Iles et rias de Bretagne

Groix la commue va favoriser le développement économique et touristique

Beaucoup de monde, à la salle des fêtes, pour assister aux vœux du maire, Dominique Yvon qui a évoqué la situation nationale en precisant que « le gouvernement doit prendre des mesures de justice fiscale et sociale. Il faut une meilleure répartition de la richesse nationale ».

Après avoir mené à bien plusieurs chantiers importants, la commune va maintenir ses investissements « pour favoriser le développement économique et touristique de l’île ». À Port Tudy, la Maison de l’île Ty Canot et l’antenne locale de l’office de tourisme seront opérationnelles avant l’été. Les travaux de la future capitainerie et de la salle d’attente des liaisons maritimes vont commencer en avril. Le vaste chantier de la maison de santé et ses logements sociaux attenants vient de débuter pour une livraison en 2020. Concernant le site de Port-Lay, la commune a chiffré à 1, 7 M€ le montant des travaux pour réhabiliter le grand bâtiment afin d’accueillir des manifestations culturelles, économiques ou des groupes sportifs. Quant au Cinéma des familles, le maire a bon espoir de finaliser son acquisition ; le site sera exploité par Cinéf’îles.

Le maire a rappellé les chantiers en cours menés par Lorient Agglo pour rénover le réseau d’eau et d’assainissement, pour la construction d’une nouvelle usine de traitement de l’eau à Saint-Sauveur et de la refonte de la station d’épuration du Gripp avec valorisation des boues.

Le maire a insisté sur le rôle importat de la maison de services au public qui rencontre un franc succès ; il a félicité les équipes enseignantes et a associé toutes les entreprises de l’île.

Groix fréquentation de la liaison maritime en hausse 

La fréquentation de la liaison maritime a augmenté de 5,5 % en 2018 : la compagnie a transporté 470 000 passagers sur la ligne Lorient-Groix (1 460 000 pour l’ensemble des îles du Morbihan).

La première bière de Groix à l'été 2019 avec l'orge de l'ile.

Amoureux de Groix, Jean-Pierre Rennaud construit actuellement une brasserie dans la zone du Gripp afin de produire la première bière de Groix à l’été 2019. Ancien responsable de la brasserie Kronenbourg, à Rennes, il fut également directeur environnement du groupe Danone à l’échelle mondiale.

« Avec Jean-Philippe Turlin (exploitant agricole), on a déjà semé plusieurs ha d’orge sur l’île en respectant le cycle naturel des sols (agriculture régénératrice) ; on a testé les semences et notre brasseur, Marc Lecury, a produit les premières gorgées de bière dégustées lors du festival Insulaires cet été. À terme, il nous faudra 30 ha de terre cultivable pour produire 2 000 hectolitres. Cette bière blonde ou ambrée va participer à l’essor de l’île et à la reconquête de terres en jachère. 

Le bâtiment de 480 m², à faible empreinte carbone, est en cours de construction. Il sera livré au printemps. La brasserie sera opérationnelle pour l’été. Le brasseur Marc Lecury est déjà à pied d’œuvre après avoir testé différentes variétés d’orge
Les représentants du conseil régional, Gaëlle Le Saout, chargée de la commission économique, et Olivier Alain, chargé de l’agriculture, ont salué l’initiative qui a été encouragée par le conseil régional, notamment grâce à l’attribution d’une subvention de 69 544 € plus 19 000 € pour une création d’emploi sur une île. Dominique Yvon, salue l’entrepreneur qui veut valoriser la terre de Groix

Groix une nouvelle capitainerie pour fin 2019

Le nouveau bâtiment, situé sur le môle central, a été dessiné par le cabinet Via architectes (Paris). C’est un bâtiment sobre, largement vitré, qui accueillera une salle d’attente pour les usagers de la liaison maritime. La partie capitainerie comportera un bureau d’accueil des plaisanciers, un local technique et une vigie (accès sécurisé), pour permettre, à la capitainerie d’avoir une vision la plus totale sur le port. Le futur bâtiment comprendra une salle d’attente de 40 m2 pour les usagers de la liaison maritime ; une zone de contrôle des billets sous auvent qui permettra aux passagers et personnels d’être à l’abri avant d’accéder au bateau ; des locaux pour les agents de la capitainerie 

Le coût du bâtiment est estimé à 500 000 €. Il sera cofinancé, à parts égales, par la commune de Groix, concessionnaire du port, et la Région, autorité organisatrice de la desserte des îles bretonnes. La subvention, correspondant à 50 % du coût du projet, a été votée par la Région à la commission permanente du 3 décembre 2018. Ce dossier a pu aboutir grâce à une excellente collaboration entre la commune et la Région

Ouessant des projets pour 2019

Le projet de construction d’un hangar agricole (d’un montant total de 410 000 €) ne pourra être financé qu’avec une subvention de 40 % (au lieu des 80 % espérés), à cause de normes européennes qui limitent le taux de subvention (seul le maraîcher de Molène a poursuivi le projet, l’autre candidat ayant abandonné.Non soumis à cette limitation, les travaux de l’ancienne caserne (d’un montant total de de 373 000 €) pourraient bénéficier d’une subvention à hauteur de 80 %. Ils abriteraient une distillerie de whisky et une société spécialisée en matériel de randonnée haut de gamme. L’autre grand projet sur l’île concerne l’installation d’agriculteurs. « Le conseil municipal vient de lancer un appel d’offres, poursuit Denis Palluel. Nous attendons les candidatures. L’idéal serait d’avoir une exploitation mêlant végétaux et production de lait. Avec l’élaboration de produits finis comme le beurre et le fromage

Groix les horaires de transport en bus change en janvier 2019

La CTRL réorganise la desserte en bus sur l’île, en arrivant à Port -Tudy, un bus est présent sur le port jusqu’à 10 mn après l’arrivée de chaque bateau. Les arrêts s’effectuent à la demande aux arrêts signalés CTRL.

Pour retourner à l’embarcadère, il faut réserver la veille de votre départ avant 17 h, un mini-bus vient vous chercher à l’arrêt CTRL choisi et vous dépose 20 mn avant le départ du bateau. Ce service est disponible toute l’année du lundi au samedi et du lundi au dimanche, d’avril à septembre. 

Chaque matin, du lundi au samedi, ce service TAD permet également de faire l’aller-retour vers le bourg (destination salle des fêtes, bourg ou Port-Tudy). Il faut réserver la veille avant 17 h.

À Lorient, la ligne 2 devient la ligne 13. Il faut choisir la destination Kerulvé pour se rendre en centre-ville et Cité de la voile pour se rendre au port de pêche.

Réservation par téléphone au 02 97 37 85 86, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, ou sur l’application mobile CTRL Mobility. Pour un déplacement samedi, dimanche ou lundi, il faut réserver avant le vendredi 17 h.

Groix fréquentation touristique en hausse

Selon les chiffres de la Compagnie océane, la fréquentation touristique est en hausse de 3,8 % depuis le début de l’année. Le mois d’août a battu des records avec 7,6 % de passages en plus. La saison se poursuit encouragée par le beau temps. Groix est une destination de découverte et de randonnées. Des cheminements pour vélos et piétons ont été redéfinis par le service des espaces naturels, en concertation avec les associations Grek rando et Saint-Gunthiern. Les sites intéressants, fontaines et lavoirs, mégalithes, chapelles, seront mieux indiqués. Deux pistes cyclables seront aménagées du bourg à Locamaria et aux Grands Sables. Si tout se passe bien, les pistes seront utilisables en 2020. Le bureau de tourisme et la maison de l’île, sur l’emplacement de Ty Canot, devraient être livrés avant l’été prochain.
Au programme également, la rénovation de Port-Lay dont les travaux seront engagés au début de l’année prochaine. Seraient prévus 30 couchages à l’étage du bâtiment haut, une nouvelle cuisine et des espaces modulables au rez-de-chaussée.

Belle-Ile des voitures electriques en auto partage et des batteries pour le chauffage

Des voitures électriques, alimentées grâce au surplus d’énergie généré par les panneaux solaires installés sur le toit des bâtiments publics, seront proposées en autopartage à Belle-Ile-en-Mer dès avril ou mai 2019. Une dizaine de véhicules seront mis à la disposition des résidents et visiteurs de l’île sous la forme d’une location en libre-service, a indiqué le groupe Renault, l’un des partenaires du projet au côté de la Communauté de communes de Belle-Ile et de Morbihan énergies. Les véhicules, des Renault Zoé et Kangoo, seront alimentés par un réseau de bornes de recharge installées à proximité des principaux points d’intérêt de l'île.
Le Groupe Renault va également fournir au principal village vacances de l’île des batteries de seconde vie issues de ses voitures électriques. Celles-ci permettront de stocker l’électricité produite pendant la journée par des panneaux solaires avant de la restituer le soir, essentiellement sous forme de chaleur destinée aux bungalows des vacanciers. Le village devrait ainsi pouvoir étendre sa période d’ouverture, alors qu’il était jusqu’ici limité par les frais de fonctionnement de son chauffage central.

Les îles du Ponant plus loin dans la transition énergétique

Les habitants d’Ouessant ont été invités à aller plus loin dans la transition énergétique de leur île en adaptant leurs consommations d’énergie dans le cadre d’un smart grid ou « réseau énergétique intelligent » et d’une expérimentation heures creuses – heures pleines établies en fonction des productions renouvelables de l’hydrolienne et des panneaux photovoltaïques.Depuis 2017, EDF-SEI (Systèmes énergétiques insulaires) a installé un stockage de l’énergie qui permet d’accroître le recours aux énergies renouvelables et de réduire les consommations de fuel de la centrale thermique qui produit l’électricité. Grâce à un nouveau logiciel de pilotage (Energy Management System), EDF-SEI dispose d’une meilleure maîtrise du réseau pour garantir l’alimentation malgré les variations des productions de l’hydrolienne ou des panneaux photovoltaïques. Une première centrale photovoltaïque sur la salle omnisport, réalisée par le SDEF, est opérationnelle depuis l’été 2017. D’autres implantations sont actuellement à l’étude. L’hydrolienne Sabella va retrouver le Fromveur prochainement. Pour Ouessant, SMART ISLAND vise à développer des briques technologiques permettant de mieux piloter les consommations et favoriser l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables.

L’association des îles du Ponant a dressé un bilan d’étape de son programme de transition énergétique. Les premiers résultats sont déjà tangibles. Rénovation des mairies et bâtiments communaux, subventions pour la rénovation des hébergements touristiques, acquisition de véhicules électriques, conversion de l’éclairage public à la technologie Led et distribution de 13 000 spots aux habitants pour remplacer les ampoules conventionnelles. Robinets et pommeaux de douche économes… Tout y est passé, sans oublier les vieux frigos et surtout les congélos énergivores, deux fois plus nombreux que sur le continent, du fait du risque de pénurie lors des tempêtes, de la prépondérance de la pêche et du surcoût de certaines denrées sur place.
Les poules ont été mises à contribution. Une poule consomme 150 kg de biodéchets par an, ce sont ainsi 36,3 tonnes d’ordures ménagères qui ont été soustraites de la collecte, de la manutention et de l’expédition des déchets vers le continent. 

"Depuis trois ans beaucoup de choses ont été faites", a assuré le maire d'Ouessant et président de l'Association des îles du Ponant Denis Palluel. "Il y a aussi plein de promesses qu'il faut transformer avec un objectif de 50% d'énergies renouvelables d'ici 2023 et 100% d'ici 2030", a poursuivi l'édile, soulignant la nécessité de "déverrouiller certains freins techniques, mais surtout réglementaires", en référence notamment à la loi littoral qui empêche l'installation d'éoliennes près des côtes. Le projet de loi Elan, qui favorise l'installation d'éoliennes sur des territoires de taille réduite comme les îles, devrait lever ce frein d'ici la fin de l'année.

L'île de Sein est la plus en avance dans ce domaine grâce à l'installation de panneaux photovoltaïques sur différents bâtiments publics, avec 11,7% de ses besoins énergétiques couverts par les énergies renouvelables. L'île espère aussi installer à terme une éolienne de 35 mètres de haut pouvant produire 250 KWh, capable de couvrir 50% des besoins de l'île.

Ouessant attend à nouveau à partir de début octobre l'hydrolienne D10 de la société Sabella, avant l'installation d'ici 2 ou 3 ans de deux machines plus puissantes (D12) de 1 MWh chacune, afin de produire de l'électricité grâce aux courants marins. L'île compte aussi installer une éolienne et construire une centrale photovoltaïque.

Les îles de Bréhat, Batz, Groix, Belle-Ile, Houat, Hoëdic, Arz et l'Ile aux moines, connectées elles au réseau électrique du continent, tendent aussi à parvenir à une certaine autonomie énergétique.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.