Iles et rias de Bretagne

Barnabé file doux partage les livres à Ouessant

boite à livres
Un brin militant, un brin insulaire, totalement bibliovore, laissez-vous embarquer par les douces injonctions de Barnabé, ce petit mouton espiègle, passionné et têtu! Savez-vous que Barnabé est un petit mouton qui adore partager les livres?  Allez découvrir sa boîte à livres au Drudec. Prenez les livres qui vous plaisent et gardez-les pour un jour ou pour la vie. Venez déposer ceux que vous voulez partager. Laissez vos commentaires dans le petit carnet. Faites circulez les mots à l'envie!!! Quant à La boutique ephémère au Drudec à Ouessant, à droite sur la route du phare du Créac'h elle propose tous les jours de nouveaux produits. Cet été Barnabé accueille Pluie d'etoffes. Vous pouvez retrouver Barnabé file doux sur Facebook, ou sur le net. Tel: 06 20 53 64 06

Salon du livre Insulaire Ouessant du 23 au 26 aout

affiche livre
En 2018, l’association a chois le théâtre comme fil conducteur de son action littéraire, décliné avec celui de « Ile était une fois »  pour le salon de l’été. Cette résidence sera l’occasion pour Yves-Noël Genod et Fabrice Reymond d’écrire, en vu de son adaptation scénique, la suite d’un journal de marin publié par ce dernier en 2015. Ce texte a déjà fait l’objet d’une lecture augmentée au festival hors piste du Centre Pompidou en 2017 avec la performeuse et chanteuse Loreto Martinez Troncoso. Ce projet intégrera des paroles de marins et d’îliens de toutes sortes. Dans leurs utopies comme dans leurs dystopies, on y entendra des anglais qui ont quitté l’Europe pour rester indépendants et des Calédoniens qui voudraient la rejoindre pour le devenir.

Environ 3 000 personnes sont attendues à Ouessant pour le vingtième anniversaire du Salon International du Livre Insulaire qui se tiendra du 23 au 26 août. Au programme, des rencontres et dédicaces, des projections de films, des concerts et plusieurs remises de prix. Quatre jours consacrés aux livres dont les auteurs sont liés à la thématique insulaire. 
Sophie Salleron, l’auteure résidente de l’hiver dernier, viendra présenter « Vue sur mer, carnet de bord au sémaphore d’Ouessant. La harpiste bretonne Gwenael Kerleo donnera un concert payant à l’église Saint-Pol Aurélien, le 24 août, à 21 h. Le film « Les Sentinelles de l’Amer » sera projeté le 23 août. Les visiteurs pourront découvrir l’exposition du photographe Ronan Follic sur le thème des îles d’Ouessant et Sein ainsi que de la mer d’Iroise. Une dictée insulaire sera également organisée, le samedi 25 août, avec le concours de l’association « Les fêlés de l’orthographe ».

Temps fort de cette vingtième édition : 
La remise des prix du livre insulaire, 49 livres traitant de l’insularité sont en compétition et seront départagés par les membres du jury pour les quatre catégories suivantes : littérature générale, roman scientifique, jeunesse et policier.

Groix aux couleurs siciliennes

Quatre artistes bénévoles inventent mobilier et signalétique aux couleurs de la Sicile, pour accueillir les festivaliers du Festival international du film insulaire de Groix, sur le site de Port-Lay. Ces jeunes professionnels sont diplômés d’écoles d’art, de Brest à Montpellier. Ils s''inspirént des couleurs des barques siciliennes, des motifs ornant les chariots traditionnels. Ils terminent la signalétique avec les panneaux de l’an passé. ils vont peindre des pochoirs sur les routes qui mènent à Port-Lay et tendre si ils le peuvent une grande voile peinte au port qui puisse se voir depuis le bateau. Le festival se tient du 22 au 26 août.

Quemenes, Ô Kemenez Mon île, ma vie. Et comment je largue les amarres !

C'est un petit bout de terre riche d'histoire. L'île de Quéménès, 35 hectares à mi-chemin entre Le Conquet et Molène, a changé plusieurs fois de visage, au gré des siècles et des occupants qui ont foulé son sol. Un passé bien mystérieux et un caillou connu des seuls initiés jusqu'à sa dernière mue, largement médiatisée : l'installation, il y a dix ans, d'un couple d'exploitants. Jusque là nous aurions pu l'appeler Kemenez la discrète. Il y a peu de traces écrites sur Quéménès. Elle a été la propriété de l'abbaye de Saint-Mathieu. Au total, l'île a connu seulement six ou sept propriétaires, éclaire Marie-Thérèse Darcque-Tassin, fille de l'ancien propriétaire et auteure d'un nouveau livre sur le sujet.Quemenes Ô Kemenez Mon île ma vie... Et comment je largue les amarres ! Cet ouvrage qui paraît aux editions Petra relate trois histoires d'amour avec l'île, située à quelques encablures du Conquet et de l'ile de Molène. Un hommage au père de l'auteure, mais aussi à la mer et au mode de vie îlien. Seul les produits des ventes de la pêche et de la ferme permettait de faire vivre la famille. La mort d'Henri Tassin remit en question la présence de la famille sur l'île. José le gendre d'Henri Tassin prit le relais et s'efforça de poursuivre son oeuvre. Même lorsque le Conservatoire du Littoral lança le projet de ferme-auberge imaginé par des universitaires brestois, et s'avéra le début d'une succession d'évènements tragiques pour la famille. José Darcque la première victime, homme de parole et de confiance s'est senti écarté brutalement de la vie de Kemenez. Ce fut le paradis désenchanté. Aujourd'hui c'est une rupture amoureuse très douloureuse, le coup de grâce du Conservatoire du Littoral par le refus d'accorder, comme initialement prévu une autorisation d'occupation temporaire de la petite maison par l'auteure et son fils. Le pot de terre contre le pot de fer, au risque d'y laisser sa santé. Marie -Thérèse Darcque Tassin soutenue par son fils Quentin, décide de tourner la page et de vivre sans son île bien-aimée.

Réouverure de l'hôtel ouessantin Roc'h ar Mor pour Noel

Franck Jaclin vient d’acquérir l’hôtel ouessantin Roc’h ar Mor, fermé depuis fin 2014 et dont la réouverture est désormais programmée pour Noël. Il souhaite développer l’offre hôtelière et de restauration sur l’île, afin que les gens ne fassent pas systématiquement l’aller-retour dans la journée. Son projet a reçu le soutien de la Région Bretagne. Ce projet représente un investissement d’1 à 1,5 million d’euros, pour l’acquisition du bâti et la première tranche de travaux.

158 ans au service des Ouessantins

La congrégation des Filles de la sagesse rappelle ses deux dernières représentantes sur l’île, sœur Anne-Marie et sœur Ginette. Dévouées à l’assistance, la formation religieuse et l’éducation des populations défavorisées de l’ouest de la France, les Filles de la sagesse font partie de la vie ouessantine depuis 1860 : elles ont ouvert l’école Sainte-Anne en 1893 ; ont créé, en 1931, un ouvroir, transformé ensuite en cours ménager puis en Centre d’enseignement féminin rural ; ont fondé, en 1955, la maternité et tenu une petite pharmacie, jusqu’à l’ouverture d’une véritable officine en 1992, et enfin, ont ouvert, en 1987, un Centre d’hébergement temporaire pour personnes âgées, ancêtre de la Mapa. En 158 ans, 80 Filles de la sagesse se sont succédé sur l’île.« Les deux sœurs quitteront l’île fin septembre.

Belle-Ile Blanc à la pointe de la technologie

Actuel gérant de l'hôtel spa et thalasso, Castel Clara, à Bangor, Johan Dubourdieu a saisi l'opportunité de capitaliser sur une activité locale et innovante en créant le chaînon manquant du circuit de l'hôtellerie restauration à Belle-Île : la blanchisserie industrielle. La majorité du linge professionnel, et celui du Castel Clara en l'occurrence, est transporté par bateau pour être traité en grande quantité chez un industriel, à Quimper. Il a voulu (re)localiser cette prestation, pour plusieurs raisons : profiter de la mise aux normes exigée pour transférer l'activité buanderie de l'hôtel, et surtout montrer qu'il est possible de créer une entreprise à Belle-Ile et des emplois. Sur un terrain acheté à la commune de Palais Zone de Merezelle, Johan Dubourdieu a fait élever un bâtiment de 550 m², hyper-fonctionnel et ultra-moderne. Le projet relève aussi le défi d'être sobre (produits écolabellisés) et le plus économe possible. "Investir sur une île nous oblige au respect de l'environnement. Nous sommes contraints par l'insularité qui devient une source d'ingéniosité." La blanchisserie Belle-Île Blanc se distingue par la mise en place d'un système de récupération de chaleur et d'économie d'énergie. "L'air chaud des sèche-linges est utilisé pour préchauffer l'eau des machines à laver. L'eau de rinçage des laveuses est elle aussi récupérée pour démarrer le programme de lavage suivant", explique le dirigeant.
Belle-Ile Blanc est un outil à la pointe de la technologie, moins gourmand en énergie, plus vertueux en matière de consommation d’eau, moins polluant en gérant l’utilisation de produits lessiviels, intégrant même une mini station d’épuration pour remettre dans le circuit une eau neutre parfaitement décontaminée.Traiter le linge sur l’île, c’est éviter des transferts très énergivores qui ne conviennent ni en terme d’image ni vis-à-vis des problématiques environnementales actuelles sur un territoire aussi préservé que Belle-Ile
Le lancement de Belle-Ile Blanc génère la création de trois emplois durables. Des postes saisonniers seront ouverts pour éponger les pics d'activité. La clientèle de Belle-Ile Blanc est avant tout professionnelle : hôtels, campings, gîtes, chambres d'hôtes... "Nous pouvons aussi traiter le linge de travail des entreprises et celui des collectivités", souligne Johan Dubourdieu qui escompte travailler avec l'hôpital et les établissements de santé de l'île. Concernant ces structures, il précise : "Il s'agit dans ce cas d'une mise à disposition du personnel spécifique au sein de notre entreprise."

Belle-Ile le CPIE surfe sur la vague des vélos à assistance électrique

Le Centre permanent d’initiation à l’environnement propose « Les escapades vertes à bicyclette ». Fanny Azaïs, étudiante en en écotourisme, a participé à la création de trois éco-tours en vélo électrique. Accompagnés d’un éducateur à l’environnement les participants auront l’occasion de suivre un itinéraire cyclable, hors des sentiers battus en allant à la rencontre des acteurs de Belle-Ile. 

Le « Cycl’eau tour » emmènera les cyclistes au barrage d’Antoureau et à l’usine de traitement d’eau potable puis à la station de traitement des eaux usées de Bruté, soit 11 km dans la matinée.

L’escapade « Producteurs de saveurs » fera découvrir le Rûcher de l’Abeille Noire, la Bergerie de Jean-Marc et Nathalie, la ferme aromatique et la ferme maraîchère de Kerzo : 19 km en une journée.

« Art et Nature », un tour de 20 km, en partant de l’îlot Carton à Borvran, passera par Herlin, animation nature, crochet chez Léon Layon, le penseyeur à Bordrouhant pour finir à l’atelier des sœurs Thuillier, rue de la Manutention à Palais.

Réservation obligatoire au moins deux semaines à l’avance. Tél. 02 97 31 40 15. Dates prévues : 16, 19 et 26 juillet et 2, 23, 37, et 30 août.

Nouveau label pour l'Ecomusée du Niou à Ouessant

Le ministère de la Culture a établi un nouveau label pour Ouessant qui s'intitule le musée sort de ses murs. L''écomusée du Niou est le seul en Bretagne à entreprendre des actions extérieures, comme des expositions itinérantes, des rencontres avec les anciens, des diffusions de films, des conférences en relation toujours, avec le territoire insulaire. 
Cette année, une exposition sur la biodiversité insulaire est programmée en extérieur alors que la collecte d'objets pour reconstruire le musée se poursuit.

Iles du Ponant l'eau un bien précieux, campagne de sensibilisation

Les îles du Ponant accueillent deux millions de visiteurs par an. A Houat, où des élus des îles du Ponant se sont retrouvés pour partager leur expérience, la population passe de 250 habitants en hiver à 3 000 l’été. Sans compter les 100 000 visiteurs qui y font une visite à la journée. La question de l’eau y est d’autant plus prégnante que l’île est contrainte d’assurer elle-même son approvisionnement, contrairement aux îles les plus proches du continent qui sont ravitaillées par des conduites sous-marines. A Houat, jamais l’eau n’a encore fait défaut. Ce n’est pas le cas de Sein, de Molène ou de Belle-Ile, qui ont été confrontées à des ruptures d’approvisionnement par le passé. À Houat comme dans les autres îles du Ponant, le rapport à l’eau est donc névralgique. Il imprime sa marque au quotidien, pour les besoins vitaux des habitants, mais conditionne aussi les capacités de production agricole, le volume de touristes absorbable et, plus largement, le développement économique des îles. Les habitants le savent, qui le plus souvent ne sont pas dépensier en la matière;

Le maire, Andrée Vielvoye hausse le ton quand elle voit certains de ses administrés agir de façon inconséquente. À l’heure actuelle à Houat, on produit 23 000 m³ pour 20 000 m³ consommés, une petite marge. Le PLU adopté en 2017 comprend trois dispositions qui visent à limiter la consommation en eau ou sa déperdition. Les parcelles construites de plus de 400 m² doivent rester enherbées sur la moitié de leur surface. La récupération d’eau pluviale par l’installation d’une citerne est hautement recommandée. Enfin, les piscines sont proscrites.

Du côté de l’île de Sein, la consommation moyenne par foyer est de 20 m³, moins que la moyenne, ce qui s’explique par l’utilisation des citernes. L’île compte 250 citernes pour 360 maisons.

Une campagne de sensibilisation va être menée de concert avec l’Agence de l’eau , dans les îles du Ponant. Elle passe par l’information des habitants et surtout des gens de passage, qui se verront rappeler les bons gestes pour une consommation d’eau et d’énergie la plus sobre possible. Des kits économiseurs d’eau, d’une utilisation très simple, seront également mis en vente à prix très modique : 2 € le boîtier.

Quemenes une marque jusqu'en 2022.
Les anciens locataires de l’île de Quéménès, dans l’archipel de Molène, avaient déposé la marque « Quéménès » autour des produits et services dispensés sur l’île. Le Conservatoire du littoral leur a demandé d’y renoncer. « Il y a eu un dysfonctionnement d’information au moment du dépôt de marque », admet Guillemette Rolland. Un accord oral jamais officialisé et un changement de direction plus tard, les vents ont tourné du côté du Conservatoire. « Nous ne nous opposons pas à la jouissance d’une marque sur un terrain public, mais elle doit être liée au temps d’occupation effective de cet espace public ». Mais ils gardent la marque, alors que de nouveaux locataires s’installent. 

Sur cette création et cette possession de marque, David et Soizic Cuisnier assurent ne pas avoir l’intention de demander des royalties sur les produits et les services de l’île. Sauf qu’ils restent propriétaires de la marque « Quéménès » jusqu’en 2022, avec six classes protégées concernant l’hébergement, la restauration, les vêtements, les chaussures, la chapellerie, les produits de l’agriculture, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, de l’aquaculture et de l’horticulture, les appareils et instruments scientifiques, les télécommunications. « On nous avait signalé la présence de nos pommes de terre dans un point de vente non alimenté par nos soins, c’est pour cela que nous avons souhaité protéger le fruit de notre travail et valoriser nos efforts sur l’île », expliquent-ils. Propriété intellectuelle contre présence effective sur un lieu rattaché à une marque, dans un espace public. Les juristes n’ont pas fini de batailler sur la question. Quoi qu’il en soit, il existe bien une Épée de Damoclès au-dessus des nouveaux locataires de Quéménès, qui souhaitent reprendre les mêmes activités que les premiers (hormis la récolte des algues par absence actuelle de licence). Le débat est ouvert on peut déposer une marque n’importe où et dans n’importe quel contexte

Ouessant plus loin dans la transition énergétique

Les habitants d’Ouessant sont invités à aller plus loin dans la transition énergétique de leur île en adaptant leurs consommations d’énergie dans le cadre d’un smart grid ou « réseau énergétique intelligent » et d’une expérimentation heures creuses – heures pleines établies en fonction des productions renouvelables de l’hydrolienne et des panneaux photovoltaïques.Depuis 2017, EDF-SEI (Systèmes énergétiques insulaires) a installé un stockage de l’énergie qui permet d’accroître le recours aux énergies renouvelables et de réduire les consommations de fuel de la centrale thermique qui produit l’électricité. Grâce à un nouveau logiciel de pilotage (Energy Management System), EDF-SEI dispose d’une meilleure maîtrise du réseau pour garantir l’alimentation malgré les variations des productions de l’hydrolienne ou des panneaux photovoltaïques. Une première centrale photovoltaïque sur la salle omnisport, réalisée par le SDEF, est opérationnelle depuis l’été 2017. D’autres implantations sont actuellement à l’étude. L’hydrolienne Sabella va retrouver le Fromveur à l’été 2018.Pour Ouessant, SMART ISLAND vise à développer des briques technologiques permettant de mieux piloter les consommations et favoriser l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables.
Ce projet est piloté par le SDEF, accompagné par le bureau d’étude Keynergie pour la définition du smart grid en partenariat avec EDF SEI, gestionnaire du système énergétique, et Enedis, exploitant du réseau. Et l’AIP accompagne le SDEF pour le lien avec les îliens qui s’inscriront dans cette démarche, ainsi que par des universitaires britanniques. Basé sur une démarche de volontariat, la participation à l’expérimentation pourra permettre de bénéficier d’un diagnostic personnalisé, de conseils et d’équipements de pilotage des appareils. Dès la remise à l’eau de l’hydrolienne, une expérimentation sera menée par EDF-SEI, ENEDIS et l’AIP pour décaler les consommations sur les périodes de production de l’hydrolienne qui varient en fonction des marées ou des panneaux photovoltaïques.

Les heures creuses / heures pleines seront dès lors calées sur les marées et le soleil plutôt que sur des horaires fixes. Il sera donc possible de piloter les ballons d’eau chaude ou de programmer son lave-linge ou son lave-vaisselle pour privilégier l’énergie hydrolienne ou solaire. Dans le cadre d’Energ’Enez et en tant que Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV), l’AIP poursuit également ses actions autour de la rénovation énergétique de l’habitat, des économies d’eau, des appareils électroménagers performants et ses actions de sensibilisation de la population.

Un bilan de toutes ces actions sera fait le 7 septembre 2018 et se poursuivra par le mois de l’énergie sur Ouessant avec un programme d’animation et de sensibilisation.

Quemenes bail de neuf ans pour l'aventure et l'inconnu

Amélie Goossens et Etienne Menguy, seront les prochains habitants de l’île de Quéménès. Un changement de vie pour ce couple diplomés d'une école d’ingénieurs. Amélie Goossens a exercé pendant sept ans comme chargée de mission en développement local au pays Centre-ouest Bretagne. Etienne Menguy a travaillé dans un bureau d’étude dans une entreprise de charpentes, à Plouagat. Chacun était en poste depuis sept ans, ils avaient envie de changer de vie professionnelle et ne savaient pas pour faire quoi. Quand un ami leur a parlé de l’annonce, ils se sont dit pourquoi pas nous. C'est sûr que sur l'ile ils vont connaître un changement de vie radical. 

Que vont ils faire sur place ?  entretenir l’île, assurer une mission d’accueil du public, et tenter de développer une activité économique viable. 
Etienne Menguy " Nous allons cultiver 5ha de terres avec une rotation des cultures. Nous planterons des pommes de terre, de l’échalote, des oignons, de l’ail. Nous aurons 25 moutons Landes de Bretagne. Nous valoriserons la viande des moutons via une ferme de Milizac. Enfin, nous ferons table et chambres d’hôtes. Nous pourrons accueillir 10 personnes pour des séjours de trois jours, entre avril et octobre. Nous avons suivi une formation de base en agriculture avec la chambre d’agriculture. C’est une aventure. Nous sommes conscients que l’on quitte une situation confortable pour aller vers l’inconnu.

L' Atlas de l'Archipel de Molène

Prolongement occidental du domaine léonard, l’archipel de Molène est une constellation d’îles et d’îlots, peu connus du grand public, et regroupés en un vaste plateau sous-marin. Grâce à des investigations nombreuses et diversifiées, des scientifiques brestois de l’Ifremer, de l’UBO et du CNRS ont obtenu des résultats tout à fait originaux sur les environnements géologique, géomorphologique et sédimentologique de l’archipel.

L’atlas paru chez Quae se compose d’un livret et de 3 cartes thématiques (au format papier et leurs équivalents numériques sur clé USB), illustrant trois grands volets de la très longue histoire de l’archipel. Celle-ci s’échelonne sur environ 300 millions d’années, du Paléozoïque jusqu’à nos jours. Les principaux évènements magmatiques, tectoniques et métamorphiques, liés à la formation de la chaîne de montagnes hercynienne à la fin de l’ère paléozoïque, sont décrits. L’évolution de l’archipel au cours des derniers milliers d’années est également retracée. La dynamique récente du cordon littoral et celle du domaine sous-marin profond sont dévoilées, tout comme la nature et la distribution des sédiments qui les composent.

Ces documents, tous inédits, s’adressent à une large communauté d’utilisateurs, allant des professionnels de la pêche et de la plaisance, aux aménageurs, bureaux d’études, décideurs publics, gestionnaires d’espaces protégés, mais aussi à quiconque est sensibilisé à la protection de l’environnement littoral et marin. Par la densité et l’originalité des résultats présentés, s’appuyant sur une riche iconographie, cet atlas sera une référence pour de futurs travaux.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.