscrit encore dans la plus pure tradition, c’est l’apogée de ce qu’on peut appeler la « civilisation ouessantine ». Pourtant, le continent y pèse de plus en plus lourdement : construction des phares, des forts, présence des régiments coloniaux et disciplinaires…L’entre-deux-guerres voit les débuts de la modernisation. Regards curieux des continentaux, premiers touristes, séjours des peintres et des écrivains qui en livrent une vision romantique…Puis en deux décennies, l’île change totalement de système. On assiste au départ massif des familles vers le continent, à la friche agricole, à la fin des rites. L’île semble mourir.
Des naufrages à répétition (l’Olympic Bravery…) donnent alors à l’île un renom international : la venue de journalistes et de personnalités diverses la remettent sous les feux de l’actualité. En même temps, le mythe de l’île prend tout son essor : milieu naturel, préservé, régénérant, l’île apparaît comme l’un des derniers Eldorado à portée de main. Toutes les contradictions de ce mouvement nouveau, vues tant du côté des Ouessantins que de celui des visiteurs, qu’ils soient réguliers ou occasionnels, sont dites avec affection dans ce livre plein de finesse.

Dans cet ouvrage de plus de 200 illustrations, Françoise Peron donne la parole aux insulaires, sur cette époque riche pendant laquelle Ouessant a basculé dans la modernité. L'auteur insiste sur une présentation originale d'Ouessant, son histoire personnelle avec l'île ainsi que sur la collaboration importante des Ouessantins pour le travail de fond, la recherche de documents.


I R O I S E   A S S U R E R   D E   M E I L L E U R E S   L I A I S O N S 

A la suite du comité consultatif du service public de desserte des îles d'Ouessant, Molène et Sein, qui s'est tenu le 20 juin, les maires des trois îles et le conseiller général d'Ouessant, ont rédigé un communiqué commun dans lequel ils réclament de nouvelles mesures pour assurer de meilleures liaisons entre les trois îles et le continent. «Force est de constater, affirment les élus, qu'aucune décision n'est prise pour permettre aux Ouessantins, Molénais ou Sénans ou aux personnes venant travailler sur les îles de partir en week-end comme tous les citoyens de ce pays.
Même des demandes formulées de longue date, comme un aller et retour au départ des îles au moins deux fois par semaine durant toute l'année, ont toujours été rejetées».
Les signataires du courrier demandent que soient prises en compte «sérieusement les demandes des habitants permanents et des élus des îles de Molène, Ouessant et Sein». Denis Palluel, Jean-François Rocher, Jean-Pierre Kerloc'h et Jean-Yves Cozan réclament également que soit mis en place un groupe de travail avec des représentants des collectivités directement intéressées (conseil général et communes insulaires), «mais aussi de la Région et de l'État qui doivent également se saisir de ce dossier vital pour l'avenir des îles de la mer d'Iroise qui, si rien n'est fait, se videront inéluctablement de leur population active et de leurs habitants permanents».


Yves Gladu

M O L È N E   U N   O B S E R V A T O I R E   P O U R   I F R E M E R 

Ifremer a fait part, du déploiement, au large de Molène, dans le périmètre du Parc marin d'Iroise, d'un observatoire câblé pilote appelé Me-DON (Marine e-Data Observatory Network). Cette installation, par vingt mètres de fond, a été réalisée par les équipes de l'unité Recherches et développements technologiques d'Ifremer et France Télécom Marine, avec l'aide d'Iroise Mer. Cette station, reliée à l'île de Molène par un câble de 2km, transmet, aux scientifiques des données du fond. Cela vaut pour des images, des sons, le courant et la houle. Des mesures physico-chimiques devraient intervenir prochainement. L'instrumentation installée permet notamment de détecter et de localiser les mammifères marins et d'identifier les espèces benthiques.
Le projet Me-DON vise à tester un nouveau concept de surveillance côtière qui s'appuierait sur un réseau d'observatoires sous-marins câblés, capables de transmettre des données et des observations en temps réel à très haut débit. Le projet Me-DON associe Ifremer, l'Ensta Bretagne, trois partenaires de Plymouth et Océanopolis. Il a été sélectionné dans le cadre d'un programme européen de coopération transfrontalière France-Angleterre.



G R O I X   E T U D E   S U R   L E S   E S P A C E S   A G R O N A T U R E L S 

Le bureau d’études Télédétection et Biologie Marine, spécialisé dans la conservation et la gestion des milieux,va réaliser une étude sur les espaces agronaturels. L’équipe commencera les relevés de terrain à Groix cette semaine prochaine. L’objectif de cette étude est de mettre en place un outil innovant d’aide à la décision pour la gestion concertée des espaces agricoles et naturels par les acteurs locaux. L’étude consistera, à partir d’un travail de relevé cartographique sur le terrain, à mettre à jour la cartographie des milieux naturels de l’île de Groix réalisée en 2000 et à déterminer la vocation potentielle de chaque parcelle (prioritairement agricole, naturelle ou autre). Le but étant d’assurer la restauration et la conservation du patrimoine naturel d’intérêt européen et de la biodiversité sur l’île, et d’accompagner le projet de développement agricole durable de la Commune en apportant une vision claire aux agriculteurs sur les parcelles à vocation agricole.

Le suivi du projet est assuré par un Comité de Pilotage devant lequel le bureau d’études devra rendre compte de son travail à chaque phase de l’étude et ajuster ses propositions en fonction des remarques des membres de ce comité. Il est composé de Lorient Agglomération, du Groupe d’Action Locale du programme LEADER du pays de Lorient, de la Commune de Groix, du Conservatoire du littoral, de la Chambre d’agriculture, de la Réserve Naturelle de Groix, de la DREAL, du Conseil Général, de représentants des chasseurs et de différents experts. Les membres du comité de pilotage Natura 2000 seront également consultés au cours de cette étude.

Financement

L’étude sur les espaces agronaturels de l’île de Groix, d’un montant total de 37 167,21 € TTC, est financée à 55% par le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) au titre du programme LEADER, à 23% par Lorient Agglomération, à 12% par le Conseil Général et à 10% par la Commune de Groix.


T F 1   E T   L E S   R E C E T T E S   D E S   I L E S 

http://videos.tf1.fr/jt-13h/rencontre-avec-une-jeune-chef-sur-l-ile-d-ouessant-7395236.html
http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-gourmandises-de-l-ile-de-molene-7395980.html
http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-succulentes-galettes-de-l-ile-de-batz-7400741.html
http://videos.tf1.fr/jt-13h/degustation-d-ormeaux-sur-l-ile-de-groix-7405748.html


L E   C O F F R E T   I D ' I L E S 

Le Coffret Id’îles c'est une jolie boite en forme de hublot, véritable invitation au voyage. A l'intérieur, ce sont les îles du Morbihan qui donnent rendez-vous. Dans cette malle aux trésors, 17 idées de séjours décrites dans un livret, un « Bon Voyage » à remplir et le contact de Morbihan Résa pour réserver les dates du séjour.

Ce coffret cadeau d’une valeur unique de 199 € (pour 2 personnes) ouvre les portes de toutes les îles emblématiques de la Bretagne Côté Sud : Belle île en Mer, Groix, Houat, Hoëdic, l’île d’Arz et l’île aux Moines.

Bien plus qu’une simple réservation hôtelière, plusieurs thématiques sont proposées pour s'adapter aux envies de chacun : détente, cocooning, charme, romantisme, aventure, plage, … : un simple coup de fil auprès de Morbihan Résa et le tour est joué ! A la clef, un séjour inédit pour deux personnes, de 2 jours ou plus.


G R O I X   D O N S   D E   L A   F I L L E   D E   P I E R R E   B E R T R A N D 


Le musée présente actuellement dans l’exposition temporaire en hommage aux donateurs le tableau de Pierre Bertrand, daté de juillet 1911, qui lui avait été donné en janvier 2009, intitulé « Côte sauvage à Groix ». Ainsi que l' aquarelle du triptyque des thoniers à Port Tudy présentée dans la vitrine voilerie.

Toute une série de dépôts avec promesse de don, effectués par la fille de l’artiste,

Parmi les nouvelles acquisitions en cours, figurent de très intéressants croquis, qui, ajoutés à certaines photographies de l’artiste donnent une idée du processus créatif de Pierre Bertrand. Dans un carnet de croquis, datable probablement de 1911, existe une étude préparatoire au tableau de la Côte sauvage donné au musée, mais aussi une esquisse du Trou de l’Enfer, qui, complétée par le dépôt avec promesse de don d’un dessin plus élaboré et de plus grand format, représentant aussi le Trou de l’Enfer. Ces oeuvres et tout un ensemble d’autres documents seront ainsi étudiés afin d’être présentés à la Commission Scientifique Régionale pour une future mise en valeur au musée de Groix.


O U E S S A N T   L E   S T I F F   A   N E   P A S   M A N Q U E R 

Depuis le départ de son dernier gardien, Michel Berthelé et son automatisation, le phare du Stiff, à l'est de l'île, n'était plus accessible aux visiteurs. Au vu de son intérêt historique, de ses particularités techniques et architecturales, il s'agissait d'un manque qui a été comblé. Il est désormais ouvert à la visite, jusqu'à fin septembre, de 10h à 12h et de 14h à 17h. Il fait parti des phares qui ont été classés Monument historique cette année. Appartenant toujours à l'administration des Phares et balises mais géré par la commune pour les visites, ce phare, construit sur les ordres de Vauban, en 1699, permet à des groupes de 15 personnes (maximum) de découvrir l'île de façon originale, en complément évident du musée des Phares et balises du Créach.

Le phare du Stiff

Le phare du Stiff est situé à 89,10 mètres au-dessus de la mer et à 32,40 mètres du sol. Il est composé de deux tours tronconiques accolées, il abrite dans l’une un escalier à vis qui dessert les chambres en retonde de l’autre.
Durant les années qui suivirent sa construction, le feu était allumé par un gardien au sommet du phare, sur la terrasse supérieure que l’on peut toujours identifier dans l’architecture de l’édifice, à partir d’un brasero brûlant du bois et du charbon. En 1820, le Stiff est enfin équipé d’un procédé mis en place en 1790, le système Sangrain, consistant en l’utilisation de grands réflecteurs concentrant le rayon lumineux en un faisceau plus étroit. Modifié à plusieurs reprises, le phare du Stiff est équipé en 1831 d’une optique de feu fixe de premier ordre. Délimitant le passage maritime au nord-est, le phare est maintenant entièrement automatisé. L' allumage et l' extinction du feu sont commandés par l’intermédiaire d’une cellule photo-électrique. Depuis 1978, une tour radar accompagne le Stiff dans sa permanente surveillance des « rails » de l’entrée de la Manche.

Michel Berthelé le guetteur de Ouessant

Michel Berthelé a été gardien de phare durant trente-quatre ans, dont vingt-quatre consacrés au phare du Stiff, sur l’île d’Ouessant. Le Stiff, il connaît. "Quand il y avait tempête, le vent pouvait grimper jusqu’à 180 km par heure." C'est ici qu'il vécut avec sa femme et ses cinq enfants.
Il a vu sa fille naître sous le toit de la maison qui se trouve à proximité du phare. Dans l'enceinte passaient quatre moutons noirs, malgré le vent et les embruns Thérèse arrivait à tenir un joli petit jardin. La petitre chienne Louzou savait faire la fête aux touristes qui voulaient monter dans la tour de guet. Trois fois Michel a repeint l'extérieur de la tour 630 m2 à peindre en trois couches. Cela faisait 100 kg de peinture blanche pour la tour et verte pour le socle "cela faisait plus propre"!. Une des deux expositions installées dans les habitations restaurées par le Conservatoire du Littoral, est à son honneur. Vingt-six panneaux faits de morceaux de voile ont été recouverts de textes poétiques, inspirés de ses carnets de notes.

L'abeille noire

L'autre exposition est dédiée à l'abeille noire. Les apiculteurs ouessantins, hébergés de façon permanente sur ce site par le Conservatoire du littoral, possèdent une souche unique d'abeilles, totalement épargnée des pollutions d'origine continentales.

La muséographie de Ouessant de A à Z a été réalisée par Mille Lieux sur la Terre


P O N T - A V E N   A R C H I T E C T U R E   D U   M U S É E 

Le renom de Pont-Aven est associé à la peinture et à son site remarquable. Les élus du conseil municipal de Pont-Aven ont décidé de franchir une nouvelle étape dans la création du nouveau musée de la ville. Le budget de 6 millions d'€ HT a été validé. Le bâtiment sera installé dans l'actuel hôtel de ville. Ce bâtiment qui était une annexe de l'hôtel Julia, construite pour accueillir les peintres que le seul hôtel ne pouvait héberger. Une construction qui fut ambitieuse, avec des verrières à l'étage pour servir d'ateliers. La surface du musée s'en trouvera doublée. Les 600m2 d'espace d'accrochage seront de 1.800m2 dans le futur bâtiment.

Dans le cadre de la réalisation du chantier du musée de Pont-Aven, une conférence était proposée au public sur le thème de l’architecture des musées. Elle était animée par Monsieur Marc Quelen, architecte DPLG de l’Atelier de l’Île qui a été fondé en 1986 à Paris dans l'Ile St Louis, En 1999, l’atelier a ouvert un deuxième pôle architecture et paysage dans le grand Ouest (Brest et région). Il a été retenu sur 80 pour réaliser la restructuration du Musée de Pont-Aven. Attaché à la diversité des exercices de la profession d’architecte, à l’association des spécialités et des complémentarités, l’atelier a participé à de nombreux projets que ce soit en maîtrise d’ouvrage, architecture, muséographie, scénographie, urbanisme, aménagement urbain, paysagisme ou conseil.

La présentation de la restructuration au public a été fort intéressante, permettant de mieux comprendre l'utilisation qui va être faite de l'ensemble des locaux, leurs modifications, et installations.


P O N T - A V E N   S O U T I E N   D E   L A   F O N D A T I O N   D U   P A T R I M O I N E 

Le chantier de recréation du musée de Pont-Aven implique la rénovation de l’ancienne annexe de l’hôtel Julia, actuelle Hôtel de Ville de Pont-Aven. Julia Guillou (1848-1927), célèbre hôtesse des peintres de Pont-Aven, a donné son nom à l’hôtel et son annexe qu’elle a fait construire entre1881 et 1900. A l’origine, la clientèle se constitue parmi les peintres américains et anglais qui fréquentent Pont-Aven depuis les années 1865. La bonne réputation du lieu, de sa table et de son hôtesse se répand rapidement. Le célèbre Docteur Barnes compte notamment parmi les hôtes les plus prestigieux. L’annexe accueille à l’époque la salle à manger, les cuisines et le bar,les chambres et les ateliers dont on aperçoit encore aujourd’hui les verrières.
Il s’agit d’un édifice, aligné sur rue, de cinq travées rythmées en façade par une enfilade de baies et portes vitrées en plein cintre. Des garde-corps en ferronnerie habillent les balconnets et baies. Le soubassement est constitué d’un appareillage simple et régulier en pierres de granit
taillées tandis que le reste de la maçonnerie en moellon est recouverte d’un enduit blanc. Une alternance de corniches horizontales croise des plates-bandes verticales. Dans la partie gauche, une porte cochère donne accès à l’intérieur du bâtiment et à la cour intérieure.
De nombreux tableaux conservés par le musée de Pont-Aven sous appellation « musée de France », dont certains proviennent de l’annexe de l’hôtel Julia, constituent un ensemble patrimonial précieux que nous souhaitons valoriser en les réintégrant dans ce bâtiment, qui deviendra d’ici 2014 leur nouvel écrin.
Recréer le musée de Pont-Aven dans l’annexe de l’Hôtel Julia, ce grand bâtiment de cinq niveaux qui surplombe de sa hauteur majestueuse la ville et ses paysages, c’est permettre la préservation d’un patrimoine historique, témoignage de l’histoire artistique incontournable du territoire local. C’est aussi sauver un bâtiment en prise à une grande dégradation liée au temps et qui nécessite une rénovation de grande ampleur.
C’est pour ces raisons, que la Fondation du Patrimoine s’associe au projet en apportant son soutien au lancement d’une souscription publique auprès de la population.Chaque don donne droit à une déduction fiscale. Les dons peuvent se faire directement au musée dans l’urne prévue à cet effet, ou par courrier à l’adresse du musée place de l’hôtel de Ville 29930 Pont-Aven, ou par Internet via le site sécurisé de la Fondation du Patrimoine.www.fondation-patrimoine.org


O U E S S A N T   A R C H I S U B   R E S T A U R E   L A   T O M B E   D E   M A G E 

La tombe d'Eugène Mage, lieutenant de Marine né à Paris le 30 juillet 1837, vient d'être restaurée par un membre de l'association Archisub, dans le cimetière de Ouessant. Eugène Mage était commandant, en 1869, de la corvette à vapeur La Gorgone, un navire de la Marine française qui fut jeté sur les Pierres Noires, au large de Saint-Mathieu. Le navire se fracassa sur les rochers, dans la nuit du 18 au 19décembre 1869, entraînant la mort de ses 93 hommes d'équipage. Des passionnés de recherches sous-marine ont découvert l'épave de La Gorgone et de nombreux objets, dont la plupart ont été exposés au musée des phares et balises du Créac'h. Intérêt historique important que cette découverte, pour la connaissance de ces premières corvettes à vapeur qui, en appoint de leurs roues à aubes, conservaient leurs voiles sur deux ou trois mats. D'autre part les plongeurs ont également mis au jour l'histoire extraordinaire du lieutenant Mage qui, avant de mourir à 32ans avec son équipage, avait eu une carrière d'explorateur sous les ordres du général Faidherbe, à Gorée et sur le fleuve Sénégal.Mage donna la première description détaillée de l’empire Toucouleur de Ségou dans son Voyage au Soudan occidental, édité en 1868. Il lança aussi une campagne d'exploration au sud Soudan et sur le fleuve Niger. Cet ami de Jules Verne a décrit ses aventures aventures africaines. Il a inspiré Jules Verne pour des ouvrages comme «Cinq semaines en ballon» et «Le village aérien» et «Les naufragés du Chancelor».


I L E S   L E S   C O M P T A G E S   P A R   D A L L E S   A C O U S T I Q U E S 

C'est désormais chose faite à Groix, deux techniciens de la société Ecocompteur, sont venus à Groix pour équiper le site du Trou de l'Enfer d'un système de comptage des visiteurs. Cette plaque de détection acoustique totalement invisible est enterrée à l'entrée du site. Chaque passage de piéton au niveau de l'éco-compteur est enregistré, grâce à un système GPS, les données sont ensuite envoyées et enregistrées sur un serveur géré par la société Ecocompteur, la commune peut ainsi se connecter pour récupérer les données. Ce dispositif, destiné à comptabiliser le nombre de passages journaliers sur le site, est financé par le Comité régional du tourisme de Bretagne. La fiabilité est de+ou- 5%. A quand l'installation des capteurs vélos et autos ?

Une stratégie globale mise en oeuvre

La pose du même dispositif à Belle-Ile, L'Ile aux Moines, Ouessant, Batz et Bréhat est prévue. Le pôle Observatoire du CRTB va disposer d'un indicateur de fréquentation entre ces différents territoires et pourra travailler à la définition de seuils d'alerte permettant d'en garantir le développement touristique durable et de sensibiliser les acteurs à la gestion de leur état de santé.


L E   P A L A I S   L A   F E M M E   E N C E I N T E   É T A I T   T O M B É E   D U   B A T E A U 

Le 13 août dernier, une passagère du navire Le Palais de la Compagnie des Iles dirigée par Philippe Gouret est tombée à l'eau alors qu'elle se trouvait à bord, sur la plage arrière. La passagère, enceinte, s'était appuyée sur le portillon bâbord qui s'est ouvert sur l'extérieur. C'est un passager qui avait donné l'alerte. Un matelot avait lancé un cordage et la jeune était parvenue à remonter à bord du bateau, par l'échelle de pilote, prise en charge par l'équipage, puis à son arrivée au Palais, par les sapeurs-pompiers de l'île, la rescapée avait subi deux jours d'interruption temporaire totale.

Le bureau d'enquête sur les accidents de mer a ouvert une enquête technique le 24 novembre dernier pour comprendre et surtout prévenir ce type d'accident. Les conclusions de ce rapport viennent d'être rendues publiques et résument : « La conjugaison du poids de la porte et de la personne appuyée, et un peu de roulis, a contribué à désolidariser les rivets de la plaque. » Les conclusions portent sur une enquête technique.
Cependant en parallèle est actuellement menée une enquête judiciaire, la victime avait porté plainte. Le parquet de Lorient a été saisi de cette affaire.


A R M O R   N A V I G A T I O N 

ARMOR NAVIGATION propose une excursion vers l'Ile de Bréhat. Au départ de la gare maritime de Perros-Guirec, pour 29 milles marins de navigation côtière en direction du Sillon de Talbert, le phare des Héaux de Bréhat, l'Estuaire du Trieux, Loguivy de la Mer... Un transit maritime exceptionnel vers une des plus belles îles de Bretagne.
L’Archipel des Sept-Îles :Au large de la superbe côte de Granit Rose, entre Perros-Guirec et Trégastel, les Vedettes vous font découvrir l’Archipel des Sept-Îles. Royaume des oiseaux marins, cet ensemble d’îlots rocheux est un site naturel protégé, classé Réserve Naturelle depuis 1976. L’Archipel des Sept-Îles abrite 27 espèces d’oiseaux nicheurs dont 15 espèces d’oiseaux marins, soit plus de 25000 couples. Sur l’île Rouzic, vous découvrirez l’unique colonie française de fous de bassan, qui vivent ici par milliers. Il y a aussi des centaines de macareux-moines, cormorans huppés, petits pingouins, guillemots de Troil, fulmars boréaux, goélands marins, argentés et bruns… dans le creux des rochers. Un groupe d’une trentaine de phoques gris vit en permanence sur cette réserve naturelle, mais son observation reste aléatoire. Au retour, vous longerez la célèbre Côte de Granit Rose, massif granitique sculpté par l’érosion depuis plus de 300 millions d’années. Durant la sortie en mer, le marin animateur ne se contente pas de parler des oiseaux. Il évoque notamment la côte de Granit rose mais également l’histoire des Sept-Iles.La seule façon d’approcher ces oiseaux est d’emprunter les vedettes à passagers de Perros-Guirec qui proposent des excursions autour de cet archipel :
Un transit maritime exceptionnel vers une des plus belles îles de Bretagne.www.armor-navigation.com


I L E S   H A N D I C A P   E T   M O B I L I T É   R É D U I T E 

Depuis le 1er janvier 2012, les navires à passagers doivent respecter les dispositions concernant les personnes à mobilité réduite, c'est à dire toute personne ayant des difficultés pour utiliser les transports publics, telles que :
– les personnes handicapées ;
– les personnes en fauteuil roulant ;
– les personnes de petite taille, taille égale ou inférieur à 1 m 40
– les personnes âgées et les personnes marchant difficilement ; personne âgée de plus de 75 ans.
– les femmes enceintes de plus de cinq mois et les personnes accompagnées d’enfants de moins de 4 ans.
de même pour les personnes handicapées, c'est à dire toute personne atteinte d’une ou de plusieurs des déficiences suivantes :
– physiques ;
– visuelles ;
– auditives ;
– cognitives, mentales ou psychiques
Les personnes à mobilité réduite désirant bénéficier des aménagements prévus à leur attention doivent indiquer à la compagnie la nature et le degré de leur handicap ou les besoins particuliers d’assistance. Ces informations doivent être transmises à la compagnie suffisamment tôt, et au moins 48 heures avant le début du voyage, en ce qui concerne les besoins particuliers d’assistance.
1. Les compagnies sont tenues d’informer les personnes à mobilité réduite des services offerts à bord en termes d’accessibilité. Ces informations sont disponibles également en braille et en gros caractères (corps 16).
2. Les compagnies ne peuvent pas refuser :
– d’accepter une réservation ou de vendre des billets pour cause de handicap ou de mobilité réduite ;
– d’embarquer une personne handicapée ou une personne à mobilité réduite disposant d’un billet valable.
3. Nonobstant les dispositions ci-dessus, les compagnies peuvent refuser d’embarquer des personnes handicapées ou à mobilité réduite lorsque :
– la conception du navire à passagers ou les infrastructures et les équipements du port, y compris les terminaux portuaires, rendent l’embarquement, le débarquement ou le transport de la personne concernée impossible dans des conditions sûres ou réalisables sur le plan opérationnel ; ou
– leur nombre est supérieur au nombre de places réservées à leur usage à bord ; ou
– les dimensions du navire ou de ses portes d’accès rendent physiquement impossible l’embarquement ; ou
– les conditions de mer ou de vent ne permettent pas un embarquement en sécurité de ces personnes.
4. Une compagnie qui fait usage des dispositions du paragraphe 3 ci-dessus, informe immédiatement la personne handicapée ou à mobilité réduite des motifs du refus. Sur demande, la compagnie communique ces motifs par écrit dans les cinq jours ouvrables qui suivent la demande.
5. Les compagnies sont tenues d’accepter les chiens d’assistance sans facturation supplémentaire. Les chiens d’assistance sont autorisés dans les locaux à passagers, y compris dans les zones où se trouvent les services de restauration.
1. Des consignes claires à appliquer en cas de situation critique doivent être prévues pour chaque personne à bord.
2. Des consignes en relief ou en braille doivent être remises aux personnes aveugles. Des consignes en gros caractères (corps 16) doivent être remises aux personnes atteintes d’une déficience visuelle.
3. Des consignes faciles à comprendre doivent être remises aux personnes atteintes de déficiences cognitives,mentales ou psychiques.
4. Des consignes informant des dispositifs visuels particuliers de sécurité sont remises aux personnes atteintes d’un handicap auditif.
5. Nonobstant les paragraphes 2 à 4 ci-dessus, sur les navires de faible capacité, les consignes peuvent être remplacées par une démonstration verbale et visuelle par l’équipage.
1. Tous les navires à passagers neufs ou existants relevant de la présente division doivent être munis d’un certificat d’accessibilité pour navire à passagers établi suivant le modèle figurant en annexe 190-A.11.
2. Le certificat d’accessibilité pour navire à passagers est délivré par l’administration, après une visite initiale, pour une période n’excédant pas dix ans et est visé annuellement après visite.
1. L’administration peut exempter un navire de tout ou partie des prescriptions de la présente division lorsque le navire considéré est un navire existant et que l’application des prescriptions de la présente division n’est ni réaliste, ni raisonnable ou est techniquement infaisable.
2. Le certificat d’accessibilité pour navire à passagers mentionne les exemptions accordées.


O U E S S A N T   1 5 0 0   L I V R E S   S U R   L E   T H È M E   I N S U L A I R E 

L'association Cali, organisatrice du Salon international du livre insulaire d'Ouessant, s'est tranformée en tornade blanche pour faire revivre le rez-de-chaussée de la villa Jeanne d'Arc. Désormais l'association dispose de cette maison dans le bourg de Lampaul, mise gracieusement à la disposition de Cali par la mairie.
Il reste encore beaucoup à faire pour que les locaux, inoccupés depuis quatre ans, et utilisés par le médecin de l'île ressemblent à quelque chose. Seul le rez-de-chaussée du bâtiment a été nettoyé, décapé, les sols ont été refaits les planchers remplacés, les murs et plafonds repeints. Il reste des fenêtres et portes à changer, ce qui sera effectué par la mairie.

Une bibliothèque de 1.500 livres

Depuis sa création Cali dispose d'un fonds spécialisé sur la thématique du livre insulaire, soit environ 1.500 ouvrages, qui étaient jusqu'à présent rangés dans la salle de veille du sémaphore. Ce fonds est composé notamment des ouvrages de tous les lauréats du salon et des écrivains en résidence, et aussi d'ouvrages acquis par l'association. La majeure partie des livres pourra être empruntée par les adhérents mais plusieurs oeuvres rares seront uniquement consultables sur place.


Cali devient «référent» du portail thématique breton pour la littérature insulaire

Une bonne nouvelle, pour les organisateurs du salon ouessantin. Ces résidences d'écrivains au sémaphore sont les seules en Bretagne à obtenir une bourse du Centre national du livre. Une reconnaissance qui va droit au coeur des membres de l'association.

Grâce aux partenaires que sont la commune, le Conseil général du Finistère, le Conseil régional de Bretagne, l' Etat, la maison de la culture insulaire, va ouvrir toute l’année. Ce sera un lieu permanent de culture, d’animations, de recherches, de partage et d’émotions, réunis autour de la culture insulaire. Il n’ existe aucune autre maison de ce type en France métropolitaine ou ultra-marine, dans le sens où elle sera dédiée à la rencontre de toutes les cultures insulaires et pas seulement celle d’une seule île ou d’une seule culture. Ce sera la maison de la famille des îles et de leur culture. C’est le lieu de fabrique des écritures de demain, c’est un espace public de partage. Un comité éditorial et scientifique va être mis en place en 2012.


L E S   I L E S   A C C È S   D I F F I C I L E S   P O U R   L E S   H A N D I C A P É S 

Le passage vers le continent est perçu comme une « épreuve » pour les personnes à mobilité réduite et âgées, de même pour les handicapés du continent qui veulent aller sur les îles. Trois éléments sont déterminants: la gare maritime, les ouvrages portuaires et les navires.

Les Gares maritimes

Classées en tant qu’établissement recevant du public, les gares maritimes sont pour la majorité propriété du conseil général. C’est ainsi à ce dernier que revient la mise en accessibilité de ces équipements pour l’accueil de personnes en situation de handicap. A l'heure actuelle seuls existent des aménagements simples et réducteurs de la notion d’accessibilité : sanitaires adaptés, stationnement réservé, et parfois comptoir abaissé, car ce n'est pas le cas partout ! On voit ainsi qu'il y a peu de prise en compte du handicap au-delà du handicap moteur associé aux personnes en fauteuil roulant. Une amélioration de l’accessibilité des gares maritimes est donc attendue.

Les quais d'embarquement

La montée à bord du navire et la sortie se font par des quais, ouvrages portuaires plus ou moins faciles d’accès selon leur état d’ancienneté, leurs formes et caractéristiques. Des conditions naturelles et maritimes viennent parfois accentuer les difficultés. Les ouvrages portuaires ne sont soumis à aucune réglementation concernant leurs conditions d’accessibilité. Dans la plupart des cas, un seul et même quai dessert le passage du public, des véhicules et des engins de manutention pour les marchandises. Le fort marnage cause parfois des difficultés supplémentaires, le lieu d’embarquement étant différent selon la marée. A Molène par exemple il peut y avoir transbordement ( transfert du navire vers une petite vedette aux abords de l’île pour le débarquement sur l’île ). Dû à la configuration du port et au faible espace disponible, certains ports, finistériens sont pourvus d’escaliers pour accéder au navire, exemple Ouessant et Molène. Ces escaliers sont composés de marches souvent assez hautes et étroites dont le nombre à gravir dépend bien entendu du niveau de la mer. Un véritable obstacle pour toute personne présentant des difficultés pour se déplacer, qu’elle soit âgée, déficiente visuelle ou motrice. A marée basse, l’embarquement vers l’île de Batz se fait au bout d’une estacade, ouvrage construit en hauteur sur l’estran et long de 580m. Le cheminement présente un fort dénivelé aux extrémités et s’avère dangereux en bout de parcours avec un passage très étroit entre les anneaux d’amarrage et une main courante disposée au milieu de l’allée. Quelques marches d’une faible épaisseur viennent clôturer le parcours lorsque la mer est très basse. Pour une personne en fauteuil roulant ou déficiente visuelle, l’accompagnement d’une tierce personne est indispensable. Une étude sur l’accessibilité des ports de Molène, Ouessant et du Conquet est menée par le conseil général du Finistère. Quant aux pontons qui est utilisé pour monter à bord, s'il a l’avantage de disposer de mains courantes, pour une personne en fauteuil roulant, le cheminement peut s’avérer trop étroit.
Unique cas parmi les îles du Ponant, la montée à bord des navires pour la desserte régulière de l’île d’Yeu se fait par une passerelle couverte, semblable aux tunnels d’embarquement en aéroport.

Les navires

Au 1er janvier 2012 Les Compagnies vont avoir plus d' obligations face à l’accueil des personnes en situation de handicap. Parmi celles-ci, on peut citer l’obligation d’informer en braille et en gros caractères les personnes à mobilité réduite des services offerts à bord en termes d’accessibilité.
Il faut noter que les navires de moins de 30 mètres de long peuvent se voir accorder des exemptions. Des efforts ont été effectués sur les bateaux des Compagnies en contrat de gestion de service public avec un département. Seulement la communication est faite autour de bateau " accessible" sans qu'aucune place ne soit réservée aux personnes handicapées à bord du navire ! La totale autonomie d'une personne handicapée à bord d'un navire est encore aujourd'hui très difficile.



F R O M V E U R   I I   L E S   I L I E N S   N E   T A R I S S E N T   P A S   D ' É L O G E S 


Le Fromveur II nouveau navire de la Penn ar Bed commandé par le conseil général du Finistère aux chantiers Piriou de Concarneau, et destiné à desservir les îles d'Iroise est un bateau plus économe et d'une exploitation en respect avec l'environnement. D'une longueur hors tout de 45m, le navire est équipé de moteurs de propulsion d'une puissance de 2 x 1.650 kW qui lui permettront d'atteindre la vitesse de 15 noeuds en charge. Les membres d'équipage sont au nombre de huit. Le Fromveur-II peut transporter six à sept conteneurs à bagages, deux conteneurs à vélo et entre six et douze conteneurs de fret.

Ce nouveau Fromveur est fait d’acier jusqu’au pont supérieur et d’aluminium en hauteur afin de gagner en poids. Toutefois, avec ses 580 tonnes sans chargement et sans passager (lège), ce navire est le plus lourd de la flotte du fait de la présence d’un ascenseur, de sanitaires adaptés et surtout de sa capacité à embarquer 365 passagers, 25 tonnes de fret solide et 38 m3 de fret liquide soit plus que l’Enez Eussa III.

De l'avis général, c'est une réussite.

Les Ouessantins trouvent particulièrement réussi le Fromveur II. C'est un bateau beaucoup plus confortable que son prédécesseur, avec des salons spacieux et une sonorisation bien meilleure qu'auparavant. Chacun s'accorde à dire que c'est vraiment un très bel outil à la disposition des populations insulaires.

Le Fromveur II, nouveau navire de la flotte départementale Penn ar Bed est totalement adapté aux besoins de l'armement et à la desserte des îles.

Pour Michel Stephan, son commandant, originaire d'Ouessant « C'est un bateau sain qui a l'air marin, les essais ont permis de valider sa tenue à la mer. C'est un bel outil de travail que l'on a essayé d'adapter au maximum de nos contraintes »
Pour le Chef mécanicien, Eric Barre qui a suivi la construction du navire à Concarneau. « Cela nous a permis d'avoir l'oeil de l'exploitant au jour le jour, c'est un point important. Le chantier Piriou était à l'écoute de nos conseils pour construire un bateau avec les contraintes imposées à celles d'un cahier des charges identique à celui des paquebots ».

1. Le confort des passagers

Il regorge de trésors d’ingéniosité pour optimiser le confort des passagers.

L’aménagement intérieur a été confié au designer Joël Bretecher, qui "avant de dessiner des yachts esquissait des Ferrari". Pour lui, l’intérieur doit être particulièrement bien soigné, épuré, presque minimaliste car appelé à durer au minimum 25 ans.

Par ses larges couloirs, il permet notamment la circulation des personnes en fauteuil roulant où l’espace bar leur sera aussi accessible. De plus, pour le transfert vers les hôpitaux, les personnes malades disposent d’un endroit leur permettant de s’isoler des autres passagers.

Le bateau est plus stable dans des conditions de mer houleuses. Deux propulseurs d’étrave identiques sont dimensionnés pour pouvoir maintenir le navire immobile en travers du lit du vent, avec les deux propulseurs d’étrave à 100 % de leur capacité avec un vent de 50 kilomètres/heure. De plus, un système de stabilisation anti-roulis par ailerons est actif dès la vitesse de 6 nœuds atteinte.

Autre préoccupation majeure, la sécurité des passagers. Le Conseil général du Finistère va bien au delà des réglementations en cours sur les aspects incendie et voie d’eau. Ainsi, les isolations éviteont la propagation des feux et le bateau dispose de 3 portes au pont principal pour l’évacuation des passagers par radeaux.

2. La protection de l’environnement et le développement durable

Le Conseil général du Finistère a été particulièrement attentif au respect de l’environnement et à l’application de ses principes de développement durable.
Le système de ventilation est particulièrement novateur en permettant d’alimenter les salons en air froid ou chaud selon la température existant dans les différents locaux.

Le Fromveur II consomme environ 400 litres par heure d’exploitation pour une vitesse d’exploitation à 15 nœuds ; cette vitesse permet l’économie de 230.000 litres de carburant par an. Pour réduire cette consommation, le bateau a été étudié dans sa forme et son système de propulsion. Outre l’optimisation de la carène et des propulseurs de type semi-rapides, la consommation globale de gas-oil est étudiée sur un cycle complet d’exploitation du navire en tenant compte des différentes phases de fonctionnement : mouillage, amarrage, opérations commerciales, route libre et manœuvres.

Les isolations phoniques limitent les bruits et les vibrations à bord vis-à-vis de l’équipage, des passagers, par une isolation acoustique des salons et d’une "enveloppe acoustique" autour de la salle des machines. A l’extérieur, les niveaux sonores émis (propulsion, échappement, hydraulique, ventilation, bruits liés pour le chargement et déchargement du fret…) sont atténués par la présence d’une grande hélice.
L’isolation thermique d’autre part limite la déperdition de chaleur en hiver et la surchauffe par l’ensoleillement en été, en accord avec les bilans thermiques de ventilation pour les situations hiver ou été. L’isolation thermique et phonique est complète pour le P.C. Machine avec des matériaux agréés et incombustibles.

Pour le revêtement de la coque, le Conseil général du Finistère a retenu un système d’antifouling à base de peintures silicone, garantie pour 5 ans permettant de retarder la mise en peinture du bateau.



M U S É E   D E   P O N T - A V E N   P O R T A I L   É D U C A T I F 

Dans le cadre du projet de recréation du musée, l’un des axes privilégiés est de développer le service des publics et notamment l’accueil des publics scolaires. Le musée bénéficie depuis 3 ans d’un professeur-relais missionné par la Délégation Académique à l’Action Culturelle de l’académie de Rennes, Geneviève Pouit-Godin. Le projet de portail éducatif permet de ne pas rompre les liens tissés avec les établissements et de faire partager aux plus jeunes cet événement exceptionnel.

13 étudiants répartis en binômes concurrents ont choisi dans le cadre de leur formation Projet d’expression web de s’engager dans la réalisation du projet de portail éducatif du Musée de Pont-Aven, soutenu conjointement par la Délégation académique à l’action culturelle de l’académie de Rennes et le Musée de Pont-Aven. L’équipe du musée et Geneviève Pouit-Godin ont conjointement d’abord défini un cahier des charges qui a été retenu par la commission de sélection de projets de l’IUT de Vannes puis ont assuré la liaison avec les étudiants et leurs enseignants pilotes, Florence Miton, Michel Adam, François Merciol, Francois Pouit, Xavier Roirand, pour élaborer la structure du site et finaliser les premiers contenus.
Dans le cadre d’un partenariat avec le Musée, l’académie de Rennes proposera prochainement aux établissements scolaires de suivre le projet et le chantier du Musée sur 2 ans. Cette opération est destinée à ouvrir de nouvelles opportunités pédagogiques en particulier dans les champs de la culture, de la pratique artistique et de l’histoire des arts, notamment en mutualisant ressources et projets menés dans les établissements.


I L E   T É V I E C   S Q U E L E T T E S   A U   S C A N N E R 

Deux squelettes de l’île de Téviec sont exposés à Paris au Palais de la découverte du 13 décembre 2011 au 17 juin 2012. Ils font partie de l''exposition "Préhistoire(s)" qui a été créée au Muséum de Toulouse. Ils racontent la vie sur les côtes bretonnes, 600 ans avant les menhirs.
Une statuette sert, malgré elle, de fil conducteur à l'apprentissage de la Préhistoire pour résoudre le double crime de la sépulture de Téviec, dont les deux squelettes, -conservés depuis les années trente dans les réserves du Muséum-, ont été remis à jour pour l'occasion et soumis aux techniques d'analyses contemporaines » : « Le visiteur se met dans la peau d'un archéologue et c'est parti, carnet à la main, pour collecter les indices le long de cette exposition interactive. Les questions fusent : à qui appartiennent ces ossements ? De quand datent-ils ? D'où viennent-ils ? Comment les outils découverts ont-ils été fabriqués ? Le visiteur devient un apprenti scientifique et mène une véritable enquête policière. Il doit résoudre, étape après étape, une série de points pour reconstituer le puzzle.

Au mésolithique (de 9600 à 5000 avant notre ère), l’eau monte et sépare les îles du continent, les derniers chasseurs-cueilleurs occupent le littoral. En Bretagne, ils ont laissé des traces à la Torche, Hoëdic, Beg er Vil (presqu’île de Quiberon) et sur l’îlot de Téviec, dans des amas coquilliers. L’amas de Téviec a été fouillé dans les années 20 par deux archéologues amateurs éclairés, Marthe et Saint-Just Péquart. Ils ont mis au jour dix sépultures abritant 23 individus. Partout en Bretagne, le sol acide a rongé les os. Ici, le carbonate des coquillages a tout préservé.

L’homme a vécu sur Téviec, alors presqu’île, de 5400 à 5300 avant notre ère. Que s'est-il passé sur l'île bretonne de Téviec, il y a 7 400 ans ?

Flèches et coups sur le crâne : des hommes et des femmes sont morts violemment.

Traditionnellement et jusqu’à la récente étude de 2010, le squelette de droite était donné pour un homme et celui de gauche pour une femme. De fait, une fois la résine et les reconstructions faites en 1938 enlevées, les deux bassins sont apparus comme étant du sexe féminin. Des analyses plus fines et surtout des prélèvements ADN confirment qu’il s’agit de deux femmes âgées de 25 à 30 ans présentant des traces de mort violente. Le corps de droite porte cinq impacts de coups sur la tête, dont deux mortels, ainsi qu'au moins une entrée de flèche entre les deux yeux. Celui de gauche présente deux traces de coups. L’expertise a été menée par le paléoanthropologue José Braga et par deux médecins légistes.

L'archéologue Grégor Marchand raconte cette histoire du mésolithique. http://www.dailymotion.com/video/xmsnc7_un-crime-prehistorique_tech

Les squelettes au scanner

Tandis que les recherches continuent en Bretagne sur ces amas, les squelettes de Téviec, eux, attendaient... Depuis les années 20, ils sont éparpillés dans les collections, surtout à Paris (Institut de paléontologie humaine) et à Toulouse (Muséum), où leur authenticité a été validée par les scientifiques. En 2008, le muséum les sort du placard, pour une exposition. « La première sépulture, mise au jour par les Péquart, est le sujet de notre exposition, explique Gaëlle Cap-Jédikian, chef de projet au Muséum de Toulouse. Sous des bois de cervidés, deux individus sont en positions fléchies, l’un contre l’autre, avec des offrandes et des parures. » Pour l’exposition, la préhistorienne a demandé à des anthropologues et médecins légistes d’enquêter, recherches ADN et scanners à l’appui. Et les révélations se bousculent ! Ces deux squelettes sont ceux de femmes, tuées violemment (coups sur le crâne, perforation au-dessus de l’œil), un troisième a reçu deux flèches. Les squelettes apparaissent alors, en 2010, sous un nouveau jour.« Ces sépultures sont exceptionnelles pour comprendre les sociétés, complète Gaëlle Cap-Jédikian. Les défunts sont mis en scène pour l’au-delà, Cela nous rapproche de l’humanité de la préhistoire. C’est très différent des menhirs, où il est impossible de s’identifier avec les constructeurs. » L’exposition (400 objets) a passionné le public toulousain (95000 visiteurs).

Les médecins toulousains, passionnés, souhaiteraient passer au scanner tous les autres squelettes ! Quant aux fouilles sur l’îlot breton, privé, elles ne sont pas programmées. Ces amas coquilliers sont pourtant fragiles et temporaires, victimes du tourisme et de l’érosion marine.


O U E S S A N T   L E U R   A   O U V E R T   S O N   C O E U R 

Nikos et Maria Vlandis et le petit Raphaël ont débarqué à Ouessant pour refaire leur vie. Ils avaient une une maison d'édition à Athènes. Ils ont du céder à des bibliothèques publiques les 2.000 livres qu'ils possédaient afin de fuir la crise grecque.

Pourquoi Ouessant ?

Parce que Nikos avait publié un roman «L'Ile des écrivains» dont l'histoire se déroulait sur l'île grecque de Samothrace et à Ouessant. Grâce en partie au festival du livre insulaire ils ont pu trouver facilement des contacts. Ils ont pris le bateau pour Ouessant, l'île leur a ouvert son coeur. Le couple habite dans une petite maison, non loin du Stiff. Le petit Raphaël, est inscrit à l'école. Nikos, quant à lui, vient de finir d'écrire un roman policier qui a pour toile de fond la crise grecque et recherche un éditeur. Il propose aussi ses services comme traducteur français-grec.

Nikos Vlandis talentueux jeune écrivain grec

Il a étudié le génie civil, a un doctorat en urbanisme de l'Université technique nationale d'Athènes, où il a également réalisé une thèse post-doctorale. A ce jour il a publié dix livres a édité et traduit la littérature, au nom de la maison d'édition «Magic Box». Vlandis se moque de notre ère et d'une génération qui cherche la célébrité à tout prix. Vlandis sait parfaitement allier thriller politique et histoire future. Dans Writersland son roman paru en 2006 et qui se déroule au XXIIè siècle, les plus grands écrivains de cette époque se sont isolés sur une ile lointaine qui est Ouessant. Etait-ce prémonitoire ?


G R O I X   E N   P A C K A G E 

Un petit coup de Breizh Box et voilà Groix en package ce qui est élégamment dit en fait ce sont des séjours « tout compris ». Cette formule de « package », tout le monde le sait, profite d’abord à l’organisateur qui prélève ses commissions, et dont la politique commerciale n’est guère influencée par des considérations de développement durable. Elle profite moins aux « partenaires » locaux contraints de serrer leurs prix jusqu’à des limites parfois déraisonnables. L’organisme qui vend les « packages » demande une « com » variable de 15 à 25% selon les périodes, ensuite il faut serrer le prix au maximum pour que l’offre soit alléchante, et à la fin de la saison, l’organisateur revient vers les prestataires : « je vous ai amené des clients, maintenant vous allez bien me refaire une ristourne supplémentaire sur votre chiffre ». Voilà comment on met les partenaires en string et en plus il faut qu'ils disent merci.
Cette formule assimile l' île, sa population, ses traditions, son âme, à un produit qu'on débite "sous blister" au supermarché internet. Les visiteurs en « package » sont à la recherche d’un forfait « tout compris » sans guère d'autres critères que le prix. L' île se trouve ainsi réduite à une simple « destination » de loisirs organisés, elle devient un terrain d’exploitation. Des initiatives de cette sorte nuisent à la qualité de vie des résidents, à l’environnement et présente le risque grave et élevé de livrer l’île, ses habitants à un mercantilisme effréné destructeur.

Depuis sa création en 2009, 5.000 personnes sont parties en week-end grâce à la Breizh Box sur le territoire du Pays de Lorient, avec un chiffre d'affaires de 600.000 €.


C O M P A G N I E   O C É A N E   L A   P R A T I Q U E   É C O - C O N D U I T E 

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.


O U E S S A N T   L ' A N C I E N   R I T E   D E   P R O  L L A 


Un rituel particulier à Ouessant a perduré jusqu’en 1962. Il est attesté d'ailleurs sur le registre paroissial depuis 1734. Il s'agissait de la cérémonie de proëlla qui remplaçait celle que ne pouvait avoir un marin disparu en mer et que la mer n'avait pas rendu. Pour que ces noyés sans sépulture ne soient pas condamnés à errer sans fin dans l’autre monde, les Ouessantins pratiquent pour le repos de leurs Anaon un simulacre d’enterrement.

Dès que le syndic des gens de mer, avait été prévenu administrativement de la disparition d’un îlien, il faisait part du décès du disparu à l'homme le plus ancien de la parenté, qui était chargé d' annoncer la triste nouvelle en se servant de cette formule invariable : Vous êtes avertis qu’il y aura, ce soir, proella chez ...

A la tombée de la nuit il se rendait à la maison du mort. Il entrait dans la cour, frappait trois petits coups à la vitre de la fenêtre. Ensuite il passait la porte en se contentant de prononcer la phrase sacramentelle : « Il y a proella chez toi ce soir, ma pauvre enfant… »

Sur la table, on étalait une nappe blanche, puis, sur cette nappe, on disposait en croix deux serviettes pliées. Au croisement de ces serviettes, on plaçait une petite croix, fabriquée avec deux bouts de cire béni à l’église le Jour de la Chandeleur. Cette croix était censée représenter le défunt. De tous les coins de l’île, les proches arrivaient pour le proella . Et la veillée de mort commençait. Une « prieuse » récitait les prières habituelles à laquelle l'assistance répondait.

Le lendemain, le clergé venait, comme pour un enterrement ordinaire. La petite croix de cire jaune était portée comme un cercueil jusqu'à l'église. Le prêtre célèbrait la messe, donnait l’absoute, puis dans une sorte d’armoire scellée dans le mur d’un des bas-côtés (que l'on peut toujours voir aujourd'hui), il enfermait la croix. Elle demeurait dans cette sépulture provisoire jusqu’au soir du 1er novembre. Ce jour-là, à l’issue des vêpres, on transportait en procession toutes les croix de proella, entassées au cours de l’année, dans un monument bâti au centre du cimetière pour servir de tombeau collectif à tous les Ouessantins disparus en mer sur lequel figure une plaque indiquant : « Ici nous déposons les croix de proëlla en souvenir des marins morts loin du pays, dans les guerres, les maladies et les naufrages. »


L E   D E R N I E R   M O U L I N   D ' O U E S S A N T   E N   A C T I V I T É 


Le moulin de karaes est situé à proximité du phare du Créac'h. Reconstruit à l'identique par le parc régional d'Armorique, il est le seul vestige visible aujourd'hui des moulins autrefois si nombreux (plus d'une centaine). Benoît Lauriou accueille les visiteurs dans le dernier moulin d'Ouessant. Ce moulin, il l'a restauré en mai 2010 avec Jean Claude Pellen. Toute la semaine, le moulin a produit de la farine de blé grâce au vent constant, broyé à la meule. Les Ouessantins et vacanciers ont pu s'approvisionner en farine complète pour réaliser crèpes et gâteaux. Le boulanger a ainsi pu faire un vrai pain d'Ouessant.

Les petits moulins d'Ouessant sont nés au XIXeme siècle.

Ils servaient principalement à moudre de l'orge. Hélas entre les deux guerres, du fait de l'approvisionnement en farine blanche depuis le continent, ils ont été peu à peu détruits. Les petits moulins étaient bâtis sur un socle en granit de presque 2m de haut sur 1,8m de diamètre. Le pivot était assuré par un axe métallique. Son orientation se faisait à l'aide d'un guivre. Les ailes mesuraient 3,4m et étaient en "arêtes de poisson", c'est à dire sans cotret.

Quatres autres moulins pourraient voir leur restauration.

Les moulins à eau et à vent n'ont aucun secret pour Benoit Lauriou originaire du Maine-et-Loire, il appartient à la cinquième génération de meuniers. Il préside aux destinées de l'association Cap sur les moulins et veille sur eux. Il a restauré le moulin de Troguer à la Pointe du Van, mais aussi de moulin à eau de Keriolet à Beuzec. Un projet de restauration et d'animation de quatre autres moulins a été proposé aux différents partenaires, à la commune, au conseil général du Finistère et au Parc d'Armorique .


G R O I X   N A V I R E S   À   P A S S A G E R S   A M É L I O R E R   L A   S É C U R I T É 

Conformément à l'objectif du Livre vert sur la politique des transports, à savoir l'amélioration de la qualité des liaisons maritimes, la Commission européenne a proposé un nouvel ensemble de mesures centré sur la sécurité maritime. Ces mesures visent à accroître la sécurité des passagers et à améliorer leur accès à bord de tous les navires dans l'Union européenne. Pour les navires rouliers à passagers construits avant le 1er octobre 2004, ils devront être en conformité, selon l'accord de Stockholm ou la convention SOLAS, sinon le retrait se fera progressivement pour les navires ayant atteint l'âge de 30 ans. La date limite du retait doit se faire en 2015. Voilà la raison pour laquelle le Saint-Tudy, après modifications pourra tenir jusque là, comme l'a indiqué Jo Brohan le "monsieur transports" conseiller général du Morbihan. De toutes les manières un bateau est à l'étude.


F U M A I S O N S   D ' I R O I S E   R E N C O N T R E   D E   L A   M E R   E T   D U   F E U 

Depuis quand les habitants de l'île de Molène, ont pris l'habitude de brûler dans leurs âtres des algues sèches, nul ne le sait. Toutefois ils développèrent un savoir-faire unique, le fumage aux algues, qui leur permettait de conserver leurs aliments en leur donnant une saveur incomparable. Grâce à cette tradition ancestrale, la recette de la saucisse de Molène, coupée au couteau, peu grasse, fumée aux algues de la mer d'Iroise, a un goût inimitable.

Harold Le Meur né au bord de la mer d'Iroise dans la jolie ville du Conquet, s’est passionné pour ce fumage aux algues. Il a démarré son activité en juin 2010 dans son laboratoire de 140 m2 ( 300.000€ d'investissement). Il a bénéficié de la bourse jeune créateur du Conseil Général du Finstière ( 4.000€ ). Ainsi sont nées les Fumaisons d'Iroise implantées au Conquet, en face des îles de Beniguet, Molène, Quéménès et Ouessant. Dans son laboratoire à partir de produits locaux sélectionnés avec exigence et rigueur, Harold perpétue et développe le savoir-faire des anciens en donnant sa propre interprétation de la saucisse de Molène et de spécialités charcutières locales pour la première fois fumées aux algues. Une saveur inoubliable la Molénette format chipolata, la Pikolenn la saucisse de Molène et la Mini-Molénette pour l'apéritif sont fumées au bois de hêtre et aux algues. Ses projets se concentrent maintenant sur les algues fraîches et les poissons de la mer d'Iroise. Il propose des ventes directes à son laboratoire rue Winston Churchill, la plupart de ses clients sont restaurateurs, il a des clients à Paris et en Allemagne. Ces saucisses font partie du repas pour quatre vendu par la boutique de l'Ile de Quéménès.


P O N T - A V E N   C H A N T I E R   D E   R E C R É A T I O N   D U   M U S É E 

Devenu trop petit et manquant de visibilité géographique, le musée de Pont-Aven, premier musée au monde consacré à l’école de Pont-Aven et troisième musée des beaux-arts le plus fréquenté de Bretagne, est engagé dans un projet de chantier destiné, d’ici 2014, à offrir aux touristes et publics locaux, un équipement culturel exemplaire sur le territoire breton. Les espaces du musée seront doublés et offriront des services plus étendus : salles des expositions temporaire et permanente agrandies avec une muséographie de qualité, librairie-boutique, point café et détente, salle de conférences et de réception, salle pédagogique destinée aux animations pour les enfants, un centre de documentation agrandi et modernisé, un espace paysager inspiré d’une oeuvre de Charles Filiger conservée au musée.

Pont-Aven, une longue histoire artistique, mais un musée récent

Le Musée de Pont-Aven est inauguré le 29 juin 1985. Né sans collection, il rassemble aujourd’hui plus de 1300 oeuvres et documents d’archives.

Le musée en quelques dates

Août 1939
On assiste à un premier regain d’intérêt pour le passé artistique de la ville : le maire de Pont-Aven inaugure une plaque commémorative fixée
sur l’ancienne Pension Gloanec rappelant le séjour fécond de nombreux artistes (Émile Bernard, Charles Filiger, Paul Gauguin, Paul Sérusier…).
Parallèlement à ce geste symbolique, les salons de l’Hôtel Julia accueillent une exposition consacrée à Gauguin et au groupe de Pont-Aven.
1953 Cinquantenaire de la mort de Paul Gauguin. Une rétrospective est organisée avec, pour point d’orgue, le prêt exceptionnel de La Belle Angèle, tableau alors conservé au Musée du Louvre
1960 Création de « L’association des Amis de Gauguin », présidée par Maurice Malingue. Son ambition est d’organiser une exposition par an à l’hôtel de ville, afin de valoriser l’esprit de l’école de Pont-Aven.
1971 « La Société de Peinture de Pont- Aven », présidée par Bertrand Queinec, se substitue à la précédente association. Elle est elle-même désormais rebaptisée « Association des Amis du musée de Pont-Aven ».
Automne 1984 Le projet de création d’un musée prend réellement corps et les travaux de construction et d’aménagement de l’établissement débutent.
29 juin 1985 Inauguration officielle du musée de Pont-Aven.

L’annexe de l’Hôtel Julia sera entièrement consacrée au musée. C'est un bâtiment riche en histoires.L’extension contemporaine se fera sur cour. Le musée aura une répartition claire des fonctions du musée et une grande lisibilité du parcours muséographique.


O U E S S A N T   L E   M O U T O N   N O I R   À   U N E   H I S T O I R E 

Depuis fort longtemps, les voyageurs, marins ou pêcheurs ont eu leur attention attirée par les moutons broutant au bord des grèves tout au long des côtes d'Ouessant.

Quelques références historiques

On ne connaît pas avec précision l'origine de la race. Toutefois, des documents de 1750 indiquent la présence de moutons sur l'île d'Ouessant, ces moutons sont signalés comme étant excellents mais de très petite taille. En 1852, on recense 6000 moutons sur les 1562 hectares de l'île. Les moutons étaient marqués à l'oreilles par des entailles (en 1970, 510 marques étaient déposées à la mairie). En 1899 ces ovins sont décrits de la façon suivante : " Une épaisse toison les recouvre, sorte de crin imperméable à la pluie, qui les fait paraître, non tondus, d'une grosseur raisonnable. Mais quand les ciseaux sont passé sur eux il ne reste plus que des bêtes au dessous de la taille d'un chien. Deux personnes mangent facilement un de leurs gigots dont la chair est très savoureuse. De très petite taille, d'une race particulière à l'île, ils ont de grandes cornes enroulées comme les cornes des mouflons ". En 1911, l'Encyclopædia Britannica indique que l'île d'Ouessant est peuplée de petits moutons noirs. C'est également à cette époque que la race acquiert son nom définitif de mouton d'Ouessant. En 1920, la race d'Ouessant est décrite comme suit : "C'est une race de petite taille et à développement lent, dont la taille ne dépasse pas 35 à 40 centimètres. La couleur de la toison est noire, marquée parfois de taches blanches sur la tête ; les mâles sont munis de cornes plates, minces, recourbées en arrière. La laine est courte et frisée. La chair passe pour être d'assez bonne qualité ". En 1935, un bateau grec, le Mikonos, s'échoua sur les roches à Galgrac'h libérant un bélier et deux brebis.

Importation de moutons blancs

Les moutons blancs furent importés sur l'île au début du XXe siècle pour agrandir la taille et aussi pour produire de la laine blanche plus recherchée à l'époque, engendrant de ce fait divers métissages qui firent peu à peu disparaître la race d'origine. A partir de 1976, le sauvetage de la race est entrepris par un groupe d'éleveurs passionnés emmenés par Paul Abbé. Ils s'appuient sur des troupeaux aux caractéristiques proches de celui que l'on pouvait trouver sur l'île à l'origine. Puis se forme le Groupement des éleveurs de mouton d'Ouessant. Sous leur impulsion, la race n'est actuellement plus menacée.

Les moutons en liberté doivent pouvoir s'abriter du vent. A cet effet, un certain nombre d'abris, en breton «gwasked», sont disséminés sur la surface de l'île, en dehors des terres cultivables. Construits comme des étoiles à trois branches, ils permettent aux animaux de choisir le côté vers lequel se réfugier, en fonction du vent. En pierres sèches ou en mottes de gazon, ces abris, autrefois nombreux, sont désormais plus rares.


Le mouton d'Ouessant est donc, comme son nom l'indique, une race endémique bretonne, qui existait sur l'île du même nom, jusqu'aux environs des années 1930. Cette race est la plus petite du monde. On le tenait pour sa laine, noire, qui ne devait pas être teinte pour la confection de vêtements.



G R O I X   L E   D É P A R T   D E S   B O L C H E V I S T E S 

Certains étaient là depuis 1914, c’étaient des slaves suspects, d’autres avaient été pris à Arckangel au moment du fameux « cordon sanitaire » et les autres avaient été recueillis sur divers points du territoire Français ou de concerts avec ceux que l’on appelait les révolutionnaires, ils préparaient au lieu de la Troisième République, le régime des Soviets.

Wladimir le lieutenant du 67ème d'Infanterie Russe.

Parmi eux se trouvait le lieutenant du 67 ème d’infanterie russe, Wladimir Brazio, de l’ancienne armée impériale russe. Agé de 24 ans, il parlait parfaitement le français, il était imprégné des théories de Tolstoi et était un grand admirateur de Lénine. Il avait été blessé sur le front de la Macédoine à Salonique et avait été évacué en France, où il connut les hôpitaux de la Côte d’Azur. Sa guérison coïncida avec l’abandon des alliés russes, et ne voulant plus combattre à son corps, il fut rendu à la vie civile.
C’est là qu’il monta à Lyon et s’affilia au groupement révolutionnaire et devint membre actif de la 3ème internationale. Son activisme fut prodigieux, et la police l’arrêta. Il fut alors dirigé vers un camp des environs de Bourges. Puis vint séjourner dans le Fort Surville de Groix où se trouvaient des sujets russes, moujiks et intellectuels.
Wladimir ne trouva pas le lieu à son goût, se révoltant il fut mis à l’écart dans le fortin de Manorven réservé aux récalcitrants. Mais dans la nuit du 1er au 2 mai 1920, il brûla la politesse à ses gardiens en réussissant en dépit d’énormes difficultés à déboulonner au moyen de simples pierres aiguisées? qui furent retrouvées dans sa cellule, à enfoncer la lourde porte de la casemate et à prendre le large. Il s’empara à Port-Tudy du canot de Gildas Tonnerre du Méné, mouillé au môle, avec tous ses agrès et avirons. Le cousin de Gildas, Julien de Kermoel qui se trouvait non loin, vit passer le canot mené par un homme à la longue chevelure. Quelques heures après Le Bris de Lomener qui pêchait au stoken au large de Gâvres, aperçut au point dit les « Caporaux » un bateau mené par un homme chevelu qui correspondait au signalement de l’évadé. Puis plus de nouvelles. Le « Gildas Marie » fut retrouvé sur la côte d’Erdeven à Kerhilio. Qu’était devenu le passager ? s’était-il noyé ? Non il s’était engagé dans la campagne bretonne, mais les gendarmes de Josselin le rattrapèrent à la mi-mai. Il fut ramené à Lorient et après son audition par le juge d’instruction, fut incarcéré.

Petite manifestation au chant de l’internationale russe

Lors de leur départ à la mi-juillet 1920, une petite manifestation eut lieu avec drapeau rouge et chant de l’internationale russe qui fut vite réprimée. Sous la garde de l’adjudant de gendarmerie Mevel, accompagné de plusieurs gendarmes les russes furent conduits à la prison de Lorient puis à la gare, leur embarquement se fit sous le commandement de M. Gide, commissaire spécial, et Bizoire, capitaine de gendarmerie. Ils allaient être conduits à Marseille puis ensuite vers Odessa.



O U E S S A N T   L E   P A R A D I S   D E S   P H A R E S 

Quelque soit leur port de départ, tous les bateaux font un arrêt à Molène avant d’aborder à Ouessant, à la cale du Stiff. Un vélo voilà un bon moyen pour découvrir l’île, attention les sentiers côtiers sont interdits aux vélos.
Pour guider les téméraires dans leur approche l’île et ses abords ont été dotés de six phares: deux sur terres le Créac’h et le Stiff et quatre en mer Men Korn, Kereon, la Jument et Nividig. Le plus ancien de l’ile et l’un des plus anciens de France est celui du Stiff, construit en 1695. Le plus grand est celui du Créac’h. Les autres signalent les écueils. Le record du temps de construction revient à celui de Nividig, à la pointe du Pern, qui a nécessité 24 ans de construction. Kereon dans le passage du Fromveur est surnommé " le Palace ", en raison de son plancher en marqueterie et de ses lambris en chêne de Hongrie.
On ne pouvait donc trouver meilleur endroit pour établir un musée retraçant la longue histoire des phares et balises. Il a ouvert en 1988. Le musée a pris place dans la salle des machines du Créac'h. Il est composé de lentilles, charbons, lampes à arc électrique, optiques géantes etc. Une réplique de la chambre du gardien du phare d'Ar Men est aussi visible.


O U E S S A N T   4 0 0   E S P È C E S   D ' O I S E A U X 

L'île d'Ouessant possède une avifaune riche de près de 400 espèces. Des oiseaux nicheurs aux oiseaux hivernants, en passant par les nombreuses espèces migratrices qui ont fait la réputation de l'île. Le Centre d'études du milieu d'Ouessant, association basée sur l'île et spécialisée dans les suivis naturalistes et l'éducation à l'environnement a réalisé une liste des oiseaux d'Ouessant. Pour chaque espèce, un calendrier décline la fréquence et l'abondance par décade, ainsi qu'un bref commentaire précisant le statut actuel. Fruit du travail d'observation de centaines d'ornithologues mené sur l'île depuis plusieurs décennies, ce document s'adresse à tous les passionnés d'oiseaux et d'Ouessant.


O U E S S A N T   L ' A V I F A U N E   M I G R A T R I C E 

L'intérêt de l'ornithologie sur Ouessant est double car l'île est non seulement un site de nidification important notamment pour plusieurs espèces d'oiseaux marins, mais aussi un carrefour migratoire très important.

Où voir les oiseaux ?

Les grèves de l'île accueillent par exemple de beaux groupes de limicoles en mai ou septembre ainsi que des ardéidés ou des anatidés. Les anses de Porz Doun et Porz Coret au sud-est de l'île en sont sans nul doute les plus fréquentées. Les pelouses aérohalines peuvent attirer les migrateurs friands d'invertébrés comme le Traquet motteux ou le Courlis corlieu. Les bruants nordiques, Bruant des neiges et Bruant lapon peuvent également effectuer de courtes haltes sur ces pelouses. La plage du Korz en fond de Baie de Lampaul est un important reposoir à laridés à marée basse, en basse saison touristique. Ce peut être l'occasion d'observer d'importants rassemblements de goélands bruns, de mouettes rieuses et mélanocéphales. Les deux réservoirs d'eau douce à Stang ar Merdy ainsi que les quelques marais et prairies humides du Nord de l'île peuvent être intéressants pour les limicoles dulçaquicoles, certains canards ou hérons. Les roselières du Créac'h, du Niou ou de Stang Korz abritent quand à elles les fauvettes paludicoles, le Bruant des roseaux et l'invisible Marouette ponctuée. On peut observera parfois le Pluvier guignard ou le Faucon émerillon sur les landes rases littorales de Kadoran, Lann Penn ar lann ou Ar Ru. Les prairies de Parluc'hen où de Kerlann sont favorables au Pluvier doré, au Vanneau huppé ou au rare Etourneau roselin. Les saulaies de fond de vallons concentrent une bonnes part des oiseaux effectuant une halte migratoire sur Ouessant et recherchant le couvert et la sécurité des seuls arbres de l'île. Sylviidés et gobemouches peuvent y être omniprésents en octobre. Ces milieux constituent également des sites de recherche des migrateurs rares très prisés des ornithologues présents sur l'île jusque début novembre. On peut notamment y trouver des espèces sibériennes comme le Pouillot à grand sourcil, le Pouillot brun, d'Europe de l'Est comme le Gobemouche nain ou des parulines venues d'Amérique du Nord.


G R O I X   L E   G O R Z E D   U N E   S T A T I O N   D U   M É S O L I T H I Q U E 

La côte sud-ouest de Groix exposée aux bourrasques de l'Atlantique offre un abri naturel, la ria de Port Saint-Nicolas bien connue des adeptes de la voile qui viennent y trouver un havre de repos durant la période estivale. La partie ouest de cette importante échancrure du rivage offre le spectacle d'imposantes falaises rocheuses au pied desquelles viennent se briser, en période hivernale, les déferlantes venues du grand large.Ces falaises sont recouvertes d'un vaste plateau tapissé de végétation rase d'où émergent de rares formations rocheuses permettant de s'abriter des vents dominants. C'est dans cet environnement aujourd'hui hostile que s'établit, il y a environ 6000 ans avant notre ère durant la période du Mésolithique moyen, un petit groupe de chasseurs-pêcheurs nomades. Plusieurs impératifs ont dû mener les hommes de la Préhistoire à choisir ce point de la côte pour y effectuer des haltes probablement saisonnières. En abordant par voie terrestre ou maritime cette échancrure du littoral, ils découvrirent le lieu idéal propice à leurs activités de chasse et de pêche. Dans un article fort intéressant M. Alain Le Guen, membre de la Société d'Archéologie et d'Histoire du Pays de Lorient met en valeur ce site de l'île de Groix. On peut y apprécier la qualité de ses dessins d'une grande précision. Il peut être lu sur le site de la Société d'Archéologie et d'Histoire du Pays de Lorient.


O U E S S A N T   L U X E   E T   N A T U R E   F O N T   B O N   M É N A G E 

Le jury du célèbre prix du magazine Marie-Claire a choisi de mettre l'accent en 2011 sur la beauté nature et les comportements écolos des créateurs. L'occasion de saluer la jolie histoire de l'Abeille Royale de Guerlain, un soin de la peau 100% naturel et composé des produits de la rûche. L'abeille est le symbole historique de la Maison Guerlain depuis près de deux cent ans.
Pour réaliser ce produit, Guerlain a porté son choix sur l'abeille noire d'Ouessant, une espèce rare à la production exceptionnelle. Les équipes de Guerlain ont tiré des butineuses une crème hydratante et cicatrisante. Au rayon anti-âge, le Sérum Jeunesse Abeille Royale, de Guerlain, pique notre curiosité avec son flacon de verre hexagonal à tête d’or. Le meilleur est à l’intérieur, venu tout droit du royaume des abeilles. Un flacon couronné en forme d’alvéole, surmonté du sceau de l’Abeille Royale, emblème de la marque depuis 1828. On appuie sur le bouton d’or du bouchon, et un aiguillon de verre libère le précieux nectar goutte à goutte. Guerlain a travaillé avec les experts des abeilles pour sélectionner et sauvegarder l’espèce la moins polluée, l’abeille noire d’Ouessant, dont le miel est un étalon de pureté.


O U E S S A N T   U N E   I N N O V A T I O N   S C I E N T I F I Q U E 

Spécialisée dans l'extraction d'ingrédients naturels actifs issus d'algues marines, la société Algues & Mer implantée sur l'île d'Ouessant, en plein coeur de la Réserve de biosphère de la mer d'Iroise, où l'on dénombre pas moins de 300 espèces de macro- algues, vient de lancer en Europe son nouvel actif nutritionnel, InSea2™, qui a montré son efficacité, lors d'une récente étude clinique, sur la régulation de la glycémie & de l'insulinémie prostprandiales.

InSea2™, une réelle innovation scientifique

InSea2™, extrait concentré de deux algues brunes, est un puissant inhibiteur des enzymes de digestion des glucides. InSea2™ diminue l’index glycémique d’un repas riche en amidon (-48%) mais surtout parvient, dès la première prise, à réduire l’index insulinémique et à augmenter la sensibilité à l’insuline. InSea2™ est donc un régulateur des mécanismes de contrôle de la glycémie et de l’insulinémie, avec ses conséquences sur la satiété, la lipogenèse, le stockage des graisses et l’intolérance au glucose…

Autres exclusivités mondiale

Ysaline®
Les algues rouges ont des mécanismes de défense étonnants pour contrer les attaques bactériennes. Elles synthétisent des molécules biocides puissantes. La championne des algues rouges est… Asparagopsis armata. Ysaline® est le 1er produit extrait d'Asparagopsis armata. II offre au formulateur la possibilité de réduire le niveau des conservateurs traditionnels. L'actif original permet de lutter contre l'acné, les micro-infections typiques des peaux grasses, les pellicules.

Ascophyscient® extrait de l'algue brune Ascophyllum nodosum est un polysaccharide sulfaté. Ses propriétés anti-âge protection (du collagène et de l'élastine) hydratantes et apaisantes ( anti-inflammatoire , cicatrisant ) ont été démontrées.

Récolte 100%durable

Seule Algues & Mer récolte les algues brunes sur l'ile. De façon 100 % durable : l'estran est divisé en zones par des points GPS. Chaque zone qui vient d'être récoltée est laissée en jachère pendant quelques années, jusqu'à repousse complète. La coupe se fait à la main, à 30 cm du pied, pour permettre une reprise immédiate et rapide de la croissance. La biomasse est donc parfaitement préservée.
Au milieu de la baie de Lampaul, Algues & Mer cultive une algue rouge très particulière : Asparagopsis armata. Algues & Mer est la seule entreprise au monde qui pratique cette culture, selon une technique brevetée d'origine, inspirée des pratiques ancestrales asiatiques. Une concession a été accordée, suite à un avis favorable de l'IFREMER, sur près de 5 ha. 13 km de filières sont ainsi immergées. Le bouturage est réalisé chaque année en automne, à partir d'algues sauvages. Depuis cette année, des visites grand public sur le thème des algues, avec visite des installations, sont organisées à Ouessant par la société de tourisme Kalon-Eusa. http://algues-et-mer.com


G R O I X   B O U R G U I B A   S É J O U R   S U R   L '  L E 

Le 4 mars 1954, après huit heures de vol, un avion s'était posé sur l’aéroport de Lann-Bihoué, pour le transfert de l’île de la Galite. Aussitôt le repas expédié le passager et les inspecteurs qui l’accompagnaient étaient montés dans une automobile qui les conduisit près de Lomener au petit port de Perello. Là il embarqua sur la vedette des Ponts et Chaussées qui portait le nom de « La Teignouse », le temps était beau, la houle des Courreaux ne se faisait que faiblement sentir sous la coque légère. Groix attendait son hôte en fin d’après-midi, il arriva avec un peu d’avance sur l’horaire prévu, quatre heures venaient de sonner quand la vedette se glissa entre les môles de Port-Tudy.

Sur les quais une centaine de curieux, un commissaire divisionnaire et une dizaine d’inspecteurs de la Sûreté du territoire se trouvaient là pour la circonstance. Mais on ne voyait pas plus d’uniforme de la gendarmerie qu’on a coutume d’en apercevoir en temps ordinaire à l’arrivée des Courriers de Lorient.

« La Teignouse » une fois amarrée, un des inspecteurs sauta à terre, il aida Habib Bourguiba à sortir de l’embarcation et à se hisser sur le quai ce qu’il sembla faire avec une certaine difficulté. Le leader du Néo-Destour n’était pas de grande taille, il avait les cheveux grisonnants, son visage aux traits tirés s’éclairait d’un paisible sourire. Sans doute se sentait-il soulagé d’avoir atteint le terme de ce long voyage qui semblait l’avoir fatigué.

Au devant des gens qui s’écartaient, il avança s’aidant de sa canne, mettant et retirant son fez écarlate, tandis que les photographes le mitraillaient à vive cadence. Le car de Monsieur Mellac stationna non loin du lieu de débarquement pour charger les arrivants. Derrière Bourguiba marchait ses porteurs de bagages. L’un d’eux marqua l’arrivée par un petit incident. Une ficelle cèda et le contenu du carton se répandit sur le quai. Il roula alors sur le sol, une multitude de petites boîtes, elles paraissaient contenir des remèdes. Bourguiba ignorait peut-être encore, que dans quelques minutes il serait le locataire d’un pharmacien, et se précipita pour aider à ramasser ce qu’un homme pas très bien portant jugeait particulièrement précieux pour sa santé. Ce maigre intermède contribua semble- t’il a le décontracter. Son premier regard avait été de toiser l’île, il semblait qu’elle venait soudain de l’apprivoiser, on remarquait son air confiant lorsqu’il grimpa dans le petit car Renault qui devait en un coup d’accélérateur le mener avec sa suite jusqu’à sa nouvelle résidence, située à une centaine de mètres avant d’arriver sur la place de l’Eglise, juste derrière la pharmacie de M. Bihan. Un ménage stérile de canaris, malgré le nid suspendu dans la cage jetait également une note claire en ce lieu de retraite forcée. Ces oiseaux ne seraient pas la seule compagnie de l’exilé. Deux chiens offriraient amicalement leurs échines poilues à ses caresses. Ce n’étaient pas des molosses de garde aux crocs féroces, mais deux pacifiques épagneuls dont l’un était vétéran de la chasse depuis longtemps blasé sur les malentendus des hommes. Habib Bourguiba prit possession du premier étage où deux chambres et un cabinet de toilette constituaient son appartement, ouvrant tout de suite sa fenêtre. Elle ne donnait pas sur la mer comme il l’espérait peut-être, mais au-dessus le ciel d’où il venait de tomber déplorait son infini lumineux qui inviterait souvent son alerte imagination à des voyages fréquents vers les brûlantes terres tunisiennes.

Après la débâcle de Dien Bien Phu en 1954, la France s’apprêtait à faire la paix en Indochine. Le nouveau président du conseil Pierre Mendès France s’attaqua alors aux questions épineuses du Maroc et de la Tunisie, alors également en pleine ébullition. Des soulèvements armés de plus en plus violents résonnaient dans tout le Maghreb contre la présence française. Pierre Mendès France envoya alors un émissaire à la rencontre du leader tunisien de la lutte pour l’Indépendance Habib Bourguiba en exil à l’île de Groix.

Le 4 juillet 1954, Habib Bourguiba attendait un journaliste dont la venue avait été organisée par les représentants du Néo-Destour à Paris.
Après une cordiale poignée de main et un souhait de bienvenue, d’un pas alerte, il l’entraîna dans la villa, où il était assigné à résidence. Là s’entama une libre conversation qui se poursuivit durant le déjeuner. Elle fut interrompue par un policier qui, comme un serviteur zélé, annonçait la venue prochaine de deux autres visiteurs. Bourguiba piqua une colère « C’est maintenant que vous me le dites ! Ils devraient être là depuis longtemps. Où sont-ils passés ? Vous surveillez qui ? Ce n’est pas moi qui risque de passer inaperçu. Allez les chercher ! »

Alain Savary qui connaissait déjà le chemin et Pierre Bloch, députés socialistes français, arrivèrent en effet quelques instants plus tard, mais ils avaient déjeuné de leur côté pour préparer l’entrevue qu’ils allaient avoir. Il ne faisait pas de doute qu’ils étaient dépêchés par le chef du gouvernement français. Les deux visiteurs repartirent le soir par le même bateau que le journaliste- ils le connaissaient pourtant bien- sans échanger avec lui plus de trois phrases… ni la moindre impression sur les propos que le leader tunisien leur avait tenus. Pierre Bloch serait plus enclin à parler, mais Savary le retint. Pas question de laisser entendre qu’ils avaient mis la dernière main à un mémorandum approuvé par leur hôte.

Bourguiba quitta Groix le 18 juillet à 6 heures 30 à bord d’une vedette de la Marine, il était accompagné du commissaire et de l’inspecteur de police qui l’avaient suivi depuis Tunis, de sa femme, une nièce et la fille de celle-ci à Groix depuis une quinzaine de jours. Après une traversée de quarante cinq minutes, Bourguiba mis le pied sur le continent dans le port de Lorient. Aussitôt Bourguiba pris en charge par une voiture de la Sûreté du territoire et sa suite qui prirent place dans des voitures furent conduits à la nouvelle résidence à Amilly dans le Loiret. Copyright AG



A V E C   L A   C O M P A G N I E   O C É A N E   B I E N V E N U E   C H E Z   L E S   G R E K S 

La Compagnie Océane a mis en place plusieurs formules de visites de l'Ile de Groix. Les Morbihannais bénéficient d'un tarif préférentiel à 16 € 70, aller et retour. Ils doivent en profiter pour mieux découvrir l'île des anciens pêcheurs de thon.

1.- Bienvenue chez les Greks

Rendez-vous en début de matinée, gare maritime de Lorient. Embarquement vers l’Ile de Groix. Arrivée à Port Tudy : découverte en liberté du “centre névralgique” de l’île, où la visite de l'Ecomusée est incontournable pour bien connaître l'île. Déjeuner sur l’île. L’après-midi, une découverte des sites principaux : Pen Men et son grand phare, l’impressionnant Trou de L’Enfer, les Grands Sables, la plus grande plage convexe d’Europe et la Pointe des Chats, mais aussi les petits villages.

2.- Secret de nature
Rendez-vous à la gare maritime de Lorient avec un guide accompagnateur “nature”. Embarquement à destination de l’Ile de Groix. De Port Tudy, départ en randonnée guidée :découverte des curiosités géologiques, l’île possèdant une Réserve Nationale Minéralogique. Pique-nique en cours de route. L’après-midi, le périple continue le long du littoral et à la découverte des villages. Retour à Port Tudy, temps libre avant le retour vers le continent.

3.- A bicyclette

Rendez-vous avec un guide animateur, gare maritime de Lorient. Embarquement pour l’Ile de Groix. A votre arrivée à Port Tudy, constitution des équipes et remise de carnets de route, comportant diverses énigmes destinées à s' orienter et à engranger des points ! Les vélos sont mis à disposition et… en route pour l’aventure ! Pique-nique L’après-midi, le rallye vélo continue. Retour à Port Tudy en fin de journée, petit temps libre pour flâner sur le port et proclamation des résultats.

4.- Groix embarquement immédiat
Rendez-vous à Lorient en début de matinée : visite commentée de la “ville aux 5 ports”. Déjeuner à Lorient. L’après-midi, visite guidée de la Cité de la voile, édifiée à la mémoire d’Eric Tabarly. En fin de journée, route vers l' hôtel. Dîner et logement en Pays de Lorient. Après le petit déjeuner, rendez-vous à la gare maritime de Lorient pour l' embarquement cap sur l’Ile de Groix… Débarquement à Port-Tudy : découverte en liberté. Une visite de l'écomusée s'impose pour bien connaître l'île. Déjeuner sur l’île. L’après-midi, excursion commentée en autocar vers les plus beaux sites de l’île. Flânerie à Port Tudy avant de prendre le bateau pour la traversée.

A bord des navires de la Compagnie Océane vous pouvez toute l'année faire cap vers les terres d'exception que sont Groix, Belle-Ile, Houat et Hoëdichttp://www.compagnie-oceane.fr



G R O I X   L A   H A C H E   N A V I F O R M E   D E   S T   S A U V E U R 

En 1971, Lucien Gourong, animateur dynamique du Foyer des Jeunes de Lanester avisait les membres de la Société Lorientaise d'Archéologie, du fait d'une trouvaille lors de travaux de jardinage sur la parcelle n°587 a section ZC, à Saint-Sauveur en l'île de Groix. Mme Guillaume avait mis à jour une splendide hache bipenne symétrique pratiquement intacte, seules quelques écaillures venant altérer la beauté de la pièce. Alain Le Guen, de Kerloret en Groix préhistorien confirmé, mesura la pièce: 160 mm de long, 40 mm de large au centre et son épaisseur atteignant 30mm au centre pour 40 mm au tranchants. Fusiforme, légèrement arquée, possédant une perforation régulière de 26 mm de diamètre, aux tranchants arqués. Les parois latérales de la pièce bombées sur l'épaisseur et en ogive sur la longueur. D'un poids de 320 gr. Cette hache en hornblendite du type C, d'un vert sombre piqueté de petits cristaux noirs; provenance probable Kerlévot en Pleuven Finistère Sud.

Depuis Mr Le Guen a continué des recherches en Bretagne et vient d'écrire un article intéressant dans le n° 38 du bulletin de la Société Lorientaise d'Archéologie, intitulé Néolithique Final-Chalcolithique Instruments perforés découverts en Morbihan, parfaitement illustré avec la précision et le soin qu'on lui connaît.

"Durant la période de transition, Néolithique final (vers 2300 av. J.-C.) et le Chalcolithique annonçant l’usage des métaux (vers 1700 av. J.-C.), des populations originaires d’Europe Centrale et Septentrionale vont se répandre en direction de la partie occidentale du continent européen. Porteurs d’une nouvelle technique d’instruments perforés, en pierre polie, divers courants migratoires vont transmettre leur savoir-faire auprès des différentes cultures néolithiques ; il en résultera une panoplie élargie d’objets perforés.

En Armorique, à la suite de ces contacts, de petits ateliers de production vont développer leurs propres techniques de fabrication d’instruments perforés, à partir des gisements de « roches dures » issues du Massif Armoricain (dolérite, diorite, éclogite, hornblendite…). Sur la côte sud du Finistère, l’atelier de Kerlévot en Pleuven va attirer particulièrement l’attention des chercheurs contemporains ; l’emploi d’une nouvelle « roche dure », la méta-hornblendite du type C, reconnue par MM. Giot et Cogné, a permis aux artisans néolithiques, prospecteurs avertis, de façonner une série limitée de « haches de combat » dites « haches bipennes » et « haches-marteaux ».

Par le biais des échanges maritimes et fluviaux (ce qui suppose un embryon de navigation), la fabrication de ce nouveau matériel essaime le long du littoral Atlantique, jusqu’en Poitou-Charentes, gagne le Centre en empruntant le Val de Loire, et entre en contact avec le Bassin Parisien.

La dénomination « haches de combat » couramment employée est-elle appropriée pour définir certains instruments perforés, en pierre polie ou, doit-on lui préférer les termes élégants d’objets « d’apparat ou de prestige ? ». Certaines haches perforées sont qualifiées de « naviformes », Voilà une surprenante catégorie qui, par l’harmonie de leurs proportions, vous font rêver de voyages…

Et voguent les « haches naviformes ».

« Naviformes », mais de quels types d’embarcations légères voulons-nous parler ? En canoë ou en kayak ; deux sortes de productions semblent sortir de l’atelier de Kerlévot en Pleuven. L’une, par son profil a des allures de « canoë amérindien » (G. Chevalier ; 2007), elle provient de l’Armor-Pleubian (Côtes d’Armor). La seconde, « bipenne symétrique » de l’Île de Groix, ainsi qu’un fragment de Kervignac (Morbihan), seraient plutôt du genre « kayak », embarcation traditionnelle des Esquimaux… "

Cette hache qui se trouve aujourd'hui conservée à l'Ecomusée de Groix, mériterait d'être davantage mise en valeur.


M O L È N E   L E S   O R M E A U X   L A B E L L I S É S 

Le label « ormeaux de Molène » valorise une pêcherie responsable et encourage l’activité de pêche sur les îles. En effet, la pêcherie d’ormeaux est très encadrée : taille minimale de 9 cm et quota annuel fixé par arrêté préfectoral sur proposition de l’Ifremer et des organisations professionnelles.
Un label permet aujourd’hui de valoriser cette production gérée de manière raisonnée et d’informer les consommateurs sur l’origine du produit.
Les ormeaux sauvages de Molène sont désormais commercialisés avec des étiquettes indiquant leur lieu de pêche. Ce label valorise à la fois l’espace marin remarquable dont proviennent ces coquillages et sensibilise le public à un type de pêche respectueux de la biodiversité. Il s’agit du premier label de produit pêché dans le Parc naturel marin d’Iroise. Ce label a été lancé en partenariat avec Normapêche, Bretagne qualité mer, le comité local des pêches maritimes du Nord Finistère et la criée de Brest. On trouve les ormeaux de Molène sur le marché de St Quentin à Paris dans le 10 ème arrondissement, à la saison bien sûr.

Comment les cuire

Il faut tout d'abord les sortir de leurs coquilles et laver la chair, puis les attendrir, sinon ils se raidiront à la cuisson. A Molène , on les met dans un torchon propre et on les cogne avec un gros galet. Les chairs sont ainsi écrasées sans les abîmer. On les essuye et dans une poêle il faut faire fondre du beurre salé dans lequel sont jetés les ormeaux légèrement farinés. La cuisson se fait à feu vif. Il faut bien les remuer pour les faire dorer de tous les côtés, pendant 5 minutes. Rajouter de l' ail écrasé, du persil plat hâché et un peu de beurre. Remuer le tout rapidement et servir chaud !

Il se décline désormais en bijou

Sa coquille a inspiré une jeune créatrice, Lydie Colleau. Un ami lui a ouvert la voie, après avoir fait fondre en bronze un des coquillages. Lydie travaille avec Gilbert Giraud qui gère avec son épouse Pascale une fonderie au coeur des Monts d'Ardèche ,«Font'art créations» à Saint-Martin-de-Valamas. L'ormeau est décliné en cinq tailles et trois patines argent, bronze et doré. Tout est ensuite travaillé à la main. La jeune femme espère maintenant pouvoir faire fabriquer deux collections par an.



L ' A R C H I P E L   D E S   S E P T   I L E S 

A quelques milles de la côte de granit rose, entre Perros-Guirec et Trégastel, un archipel sauvage de 40 hectares est le royaume incontesté des oiseaux marins, des milliers de fous de bassan, des centaines de macareux moines, petits pingouins, guillemots de troil, fulmars boréaux, cormorans huppés, goélands marins, bruns et argentés… nichant dans les creux des rochers.
L’archipel des Sept-Iles abrite 27 espèces d’oiseaux nicheurs parmi lesquelles il est possible d'observer 12 espèces d’oiseaux marins, soit plus de 20000 couples. L’Ile Rouzic accueille l’unique colonie française de Fous de Bassan (plus de 17000 couples). Un groupe d’une trentaine de phoques gris vit en permanence sur cette réserve naturelle.
Excepté sur l’Ile aux Moines, le débarquement est interdit.
La seule façon d’approcher ces oiseaux est d’emprunter les vedettes à passagers de Perros-Guirec qui proposent des excursions autour de cet archipel.www.armor-navigation.com



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