Iles et rias de Bretagne

Thomas Coville nommé marin de l'année

Thomas Coville navigateur breton, qui a battu le record du tour du monde en solitaire il y a un an, et qui avant cela, avait pulvérisé celui de l’Atlantique Nord a été nommé ce dimanche marin de l’année par la Fédération française de voile.  Plus récemment, le 13 novembre précisément, Coville avait également remporté la Transat Jacques-Vabre en compagnie de Jean-Luc Nélias.

Franck Jaclin de Kergroadès à Molène et Ouessant "la route des Pingouins"

Fraanck jaclin
Franck Jaclin est un homme qui compte sur la côte ouest de Brest.Celui qui a créé sa première entreprise dans le domaine de la communication et des nouvelles technologies, alors qu'il était encore étudiant, créera quelques années plus tard Franklin Partners, société qui sera leader de la communication visuelle en France. Une autre vie, avant le coup de coeur pour le château de Kergroadez, à Brélès, en l'an 2000. C'est là que tout a commencé. Avec son épouse, le Nordiste tombe sous le charme du château de Kergroadez, situé à Brélès. L'entrepreneur et sa femme, Delphine, font l'acquisition de cet édifice du XVIIe, qui nécessite des travaux et beaucoup d'entretien. Franck Jaclin et son épouse sont animés par l'envie de faire de Kergroadez un endroit ouvert aux associations. En effet, de février à décembre, le château s'anime quotidiennement : murder party, atelier oenologie, concerts, festival ludique ou gastronomique... Les gens du coin, comme les touristes, ont l'embarras du choix. Mais pas forcément niveau hébergement.

En 2011, il achète alors l'ancienne mairie de Brélès. Située le long du sentier de randonnée GR34, la bâtisse est transformée en gîte d'étape, baptisé "Les Pingouins de l'aber".  Un clin d'oeil à Ses quatre fils et à son ancienne maison, "les Pingouins"."
 
Dans la foulée, A Porspoder, non loin de là, sur la côte, il prend en gérance l'ancien village vacances de la commune. Dans cet ensemble de petites maisons, on peut accueillir 104 personnes. La proposition de l'entrepreneur, qui s'engage à investir 90.000 €, est retenue pour gérer le site touristique. En 2012, un bail emphythéotique de 30 ans est signé. Les 21 pavillons et le camping accueillent aujourd'hui "une clientèle mixte : des groupes qui viennent fêter un événement, des séminaires, des familles".

Un peu plus loin, toujours à Porspoder, une nouvelle opportunité se présente rapidement lorsqu'il apprend que le bâtiment qui abritait la colo des enfants de la Ville de Brest est à vendre. Les conditions : créer de l'emploi. Franck Jaclin voit très précisément le potentiel de l'emplacement et n'hésite pas : il faut bâtir un hôtel. Ainsi naît, en 2013, l'éco-hôtel du Château de sable. Un établissement quatre étoiles pour lequel Franck Jaclin recrute Julien Marseault, jeune chef qui voulait revenir en Bretagne. Un choix payant : en 2016, le restaurant gastronomique obtient sa première étoile Michelin.

L'ambition de Franck Jaclin développer l'activité touristique sur la côte nord du Finistère. Il veut développer une "route", sous la forme d'un réseau d'hébergements, pour dynamiser le secteur. Il cherche à fédérer un réseau, "la Route des Pingouins", de Plouguerneau au Conquet. Un projet qui est né au fur et à mesure des investissements de l'entrepreneur.

En effet, après Les Pingouins de l'aber, à Porspoder, Franck Jaclin va ouvrir le gîte des Pingouins du phare, à Plouguerneau, commune dominée par le fameux phare de l'Île-Vierge. Avec l'aide de la CCIMBO, il a monté un dossier de subventions et la région lui a octroyé une aide de 30.000 € pour les travaux. Le bâtiment abritait auparavant l'école des pêcheurs, on y formait les jeunes aux métiers de la mer, et une nouvelle fois est à proximité avec le GR34. Les Pingouins du phare, d'une capacité de 15 couchages, devraient être prêts à accueillir les premiers randonneurs à Pâques 2018. Franck Jaclin a prévu d'ouvrir un autre gîte sur la Presqu'île de Saint-Laurent, à Porspoder, en 2019. Le nom est déjà trouvé : "Les Pingouins de la presqu'île". Le propriétaire, qui a fixé le prix de la nuitée à 22 € s'attache aussi à ce que les gîtes soient accessibles au plus grand nombre. Les Pingouins de l'aber sont labellisés Tourisme & Handicap et le dossier des Pingouins du Phare est en préparation, avec l'aide d'une conseillère de la CCIMBO.

Sa thématique développer  la promotion de la pointe bretonne. Une même personne peut venir à des moments différents : en séminaire, en famille pour des vacances sédentaires ou alors lors d'un séjour itinérant, en randonnée. C'est pour séduire les marcheurs que se dessine la Route des pingouins. 

Franck Jaclin veut aussi développer l'offre commerciale pour proposer des "packages complets" : traversée vers les îles, animations et repas à Kergroadez...Il ne manque pas de projets.

Où s'arrêtera l'appétit de Franck Jaclin. Il entre aujourd'hui à Molène et Ouessant.  Jeudi, il signait deux conventions de gestion, à Molène, concernant Le Ledenez Vraz et ses deux refuges de mer construits l'année dernière sous l'impulsion de la municipalité, à l'aide d'un montage sur fonds publics (plus de 200.000 €). En récupérant l'exploitation de ces deux refuges, il complète son catalogue à l'intention des touristes randonneurs de la pointe bretonne. Il assurera la commercialisation, la gestion et l'entretien de ces deux refuges de mer. Il a également l'intention d'investir dans la rénovation de la maison Calvez, une autre cabane en bois de l'îlot, avec l'idée de proposer à la location cette maison de goémonier, avec un confort supérieur aux refuges voisins. Pour des nuitées visées entre 20 et 25 € par personne.

Franck Jaclin est en affaires à Ouessant. Il a signé un compromis de vente dans l'objectif d'acquérir le Roch ar Mor, l' hôtel-restaurant fermé depuis deux ans, convaincu du potentiel de l'établissement sur l'île phare de la mer d'Iroise. Franck Jaclin est également en discussion avec l'Auberge de jeunesse d'Ouessant et tente de négocier des tarifs de traversée pour ses pingouins-explorateurs de la pointe bretonne.

Quemenes un couple d'ingénieurs pour la nouvelle location

Début janvier, Quéménès aura de nouveaux locataires pour succéder à Soizic et David Cuisnier, qui y ont vécu depuis dix ans. Les lauréats ont été choisis par un jury sur une quarantaine de candidatures. C’est un couple qui habite en Bretagne. Ils ont 30 ans. Il s’agit d’un homme et d’une femme, qui vivent en couple. Ils ont suivi une formation d’ingénieurs durant laquelle ils se sont rencontrés. Ils sont tous deux en activité. Ils veulent retrouver une vie « rythmée par les saisons et la nature ». Les principaux critères du jury ont été « la nature et la qualité technique du projet, l’expérience des candidats, leur capacité à assurer la gestion de l’ensemble du site naturel et à vivre en milieu isolé, le projet financier et la plus-value apportée ». Le jury était composé de représentants du Conservatoire du littoral, de la communauté de communes du Pays d’Iroise, de la commune du Conquet, de la commune de Molène, du Parc naturel régional d’Armorique, du Parc naturel marin d’Iroise, de la Chambre d’agriculture et du Groupement d’agriculture biologique du Finistère.Les nouveaux locataires vont consolider les activités développées par les Cuisnier, comme l’activité de chambres et tables d’hôtes (du printemps à l’automne), la production de pommes de terre, et l’élevage de moutons de race « landes de Bretagne ».Toute la production de l’activité agricole sera labellisée biologique », précise le Conservatoire du littoral. Le couple va aussi développer la production d’ail, oignons et échalotes. Les nouveaux occupants envisagent aussi la récolte d’algues de rives. Le couple projette d’accueillir des groupes à la journée avec des visites de la ferme, toujours dans l’idée de « donner à vivre et partager l’expérience de vie sur Quéménès ».

Une délégation des Iles de la Madeleine en visite à Ouessant

Une délégation québécoise composée de onze personnes s'est rendue sur l'île d'Ouessant afin d'échanger sur les initiatives mises en place et liées à la transition énergétique. La municipalité des Îles de la Madeleine qui regroupe la majeure partie de l'archipel et compte 13.000 habitants, produit actuellement de l'électricité via une centrale thermique diesel. Complètement dépendante des hydrocarbures, elle réfléchit aux mesures à mettre en place pour assurer sa transition énergétique et notamment la mise en place d'éoliennes. Jonathan Lapierre, maire de la municipalité des Iles-de-la-Madeleine, archipel à l'est du Canada dans le golfe du Saint-Laurent est satisfait de sa visite à Ouessant qui intervient dans le cadre d'un programme de coopération internationale entre le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) et l'association Les îles du Ponant. Point d'orgue de cette coopération, le forum international sur les enjeux insulaires qui se tiendra aux Îles de la Madeleine en 2018.

Belle-Ile Rénovation de l'hôpital

hopital belle-ile en mer

Bouygues Bâtiment Grand Ouest, mandataire d’un groupement de conception-réalisation, a été chargé par le Centre hospitalier Bretagne-Atlantique de rénover l’hôpital de Belle-Ile-en-Mer. La déconstruction et le désamiantage des anciennes structures, ainsi que les terrassements du site, ont été confiés à l’entreprise Kerleroux.

L’entreprise finistérienne intervient en deux phases sur ce chantier de 7 700 m². Le chantier a débuté fin juin avec la déconstruction de l’accueil du site et les terrassements de la plateforme recouvrant l’espace des précédents accueil, parkings et hélistation, où se dressera le futur hôpital. Dans un second temps, elle se chargera de la démolition et du désamiantage des anciennes structures (4 000 m²), opérations prévues au deuxième trimestre 2019, après la livraison des nouveaux bâtiments.

La première intervention a duré deux mois et mobilisé une dizaine de professionnels tandis que la seconde s’étalera vraisemblablement sur six mois. Kerleroux prévoit d’assurer le recyclage du site des matériaux déconstruits, lesquels seront concassés et serviront à la réalisation des chaussées pour les futurs parkings.

Du fait de l’insularité du site, l’entreprise a été obligée de faire transporter par bateau la totalité des matériels nécessaires à la réalisation des travaux, notamment les véhicules poids lourds et les pelles de 30 tonnes.

Ilur, ile durable

L'île propriété, dans sa quasi-totalité, du conservatoire du littoral qui avec le Parc naturel régional du Golfe du Morbihan a lancé, depuis 2009, un projet de réhabilitation : préserver le patrimoine naturel, mais aussi architectural de l'île, avec également un volet pédagogique avec accueil du public environ 15.000 visiteurs par an, basé sur le développement durable, l'autonomie en énergie électrique et en eau potable, deux conditions préalables au projet de gîtes patrimoniaux d'une capacité d'une douzaine de personnes. Ces deux conditions sont aujourd'hui réunies. Les dispositifs ont été installés au niveau du hangar à varech, sur la toiture, 75 m² de cellules photovoltaïque assureront une production électrique de 13 kW tandis qu'une unité de potabilisation d'une capacité d'1 m³/jour fournira en eau les bâtiments. Elle sera alimentée à l'aide d'une pompe par l'unique puits de l'île. L' électricité et l'eau devront être gérées parcimonieusement. La consommation devra s'adapter à la production et non l'inverse. EDF, séduit par le projet, est partenaire de l'expérimentation.
Avec son hameau, lieu d'accueil dédié à la pédagogie et cette démarche d'équilibre entre usage et protection de la nature, Ilur prend sa place dans le club des « îles durables »

Iles du Ponant des poules pour réduire les déchets

En mai et juin 2017, l'Association les îles du Ponant avait proposé une action originale pour réduire le volume de déchets en proposant des poules et des poulaillers pour un prix réduit. C'est la gabarre « André Yvette » qui se charge de la livraison des poulaillers en proposant une solution de transport propre avec le vent comme seule source d'énergie.
La livraison se fera d'abord le lundi 20 novembre à l'Île-aux-Moines, puis à l'île d'Arz, ensuite le mardi 21 novembre, livraison à l'île d'Houat pour une arrivée à Belle-Ile le soir vers 18 h 30/19 h avec une livraison de 30 poulaillers le 22 novembre à 9 h, à la cale Bonnelle au port de Palais. Les poules arriveront en container avec le Vindilis à 10 h 30. 

Ouessant renaissance de l'agriculture, un éleveur et un maraichier bio

Les habitants d'Ouessant, très nombreux, ont pu découvrir, les avancées du projet communal mis sur les rails en 2015 à propos la renaissance de l'agriculture dans l'île. Compte tenu des difficultés liées au foncier et à son morcellement, de nombreux projets avaient échoué. Les élus locaux, aidés du parc naturel régional d'Armorique, de la chambre d'agriculture et des agriculteurs bio ont défini un programme. Ainsi, Vincent Taris, 35 ans, s'installera dans l'île avec sa famille, à la mi-janvier. Éleveur sur le continent, il commencera l'activité avec dix vaches Pie noire bretonnes (une vache peut donner sept à huit litres de lait par jour) et proposera à la vente fromage blanc, tomme, yaourt.
Nicolas Guillou, maraîcher bio, entreprendra des cultures dans le jardin de l'ancienne école Sainte-Anne dans un terrain muré à cause de la vaine pâture des moutons.
Ces deux activités sont complémentaires et nécessiteront un bâtiment de stockage (200 à 300 m2) pour les engins. Il s'installera peut-être à Mez-Notariou, mais les obstacles administratifs ne sont pas tous levés.

Ouessant des arts du spectacle aux abeilles noires

Elle se destinait aux arts du spectacle. De retour de La Réunion, cette voyageuse tourne un documentaire sur les abeilles et en tombe amoureuse. Laura Garreau et ses abeilles sont exposées à tous les vents. La jeune femme de 33 ans, s’est installée depuis peu à Ouessant avec sa fille Inua, elle a pris le relais de Paul Delarbre, son prédécesseur au Conservatoire de l’abeille noire qui était lassé par quatre années de solitude venteuse au milieu des genêts et des bruyères.

Ile aux Moines, le lotissement du Boceno avance

Les travaux du lotissement du Boceno avance. Hier, Christophe Fénéon, promoteur immobilier directeur de la Céfim, accompagné du maire Philippe Le Bérigot, a symboliquement posé la première pierre du lotissement, devant une trentaine de personnes, dont un couple de futurs acquéreurs. Ce lotissement accueillera des familles qui ont choisi de vivre ici toute l'année. "Notre île est vivante, et pas seulement au moment des vacances" a dit le maire. Il a ensuite souligné la qualité architecturale du projet, de jolies maisons à un étage avec un rez-de-chaussée à deux niveaux. « Les deux logements sociaux auront un accès direct sur la rue de la mairie, tandis que les autres maisons auront une autre voie d'accès permettant aux voitures de circuler et un accès piétonnier rue de la grimpette. Les T3 et T4 seront construits sur des terrains allant de 300 à 400 m² », a précisé Christophe Fénéon. 

L'EHPAD de Groix retenu pour la mise en place de téléconsultations

L'Agence régionale de santé (ARS) annonce, dans un communiqué, avoir retenu, après un appel à candidatures, 17 projets de télémédecine menés dans des établissements de santé bretons. Ils bénéficieront d'une enveloppe globale de 660.000 € pour leur financement.
Les résidants et personnels de l'EHPAD de l'île de Groix (56) vont en bénéficier grâce à la mise en place de téléconsultations avec l'établissement public de santé mentale Charcot, à Caudan.
Molène n'a plus d'hôtel, le Kastel an Daol ne trouve pas preneur
L'île de Molène n'a plus d'hôtel en service. Fermé depuis décembre 2015, le Kastell an Daol n'a toujours pas trouvé preneur à 678.000 €.Pourquoi un tel établissement ne trouve-t-il pas preneur ? La faute au prix de vente et, surtout, aux travaux de remise aux normes
Proposée à la vente la jolie bâtisse, donnant directement sur le port, a été retirée du marché faute d'accord sur le prix demandé avec l'un des enfants Masson. Les 15 pièces et onze chambres (250 m²), avec vue mer imprenable sur le port, n'ont pourtant pas laissé indifférents une poignée de professionnels du continent, prêts à se lancer mais pas au prix affiché.« Le potentiel est exceptionnel, même s'il faut investir, en plus du prix de vente, entre 300.000 et 400.000 € pour le remettre au goût du jour », analyse le maire de Molène.

Ouessant aura un contrôle technique "allégé"

Contrôle technique sur l'île. À la demande du sous-préfet, la mairie va devoir mettre en place une structure pour instaurer le contrôle technique sur l'île. Celle-ci prendrait place dans le bâtiment des Ponts, à Mezareun, où une fosse existe déjà. Les essais de freinage seraient réalisés sur la route. Resteront à construire un bureau, un vestiaire et des sanitaires. Le coût de l'opération, qui s'élève à 37.125 €, serait subventionné à 80 %. Cependant, l'île ne pouvant accueillir tous les équipements nécessaires, il s'agirait d'un contrôle technique « allégé ».
Il serait réalisé par des techniciens du continent qui se déplaceraient sur l'île dix fois par an.

Service de transport à la demande pour les communes de Belle-Ile

La communauté de communes de Belle Ile, avec l'aide de la Région Bretagne a mandaté Belle-Ile bus pour mettre en oeuvre le service de transport à la demande qui fonctionne une demi-journée par semaine pour chaque commune, à partir du 6 novembre jusqu'au 31 mars 2018 (sauf vacances scolaires de Noël). Ce service permet un déplacement de courte durée avec environ deux heures dans le centre de Palais. La prise en charge peut se faire dans chaque village, à destination de l'arrêt du centre bourg de la commune de départ ou aux arrêts de Palais (Hôpital, place Bigarré, place de la République, Supermarché et Pont Orgo). La répartition se fait entre les trois communes et les zones environnantes, à savoir Sauzon et Le Palais Ouest le lundi, Bangor et Le Palais Sud le mardi et Locmaria et Le Palais Est le jeudi. 
La personne qui souhaite utiliser le transport doit réserver entre quinze jours avant le déplacement et la veille 12 h, en communiquant son identité, son adresse et numéro de téléphone. Lors de la réservation, elle doit également indiquer le jour souhaité pour le transport, les arrêts de montée et de descente pour l'aller et le retour, le nombre de personnes, et préciser si l'une d'elle est en situation de handicap. La veille du transport la personne est rappelée pour confirmation de l'heure précise de prise en charge. 

L' Atlas de l'Archipel de Molène

Prolongement occidental du domaine léonard, l’archipel de Molène est une constellation d’îles et d’îlots, peu connus du grand public, et regroupés en un vaste plateau sous-marin. Grâce à des investigations nombreuses et diversifiées, des scientifiques brestois de l’Ifremer, de l’UBO et du CNRS ont obtenu des résultats tout à fait originaux sur les environnements géologique, géomorphologique et sédimentologique de l’archipel.

L’atlas paru chez Quae se compose d’un livret et de 3 cartes thématiques (au format papier et leurs équivalents numériques sur clé USB), illustrant trois grands volets de la très longue histoire de l’archipel. Celle-ci s’échelonne sur environ 300 millions d’années, du Paléozoïque jusqu’à nos jours. Les principaux évènements magmatiques, tectoniques et métamorphiques, liés à la formation de la chaîne de montagnes hercynienne à la fin de l’ère paléozoïque, sont décrits. L’évolution de l’archipel au cours des derniers milliers d’années est également retracée. La dynamique récente du cordon littoral et celle du domaine sous-marin profond sont dévoilées, tout comme la nature et la distribution des sédiments qui les composent.

Ces documents, tous inédits, s’adressent à une large communauté d’utilisateurs, allant des professionnels de la pêche et de la plaisance, aux aménageurs, bureaux d’études, décideurs publics, gestionnaires d’espaces protégés, mais aussi à quiconque est sensibilisé à la protection de l’environnement littoral et marin. Par la densité et l’originalité des résultats présentés, s’appuyant sur une riche iconographie, cet atlas sera une référence pour de futurs travaux.

Breizh Nevez 1 en cours de finition à Keroman

breizh nevez
Construit par les chantiers Piriou, long de 43,5 m et large de 11,6 m, le Breizh Nevez 1 possède les mêmes dimensions que le Saint-Tudy. Sa capacité est cependant moindre, puisqu’il ne pourra transporter que 18 voitures, au lieu de 20, ou trois poids lourds et sept voitures, et 300 passagers, contre 440 en été, et 313 en hiver, pour le Saint-Tudy. Il disposera d’un salon de 24 places, dont quatre pour les personnes à mobilité réduite. Son nom, Breizh Nevez 1, est déjà gravé sur la coque. Les Groisillons avaient été étonnés d’apprendre le nom de leur prochain bateau Breizh Nevez - Bretagne Nouvelle en breton - Dominique Yvon, maire de Groix, avait adressé un courrier à Loig Chesnais-Girard, nouveau président de la région Bretagne, désormais compétente. Il se disait « étonné du choix du nom, qui, contrairement à la tradition, a été choisi sans concertation avec les élus de Groix ».« Vous connaissez l’attachement des Groisillons à leur histoire, à leur patrimoine et au maintien de leur identité insulaire. Je vous demande donc, au nom des Groisillons, de nous proposer un nom en lien avec Groix. » Rien n'y a fait. La mise en service du roulier est prévue en mars 2018.

L'achat du Cinéma des Familles de Groix abandonné par Alain Demouly

L'indivision a eu raison d' Alain Delmouly et de son projet de créer une SCI pour racheter le Cinéma des Familles.Yann Boterf, copropriétaire des murs avec sa sœur Anne-Marie Perron, étant hostile à ce projet.  Le refus du frère de la propriétaire de vendre les parts qu’il possède en indivision rend impossible l’achat des murs, les conditions ne sont plus réunies. les chèques qui avaient été faits par quelques personnes seront rendus à leurs titulaires.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.