Iles et rias de Bretagne

Le PLU de Groix

Le conseil municipal a validé le projet de nouveau Plan local d’urbanisme. Il doit maintenant passer par le contrôle de l’État et l’enquête publique, au printemps. Le PLU sera soumis pour avis aux différents organismes puis à enquête publique. Les particuliers auront jusqu’aux vacances scolaires d’avril 2019 pour le consulter. L’approbation définitive aura lieu à l’automne 2019. Une centaine de logements devraient être construits à Locmaria et au bourg pour accueillir de nouvelles familles.

Groix sauf vents contraires bientôt 4 éoliennes flottantes

Les feux sont au vert, pour le projet d’implantation de quatre éoliennes flottantes de six mégawatts chacune qui devraient, sauf vents contraires, entrer en service en 2021. La commission d’enquête vient de rendre son verdict sous la forme d’un avis favorable. Ces éoliennes en mer ne sont qu’un projet pilote. Cette ferme installée entre Groix et Belle Île, sera raccordée au réseau public privé par un câble sous-marin d’une longueur de 30 km.

Groix les horaires de transport en bus change en janvier 2019

En janvier prochain les horaires des bus seront réaménagés. De plus, les particuliers auront la possibilité de demander téléphoniquement à être transportés depuis leur domicile jusqu’au bateau.

Ouessant une ferme à énergie décarbonée

Le projet « Phares », qui vise à créer une ferme à énergie décarbonée sur l'île d'Ouessant, vient de bénéficier d'une aide de 1,5 million d'euros du Conseil régional de Bretagne. Portée par  Akuo Energy, spécialiste de la production d'énergie renouvelable , sa réalisation, qui va réclamer entre 25 et 30 millions d'euros d'investissement, a été présentée au Salon des maires, à Paris. La société a prévu l'installation d'une éolienne terrestre de 900 kilowatts complétée par deux hydroliennes conçues par Sabella, à Quimper, qui produiront chacune 1.000 kilowatts d'électricité. Des tuiles solaires installées sur des équipements publics de la commune d'Ouessant et des serres photovoltaïques vont compléter le dispositif. « A ce jour unique au monde, cette ferme multi-énergie permettra à cette île d'être à 75 % autonome en énergie », estime Nicolas Maccioni, directeur des affaires publiques et des relations avec les territoires d'Akuo Energy. Il table sur une mise en service d'ici à fin 2021. Associé au projet, EDF va se charger de gérer le pilotage intelligent d'hybridation des différentes technologies et des batteries de stockage de l'énergie produite. L'objectif est d'équilibrer le niveau de consommation et de production. Des discussions sont en cours avec la Commission de régulation de l'énergie pour déterminer le prix d'achat de l'électricité produite.

Frédéric Le Gars maire de Le Palais déclaré inéligible

Le maire de Le Palais, Frédéric Le Gars, vient d’être déclaré inéligible pendant trois ans. Candidat aux sénatoriales, il avait remis ses comptes de campagne après la date limite de dépôt. Le maire bellilois termine donc son mandat mais ne pourra pas en briguer un troisième. 
La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait décidé de se pencher sur les comptes du maire de Le Palais, candidat aux élections sénatoriales en 2017, lors desquelles Frédéric Le Gars n’avait recueilli que 32 voix, soit 1,75 % des suffrages. Le mandataire financier du maire bellilois avait déposé les comptes du candidat avec une semaine de retard. Le jugement du Conseil constitutionnel est définitif. Frédéric Le Gars va achever ses mandats de maire et de président de la communauté de communes de Belle-Ile-en-Mer. Frédéric Le Gars se retirera donc de la vie politique de Belle-Ile-en-Mer en 2020.

Groix fréquentation touristique en hausse

Selon les chiffres de la Compagnie océane, la fréquentation touristique est en hausse de 3,8 % depuis le début de l’année. Le mois d’août a battu des records avec 7,6 % de passages en plus. La saison se poursuit encouragée par le beau temps. Groix est une destination de découverte et de randonnées. Des cheminements pour vélos et piétons ont été redéfinis par le service des espaces naturels, en concertation avec les associations Grek rando et Saint-Gunthiern. Les sites intéressants, fontaines et lavoirs, mégalithes, chapelles, seront mieux indiqués. Deux pistes cyclables seront aménagées du bourg à Locamaria et aux Grands Sables. Si tout se passe bien, les pistes seront utilisables en 2020. Le bureau de tourisme et la maison de l’île, sur l’emplacement de Ty Canot, devraient être livrés avant l’été prochain.
Au programme également, la rénovation de Port-Lay dont les travaux seront engagés au début de l’année prochaine. Seraient prévus 30 couchages à l’étage du bâtiment haut, une nouvelle cuisine et des espaces modulables au rez-de-chaussée.

Belle-Ile des voitures electriques en auto partage et des batteries pour le chauffage

Des voitures électriques, alimentées grâce au surplus d’énergie généré par les panneaux solaires installés sur le toit des bâtiments publics, seront proposées en autopartage à Belle-Ile-en-Mer dès avril ou mai 2019. Une dizaine de véhicules seront mis à la disposition des résidents et visiteurs de l’île sous la forme d’une location en libre-service, a indiqué le groupe Renault, l’un des partenaires du projet au côté de la Communauté de communes de Belle-Ile et de Morbihan énergies. Les véhicules, des Renault Zoé et Kangoo, seront alimentés par un réseau de bornes de recharge installées à proximité des principaux points d’intérêt de l'île.
Le Groupe Renault va également fournir au principal village vacances de l’île des batteries de seconde vie issues de ses voitures électriques. Celles-ci permettront de stocker l’électricité produite pendant la journée par des panneaux solaires avant de la restituer le soir, essentiellement sous forme de chaleur destinée aux bungalows des vacanciers. Le village devrait ainsi pouvoir étendre sa période d’ouverture, alors qu’il était jusqu’ici limité par les frais de fonctionnement de son chauffage central.

Les îles du Ponant plus loin dans la transition énergétique

Les habitants d’Ouessant ont été invités à aller plus loin dans la transition énergétique de leur île en adaptant leurs consommations d’énergie dans le cadre d’un smart grid ou « réseau énergétique intelligent » et d’une expérimentation heures creuses – heures pleines établies en fonction des productions renouvelables de l’hydrolienne et des panneaux photovoltaïques.Depuis 2017, EDF-SEI (Systèmes énergétiques insulaires) a installé un stockage de l’énergie qui permet d’accroître le recours aux énergies renouvelables et de réduire les consommations de fuel de la centrale thermique qui produit l’électricité. Grâce à un nouveau logiciel de pilotage (Energy Management System), EDF-SEI dispose d’une meilleure maîtrise du réseau pour garantir l’alimentation malgré les variations des productions de l’hydrolienne ou des panneaux photovoltaïques. Une première centrale photovoltaïque sur la salle omnisport, réalisée par le SDEF, est opérationnelle depuis l’été 2017. D’autres implantations sont actuellement à l’étude. L’hydrolienne Sabella va retrouver le Fromveur prochainement. Pour Ouessant, SMART ISLAND vise à développer des briques technologiques permettant de mieux piloter les consommations et favoriser l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables.

L’association des îles du Ponant a dressé un bilan d’étape de son programme de transition énergétique. Les premiers résultats sont déjà tangibles. Rénovation des mairies et bâtiments communaux, subventions pour la rénovation des hébergements touristiques, acquisition de véhicules électriques, conversion de l’éclairage public à la technologie Led et distribution de 13 000 spots aux habitants pour remplacer les ampoules conventionnelles. Robinets et pommeaux de douche économes… Tout y est passé, sans oublier les vieux frigos et surtout les congélos énergivores, deux fois plus nombreux que sur le continent, du fait du risque de pénurie lors des tempêtes, de la prépondérance de la pêche et du surcoût de certaines denrées sur place.
Les poules ont été mises à contribution. Une poule consomme 150 kg de biodéchets par an, ce sont ainsi 36,3 tonnes d’ordures ménagères qui ont été soustraites de la collecte, de la manutention et de l’expédition des déchets vers le continent. 

"Depuis trois ans beaucoup de choses ont été faites", a assuré le maire d'Ouessant et président de l'Association des îles du Ponant Denis Palluel. "Il y a aussi plein de promesses qu'il faut transformer avec un objectif de 50% d'énergies renouvelables d'ici 2023 et 100% d'ici 2030", a poursuivi l'édile, soulignant la nécessité de "déverrouiller certains freins techniques, mais surtout réglementaires", en référence notamment à la loi littoral qui empêche l'installation d'éoliennes près des côtes. Le projet de loi Elan, qui favorise l'installation d'éoliennes sur des territoires de taille réduite comme les îles, devrait lever ce frein d'ici la fin de l'année.

L'île de Sein est la plus en avance dans ce domaine grâce à l'installation de panneaux photovoltaïques sur différents bâtiments publics, avec 11,7% de ses besoins énergétiques couverts par les énergies renouvelables. L'île espère aussi installer à terme une éolienne de 35 mètres de haut pouvant produire 250 KWh, capable de couvrir 50% des besoins de l'île.

Ouessant attend à nouveau à partir de début octobre l'hydrolienne D10 de la société Sabella, avant l'installation d'ici 2 ou 3 ans de deux machines plus puissantes (D12) de 1 MWh chacune, afin de produire de l'électricité grâce aux courants marins. L'île compte aussi installer une éolienne et construire une centrale photovoltaïque.

Les îles de Bréhat, Batz, Groix, Belle-Ile, Houat, Hoëdic, Arz et l'Ile aux moines, connectées elles au réseau électrique du continent, tendent aussi à parvenir à une certaine autonomie énergétique.

Quemenes une marque jusqu'en 2022.
Les anciens locataires de l’île de Quéménès, dans l’archipel de Molène, avaient déposé la marque « Quéménès » autour des produits et services dispensés sur l’île. Le Conservatoire du littoral leur a demandé d’y renoncer. « Il y a eu un dysfonctionnement d’information au moment du dépôt de marque », admet Guillemette Rolland. Un accord oral jamais officialisé et un changement de direction plus tard, les vents ont tourné du côté du Conservatoire. « Nous ne nous opposons pas à la jouissance d’une marque sur un terrain public, mais elle doit être liée au temps d’occupation effective de cet espace public ». Mais ils gardent la marque, alors que de nouveaux locataires s’installent. 

Sur cette création et cette possession de marque, David et Soizic Cuisnier assurent ne pas avoir l’intention de demander des royalties sur les produits et les services de l’île. Sauf qu’ils restent propriétaires de la marque « Quéménès » jusqu’en 2022, avec six classes protégées concernant l’hébergement, la restauration, les vêtements, les chaussures, la chapellerie, les produits de l’agriculture, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, de l’aquaculture et de l’horticulture, les appareils et instruments scientifiques, les télécommunications. « On nous avait signalé la présence de nos pommes de terre dans un point de vente non alimenté par nos soins, c’est pour cela que nous avons souhaité protéger le fruit de notre travail et valoriser nos efforts sur l’île », expliquent-ils. Propriété intellectuelle contre présence effective sur un lieu rattaché à une marque, dans un espace public. Les juristes n’ont pas fini de batailler sur la question. Quoi qu’il en soit, il existe bien une Épée de Damoclès au-dessus des nouveaux locataires de Quéménès, qui souhaitent reprendre les mêmes activités que les premiers (hormis la récolte des algues par absence actuelle de licence). Le débat est ouvert on peut déposer une marque n’importe où et dans n’importe quel contexte

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.