Actualités des iles de Bretagne

La Cour des Comptes s'intéresse aux liaisons maritimes vers les iles bretonnes.
Dans son rapport annuel, la Cour des comptes s’est intéressée aux liaisons maritimes vers les îles bretonnes. Elle estime que ces budgets méritent plus de précision.La Cour des comptes a tout regardé.
« Les navires sont apparus bien entretenus et leur âge moyen se situe entre 15 et 20 ans, pour une durée d’amortissement généralement admise à hauteur de 30 ans », observe-t-elle en soulignant que ces liaisons sont ainsi assurées « de manière satisfaisante. »Elle estime que le coût financier de ces liaisons manque de clarté. Pour le Morbihan, il en coûterait 25 millions, et 15 pour le Finistère. « Les deux collectivités n’ont pas créé un budget annexe pourtant obligatoire pour retracer la totalité des recettes et des dépenses. »

Autre point évoqué : les relations entre les Départements et les entreprises bénéficiaires de la délégation de service public. Les deux collectivités, suggère la Cour des comptes, devraient se montrer plus exigeantes sur le contenu des rapports d’activité. Quitte à exiger « des analyses complémentaires. »Elle pointe aussi des prévisions de trafic, et donc de résultat financier, assez éloignées de la réalité. À l’exemple des liaisons vers les îles de Molène, Ouessant et Sein au large du Finistère : « Le budget prévisionnel était bâti sur une progression de la fréquentation hors saison de 22 %, alors que la fréquentation globale a baissé de 9 % entre 2009 et 2014. »La tarification n’est pas jugée la plus limpide, à cause d’une multitude de tarifs. « Cette multiplicité nuisait à la lisibilité de la politique tarifaire », estime encore la Cour des comptes.Elle souligne les efforts entrepris par le conseil départemental du Morbihan : « Il a simplifié sa grille tarifaire et régularisé les tarifs préférentiels lors du renouvellement de la convention de délégation de service public prenant effet à compter du 1er janvier 2015. »

L’avenir de ces liaisons maritimes passera par la Région. C’est elle qui en aura la responsabilité au 1er janvier 2017, conséquence de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République).

Le nouveau canot tous temps de l'ile de Sein grâce au legs de Mme Olivaux
La station de l'île de Sein inaugure le renouvellement de la flotte SNSM avec l'arrivée, ce vendredi, de son nouveau canot, Yves-et-François-Olivaux.Construit par le chantier Sibiril Technologies de Carantec (Finistère), le prototype de 17,8 m est le premier d'une série de trois canots. 

Plus léger, robuste et rapide, l'embarcation insubmersible est capable de se retourner en 20 secondes. Les deux moteurs Scania de 650 CV chacun devraient permettre d'atteindre la vitesse de 25 nœuds. Prévu pour un équipage de huit marins, Yves-et-François-Olivaux possède deux espaces dédiés aux civières et pourra accueillir jusqu'à quarante passagers.Moderne et écologique, le bateau répond également aux normes environnementales notamment concernant le rejet des gaz. 

Le canot tous temps, d'un coût total de 1,4 million d'euros, a été principalement financé par le legs (1 200 000 €) de la Niçoise Nelly Olivaux, conformément à sa volonté. Une décision atypique puisque les bateaux sont habituellement financés selon quatre quarts équitables, de la Région, du Département, de l'État et de la station concernée.

Groix Ehpad livraison prévue fin 2016
Une douzaine d'élus et de membres du CCAS ont visité le chantier du nouvel Ehpad, en compagnie du maire, Dominique Yvon, des responsables de Lorient Habitat et de l'entreprise SRB.Au cours de cette visite, les élus ont pu découvrir l'intégralité de l'établissement à différents stades de finition : les 47 chambres, équipées de salle de bain, sont réparties en quatre petits bâtiments reliés entre eux et à l'espace de vie commune (une salle de restauration, une salle d'animation, un vaste hall d'accueil). Les normes d'accessibilité dans les chambres ont été particulièrement étudiées, ainsi que l'isolation thermique ; l'ensemble sera chauffé par une pompe à chaleur déjà installée sur la toiture-terrasse.Concernant les chambres, les élus ont pris conscience que les résidants ne pourraient pas y installer leur propre mobilier ; il sera en effet bien spécifique à un établissement hospitalier afin de faciliter le travail du personnel.
L'ensemble, conçu par le cabinet DDL, a un coût global de 6,5 M€ ; il est subventionné à 28 % par l'État, l'ARS (Agence régionale de santé) et le Département. Un emprunt de 4,7 M€ est réalisé par Lorient Habitat ; cet emprunt sera remboursé par la commune, qui collecte les loyers des résidants. Le maire va demander une aide à la Région pour supporter le surcoût de la construction sur les îles. Il ne souhaite pas augmenter le coût mensuel du séjour des résidants, qui pourrait être de 10 % à 15 %. Les travaux entamés en avril 2015 devraient s'achever en fin d'année 2016

Ouessant l'hydrolienne va monter en puissance
Trois mois après son raccordement au réseau électrique ouessantin, que produit réellement l'hydrolienne de Sabella immergée entre Molène et Ouessant ? 
Entre le 5 novembre et le tout début du mois de janvier, l'hydrolienne de Sabella, posée au fond du Fromveur, entre les îles Molène et Ouessant, a dépassé le cap des 50 MWh de production cumulée. « Nous allons, dans les prochains mois, augmenter progressivement, en palier, la puissance délivrée sur le réseau », explique le chef de projet Jean-Christophe Allo, pour Sabella. « Jusqu'au 13 janvier, la machine a produit 50 MWh, ce qui correspond à une puissance moyenne disponible de 37 kW et plutôt faible vis-à-vis de la production de la centrale EDF de l'île (deux diesels de 1.250 kW et deux diesels de 1.350 kW) délivrant, en cette saison, une puissance oscillant entre 750 et 1.500 kW, selon l'heure de la journée », constate, en observateur attentif du projet, Jean-Pierre le Gorgeu, membre de « Sauvons le climat ». 

Pour Jean-Christophe Allo, il n'y a pas d'objectif de production affiché à Ouessant. « Ce que nous apportons au réseau est un plus que nous injectons gratuitement. Notre objectif est d'injecter et d'apprendre, que nous assurions 5, 10 ou 15 % de la production d'électricité de l'île ». Dans les prochains mois, la machine devrait monter jusqu'à 250 kW de puissance, alors que son potentiel maximum théorique est évalué à 1 mW, soit quatre fois plus. Faut-il s'étonner de cette prudente montée en puissance et du rendement de cette hydrolienne ? C'est la première du genre. Elle permet de valider une technologie en plein développement, dans un environnement rude et exigeant.

Belle-Ile Un tiers de l'ile en friche
Représentant presqu'un tiers du territoire de l'île, les friches deviennent un potentiel conséquent pouvant motiver de nouvelles économies. Expérimentant de nouveaux modes de gestion sur ces espaces abandonnés ou susceptibles de l'être, les intervenants proposent d'anticiper les évolutions attendues des paysages de l'île.L'expérience sur les friches à Bourhic vise à consolider les exploitations agricoles en place, faciliter l'installation de nouvelles exploitations et pratiques agricoles et valoriser la ressource en bois. Les premiers retours recueillis auprès des propriétaires fonciers sont encourageants. L'association Terre de liens dont la mission est d'enrayer la disparition des terres agricoles, communiquera sur les outils juridiques de gestion du foncier que les propriétaires peuvent mobiliser, seuls ou collectivement.
Réunion « Gestion des friches et du foncier » vendredi 26 février, 20 h 30, salle Bleue - mairie de Palais, salle bleue.

Groix le pressing par la poste
A partir du 15 février, à Groix, Le Lavoir de l’île et la Poste lancent le pressing à domicile.Les Groisillons pourront confier le linge à nettoyer à leur facteur. Il sera ensuite récupéré par le pressing. Une fois nettoyé et repassé, il sera remis aux clients par le facteur dans un emballage adapté.Ce service de La Poste coûtera 9 € au total. Il sera facturé par le pressing en plus de la prestation de nettoyage.La Direction régionale de Vannes de La Poste se réjouit de cette collaboration qui lui permet de diversifier ses activités et de maintenir ainsi un service de proximité.

Cartes insulaires. Dernier délai 25 février 2016
la Compagnie Océane procède actuellement à la vérification du statut insulaire des porteurs de carte sur les navires qui assurent la liaison avec le continent. Un courrier a été adressé aux habitants des quatre îles du Morbihan, qui devront justifier par la copie de l'avis d'imposition 2015 de leur domiciliation sur leur commune respective. Ce document sur lequel pourront être masquées les informations personnelles liées au revenu, devra être envoyé à la Compagnie Océane à Lorient ou par mail. Mais attention : avant le 25 février ! Au-delà de cette date, l'insulaire pourrait perdre ce statut et ne plus bénéficier du tarif préférentiel.

Le Tour de Belle-Ile reporté
Le Tour de Belle-Ile 2016 se déroulera pour la première fois trois semaines après la rentrée scolaire, c'est-à-dire le 17 septembre prochain. La principale raison à ce changement est le nombre de régates organisées à cette période, notamment pour les professionnels : le Tour de Belle-Ile est un événement à la fois ouvert aux amateurs et aux professionnels ainsi qu'à tous les bateaux à partir de 6 m. Deux parcours sont au programme de cette journée : 39 et 42 milles. Les inscriptions seront ouvertes courant février.

Belle-Ile un livret sur les meilleures façons d'économiser l'énergie de l'habitat
Le CPIE (centre permanent d'initiatives pour l'environnement), a impulsé, en 2013, la création d'un groupe de citoyens qui conduisent des projets de maîtrise de l'énergie.Depuis, ils sont une douzaine à se réunir régulièrement. En décembre, le groupe Énergie à Belle-Ile avait invité le public autour des problématiques liées au climat avec comme corollaire l'économie, l'emploi, l'énergie liée à l'habitat. Car, comme le rappelait Guillaume Février, « à Belle-Ile, 57 % de la consommation énergétique concerne la maison ». Quant au pétrole, il arrive par bateau du continent.

Économiser l'énergie dans l'habitat

Après les questions, le groupe Énergie souhaitait passer à l'action afin d'enclencher une dynamique collective. Première réalisation : un livret de synthèse qui se concentre sur les meilleures façons d'économiser l'énergie dans l'habitat. Actuellement disponible, le livret réalisé par le graphiste Ludovic Bandollier a été financé grâce au réseau Taranis et notamment la Siser (Société d'investissement Solidaire pour les énergies renouvelables) de Bruz (35). Le document propose beaucoup d'informations sur les gestes et les équipements. Seconde action : le projet d'un toit solaire financé de manière participative par les habitants volontaires. C'est ce qui sera débattu lundi soir à la réunion publique salle Arletty.

Groix un toit pour Saint Gunthiern
Trois charpentiers-compagnons ont imaginé la toiture d’une nouvelle chapelle. Montée à Auray, elle sera remontée à Groix. Un ouvrage dédié au saint groisillon Gunthiern.Œuvre de la petite entreprise artisanale Breizh Bois d’Auray, cette charpente flambant neuve après avoir été démontée, pièce par pièce, numérotées par un marquage à l’ancienne, appareillera sur le courrier de Groix avant d’être transporté dans le bourg.

Groix 2016 année de travaux
Dominique Yvon a présenté ses voeux à la population. "120.000 € de dotations de l'État vont nous manquer cette année ; nous devrons réduire les dépenses de fonctionnement".Dominique Yvon a évoqué la réfection du parking de Port-Tudy, l'aménagement phonique de la cantine municipale, la mise aux normes des stations d'épuration réalisée par Lorient Agglo. Le maire a évoqué la remise en place d'un service funéraire communal « pour avoir le choix d'un prestataire public ». « ERDF annonce la pose d'un nouveau câble sous-marin ; nous avons demandé la pose d'un câble en fibre optique qui répond aux nouveaux usages d'internet ».
Concernant le nouvel Ehpad qui sera mis en service en fin d'année, le maire sollicite une aide de la Région Bretagne pour financer le surcoût d'une telle construction en milieu insulaire.

Belle-Ile Compagnie Oceane Tarifs en baisse pour 2016
Les horaires et les tarifs Océane 2016 sont parus. Deux éléments sont à retenir. D'abord, le bulletin des horaires couvre pour la première fois l'année entière, et non plus deux à trois bulletins horaires par saison comme précédemment,et aussi, la baisse des tarifs, même pour un chien. Suite à l'accident survenu au « Vindilis » qui sera suivi de l'arrêt technique annuel, le « Bangor » assurera les cinq rotations journalières. L'arrivée de l'Ile de Groix est prévue le 29 févrieraux vacances scolaires.

Côté rotations : de sept à dix tours d'avril à juin, et de huit à dix tours pour l'été. Le « Kerdonis », vedette à passagers, sera présent sur la ligne du 8 juillet au 28 août.
Côté tarifs, ils sont en baisse.Le billet passager adulte insulaire passe de 3 € à 2,90 € et celui de l'enfant insulaire de 1,75 € à 1,70 €. Baisse aussi pour le billet adulte touriste sur la haute saison, c'est-à-dire du vendredi au dimanche, et passe de 17,50 € à 17,25 €.Le tarif jeune touriste de 4 à 18 ans,passe de 10 € à 9,25 €.Le billet d'unquatre pattes passe de 3 € à 2,90 €. Les cartes d'abonnements adultes passagers vont dans le même sens. Le Pass illimitéà 45 € (contre 50 €), celui enfant à 20 € (contre 25 €) et la carte famille 100 € -contre 110 €).Le tarif des véhicules non insulaires, une troisième période,appelée « hors saison », elle s'étendra du 1e r octobre au 31 mars avec une baisse de 12 %. Ainsi, une voiture seconde catégorie qui coûte 100 € en aller simple, passera pendant la période « hors saison » à 80 €.

Le passe fréquence véhicule s'élargit à dix trajets contre huit trajets en 2015. Baisse également pour les tracteurs des agriculteurs insulaires qui peuvent bénéficier désormais d'un tarif harmonisé sur celui des abonnements. Ainsi un engin de 7 à 11 tonnes qui coûtait 92,25 € est désormais à 52 €. À noter également les tarifs concernant les marchandises de produits frais qui baissent d'environ 20 %, sont désormais appliqués et harmonisés sur toutes les lignes concernées

Le maire de Palais n'est pas maire de Belle-Ile
Les trois autres maires de Belle-Ile, prévenus de la mise en place de cette consultation à Palais sur la commune nouvelle, ont réagi à la nouvelle. Norbert Naudin, maire de Sauzon : « Les élus de Sauzon souhaitent un temps de réflexion pour analyser la situation et décider sereinement et au bon moment de la conduite à tenir sur une consultation de la population sauzonnaise ». Véronique Bertho, maire de Locmaria : « Que Palais fasse sa consultation. Il n'est pas prévu de consultation populaire à Locmaria. Frédéric Le Gars devait déjà le faire à Palais en juin, puis en septembre, donc ce n'est pas vraiment une nouvelle... De notre côté, à Locmaria, ce n'est pas uniquement le maire qui s'est prononcé contre l'idée d'une consultation ou d'un référendum, c'est l'ensemble du conseil. Mais je dois dire qu'on a tout de même du mal à s'y retrouver puisque Frédéric Le Gars a déjà fait savoir qu'il ne souhaitait pas travailler avec nous : dans le cadre de la fermeture de la trésorerie, le préfet souhaitait nous rencontrer tous mais le rendez-vous a été annulé et Frédéric Le Gars a clairement laissé entendre qu'il n'avait pas besoin de nous et qu'il s'occupait de tout... Il appelle cela de la démocratie, mais pour moi c'est plutôt la pensée unique. Je compte bien, (sur le sujet de la fermeture de la trésorerie) me rendre au rendez-vous fixé par le préfet, le 8 janvier prochain, et en profiter pour évoquer ces incohérences et nos désaccords sur le sujet de la commune nouvelle ». Annaïck Huchet, maire de Bangor : « C'est une nouvelle fois Palais qui fait le buzz... Il va falloir encore répéter que la commune nouvelle, cela ne va pas se faire. Frédéric Le Gars a des rêves, mais qui ne tiennent pas face à la réalité des autres. Les communes se sont déjà exprimées sur le sujet. Nos décisions sont encore légitimes, n'en déplaise à Frédéric Le Gars. Il est peut-être maire de la commune majoritaire de Belle-Ile, mais pas maire de Belle-Ile. Et nous sommes effectivement une minorité, mais une minorité qui a été élue majoritairement au premier tour, pas avec 54 voix d'écart. Je crois qu'il y a d'autres priorités sur l'île et qu'il est temps de passer à autre chose ».

Groix projet de santé pour les insulaires
Une étude à Groix a mis en lumière quelques points caractéristiques comme le vieillissement de la population et une mortalité, surtout masculine, par cancers et maladies cardio-vasculaires, ainsi qu’une prévention insuffisante, liée à l’insularité.

Un projet de santé aété rédigé. « Le plus urgent concerne la prévention et le suivi des malades chroniques, la perte d’autonomie, l’accessibilité aux soins », indique Alexis Choquenet, médecin.Un portail internet va également être créé pour faciliter la communication.
La deuxième étape est la création d’une société interprofessionnelle de soins ambulatoires.

Au volant d'une voiture pour 119€ avec la Compagnie Océane en automne et hiver
Vous voulez vous rendre sur les îles en automne et en hiver la Compagnie Océane vous propose une offre spéciale 119 euros aller et retour pour vous et votre véhicule. L'offre est valable du 1 er octobre 2015 au 31 mars 2016.Contactez vite les conseillers pour découvrir les horaires
permettant de bénéficier de l'offre. Une nuité sur l'ile minimum. Téléphone 0 820 05 61 56

La littérature écossaise à Groix
La sélection est disponible gratuitement à la Boutique de la mer, à la librairie L'Écume, Aux lunettes de Groix, à la pharmacie du bourg, à la médiathèque et à la Pop's Tavern de Locmaria. « Le vote du Coup de coeur aura lieu au début de l'été, lors de l'assemblée générale.Sélection 2016 « Pauvres créatures », d'Alasdair Gray, « Le son de ma voix », de Ron Butlin, « Sans laisser de traces », de Val McDermid, « L'île des chasseurs d'oiseaux », de Peter May, « On a de la chance de vivre aujourd'hui », de Kate Atkinson.

Expérimentation d'une concession multi-espèces sur filières en mer d'Iroise.
Il s'agira d'une première en Finistère. L'expérimentation d'une concession multi-espèces, sur filières en mer, au large de Molène, sur 10 hectares et pour cinq années, est programmée à partir de 2017.Face à la mortalité récurrente des huîtres et des moules dans les concessions proches de la côte, les professionnels sont à la recherche de solutions et de nouvelles aires d'exploitation marine. 
Ce projet porté par le Comité régional de la conchyliculture de Bretagne-Nord est soutenu par le Parc marin d'Iroise et les services de l'État. Une enquête publique simplifiée vient de s'achever.L'originalité de cette concession résidera dans la multi-activité de l'élevage.Cette expérimentation programmée sur cinq années permettrait de tester différents élevages à cet endroit. Et surtout les exigeantes conditions d'exploitation en pleine mer. Ces six premières filières seraient semi-immergées avec seulement, en surface, les deux bouées de début et de fin de ligne. La zone serait évidemment soumise à des règles particulières de navigation. Côté exploitation du site, le projet prévoit l'embauche de deux personnes qui travailleraient à partir d'un bateau suffisamment hauturier (contrairement à une barge ostréicole simple) d'une douzaine de mètres. Aurélien Masson, le récoltant d'ormeaux de l'Ile de Molène, a déjà été identifié. Une deuxième personne, de préférence un habitant de Molène, sera recrutée dans les prochains mois. Mais il faudra attendre l'ensemble des autorisations administratives pour démarrer et notamment « La tenue de la commission des cultures marines à fin du premier semestre 2016 », commente Hervé Thomas, en charge de la direction des territoires et de la mer en Finistère.

Transport Maritime Côtier commande un nouveau frêteur pour 2017
La compagnie Transport maritime côtier va ouvrir une nouvelle ligne de transport de marchandises au départ de Quiberon ou Saint-Philibert  à destination de Belle-Ile, Houat et Hoedic.TMC, qui charge déjà du fret au départ de Vannes et Lorient à bord des Taillefer 3 et Guedel 3, va lancer la construction d'un nouveau caboteur roulier en Hollande. C'est le chantier naval De-Kaap, au nord d'Amsterdam, qui a été choisi par François Moriceau, P-DG de TMC. « Ce choix a été fait pour des questions de coût et de calendrier, dit-il. Il nous fallait ce bateau au plus vite. La proposition financière des Hollandais était la meilleure, tout en gagnant quatre mois sur le temps de construction ». La livraison du nouveau navire est prévue en février 2017. Long de 36 m, large de 7,95 m avec un tirant d'eau de 1,80 m, il pourra embarquer 150 t de marchandises soit par camions (cinq camions de 19 t), soit en palettes ou en conteneurs. Il assurera, également, le transport de marchandises au départ de Vannes vers Belle-Ile, Houat et Hoedic et au départ de Lorient vers Groix.

​Ce nouveau caboteur s'adressera à un autre type de fret : le transport des biens de consommation courante, un type de marchandises qui n'était pas accessible à la compagnie avec les navires actuels plutôt adaptés au transport de matériaux de construction. L'objectif est de trois ou quatre rotations par jour pour approvisionner les grandes et moyennes surfaces, les hôtels et les commerces...

Le nouveau caboteur de TMC sera équipé d'une grue pour charger et décharger palettes et conteneurs et d'une rampe latérale de chaque côté pour embarquer et débarquer les camions. Ce nouveau navire représente un gros investissement pour TMC (près de 4 M€) et devrait induire l'embauche de quatre à cinq marins supplémentaires.

Le développement touristique des iles du Finistère
Les maires des îles d'Ouessant, Molène, Sein et Batz et le président de Finistère tourisme, Michaël Quernez, ont signé une convention à Ouessant. L'objectif ? Le développement touristique de ces îles. Un travail de diagnostic a d'abord été conduit par Finistère tourisme, avec l'université de Brest. S'il est connu que la France est la première destination mondiale, on sait moins que le Finistère est la huitième destination départementale, les îles représentant une large part de cette attractivité.Des sondages ont été faits parmi les visiteurs et les habitants et les faiblesses des îles listées. Le schéma de développement, qui court jusqu'en 2018, consiste en six points : le soutien aux offices de tourisme, l'information des visiteurs depuis le continent jusqu'aux îles, l'adaptation de l'offre d'hébergement et de restauration, la définition d'une stratégie de communication, le développement du numérique et, enfin, la mise en place d'outils d'observation de l'activité touristique.La convention est assurément un outil efficace pour canaliser les aides décidées par le conseil départemental en faveur des îles. Des aides qui ne sont pas superflues si on les rapporte au surcoût engendré par l'éloignement du continent.

Les transports en question Parmi les touristes français qui visitent les îles (plus de neuf visiteurs sur dix), 54 % viennent de Bretagne et 13 % de la région parisienne. Mais peut-on déclarer que le tourisme est le principal vecteur de développement des îles sans traiter la question des transports ? Ni la compagnie des cars de l'Élorn (qui conduit les touristes de Brest au Conquet) ni la Penn-ar-Bed (qui assure la liaison maritime vers les îles) ni la Finist'air (qui mène par avion les voyageurs à Ouessant depuis Guipavas) ne coordonnent leurs horaires entre elles, moins encore avec la SNCF et Air France, d'après les élus. « Il faut dix heures pour venir à Ouessant de Paris en train-car-bateau ! Que penser, encore, de l'absence de parkings gratuits au Conquet qui augmente considérablement le coût d'un séjour sur l'île ? ». Autant de questions qui restent, pour l'instant, sans réponse.

Le roulier Lorient Groix construit à Lorient
Le conseil départemental du Morbihan confie au chantier Piriou (Concarneau) la commande du nouveau roulier pour les liaisons Lorient-Groix.Cette décision devrait être entérinée le 4 décembre, avant que le président du département François Goulard ne signe le bon de commande estimé à plus de 13 millions d'euros. Même si cette somme au final sera assumée par la Région Bretagne qui prendra la compétence transports au 1er janvier 2017.Long de 43,50 m, pour 11,60 m de large, le navire pourra embarquer 300 passagers, 18 voitures, trois poids lourds.

Vive les légumes de Nathalie BEAUVAIS
Nathalie Beauvais est chef cuisinière du restaurant Le Jardin Gourmand à Lorient qu'elle a créé en 1990 avec son mari. C'est ensemble qu'ils ont par la suite créés les Édtions Nathalie Beauvais en 2006 qui sont devenues, en 2008, les Éditions Trop Mad. A ce jour, plus de 50.000 livres ont été vendus et Nathalie a été récompensée plusieurs fois pour ses ouvrages en Bretagne et dans le reste du monde.

Fervente défenseuse de la cuisine bretonne, elle n'arrête pas de nous régaler de mille et une façons !
​Le Chef cuisinière Nathalie Beauvais sera présente lors d'une séance de dédicace de son dernier livre de recette Vive les légumes !, un recueil de recettes gourmandes du potager.Nathalie a selectionné une trentaine de légumes pour réaliser 68 recettes accessibles à tous, avec des idées ingénieuses et savoureuses.

Ouessant la rénovation de l'écomusée du Niou
Fondé en 1968, à l'initiative de Jean-Pierre Gestin, premier conservateur du Parc naturel régional d'Armorique alors en gestation, le musée du Niou fut le premier écomusée de France. Labellisé depuis « Musée de France » par le ministère de la Culture, l'écomusée, reçoit entre 8.000 et 9.000 visiteurs par an. La scénographie date un peu et le manque d'espace ne permet pas de présenter toute la collection.Le projet, présentépar Delphine Kermel, du parc d'Armorique, est ambitieux. Une maison proche devrait être acquise et permettrait d'agrandir le musée en aménageant, notamment, une salle d'exposition temporaire. Un inventaire informatisé de l'ensemble de la collection conservée est également programmé, tout comme la restauration de certains objets, qui en ont bien besoin. Le musée envisage aussi de mettre en oeuvre une pratique presque inédite en France : la conservation d'objets qui resteraient chez leurs propriétaires. Le projet est actuellement examiné par le ministère de la Culture et l'avisdevrait être rendu d'ici la fin de l'année.

Ouessant ils sont désormais labellisés
Après avoir lancé sa marque sur les produits, le Parc d'Armorique la développe en l'attribuant à des professionnels de l'accueil touristique.La marque « Parc naturel régional » peut être déposée par chacun des 51 parcs de France à des produits, services ou savoir-faire qui participent au développement durable du territoire et qui justifient de certains critères : attachement au territoire, forte dimension humaine, préservation et valorisation de l'environnement.« Cette marque permet d'identifier et de valoriser des professionnels de l'accueil touristique, cela dans les secteurs de l'hébergement, la restauration, l'information, l'animation, la découverte, l'artisanat ou encore le transport », énumère Jean-Claude Lessard, vice-président du Parc. Les 17 premiers professionnels du tourisme qui se sont vus attribuer la marque « Accueil du Parc naturel régional d'Armorique » constituent le départ d'un réseau qui s'élargira à 60 adhérents en 2016. Ces professionnels proposent une sélection de prestations diversifiées mais qui ont toutes en commun de favoriser des entreprises locales qui revendiquent un savoir-faire, un accueil de qualité, un attachement fort au territoire et au respect de l'environnement.Une plaque a été remise aux labellisés et le Parc les accompagnera par des actions de promotion et de formation. Ouessant. Centre d'étude du milieu d'Ouessant(animations). Ouessant. Écomusée du Niou (visites). Ouessant.Musée des Phares & Balises(visites). Ouessant.Ty Crenn (hébergement).

Ouessant projet de rénovation portuaire du Stiff
La mise aux normes du port du Stiff s’intègre dans un ensemble comprenant également de gros travaux aux ports du Conquet et de Molène. Le budget global de l’opération s’élevant à 15 M€.

La reconfiguration des installations portuaires ouvrira un vaste chantier qui durera plusieurs mois. Les travaux devant débuter en 2018 pour se terminer en 2020.

L’ouvrage se déroulera en trois phases.

- La première consistera à emménager le vieux quai, afin de permettre aux navires, en particulier le « Fromveur II » d’escaler dans de bonnes conditions durant les travaux sur le quai Jarlan. Le vieux môle sera ainsi élargi d’environ 2 mètres et doté d’un nouvel escalier.

- La seconde phase verra le quai Jarlan élargi, passant de 6 mètres à 16 mètres, grâce à la pose de deux nouveaux caissons qui seront accolés à ceux existant côté intérieur du môle. Les deux escaliers actuels disparaitront et seront remplacés par une rampe d’accès aux navires dotée d’une voie ouverte aux PMR (personnes à mobilité réduite) Au final, il existera deux zones de transit distinctes, l’une pour les passagers, l’autre pour le fret.

- La troisième phase du projet vise à améliorer les déplacements sur le terre-plein. Ceci afin de sécuriser la circulation des piétons, les mouvements des engins portuaires et d’optimiser le stationnement des véhicules collectifs et particuliers.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

Ouessant nouvelle structure pour l'abeille noire

2015 voient la naissance d'une nouvelle structure insulaire, l'Institut ouessantin de recherche sur l'abeille noire bretonne, qui se donne cinq ans pour réaliser ses objectifs. Ses fondateurs souhaitent apporter quelque chose à l'île, en faisant progresser la connaissance du public sur l'abeille, via la publication de travaux scientifiques et de la carte génétique, tout en faisant participer collégiens et lycéens. Le milieu universitaire participera également aux travaux concernant l'apithérapie dont l'efficacité est avérée, en vue d'une possible application en pharmacie. Une maison de l'abeille pourra aussi voir le jour. C'est Léo Hellequin, de Kéréré, petit-fils du fondateur du conservatoire, qui a été élu président, à l'unanimité. Gwendal Kéruzec, de Plouénan, attaché à la conservation des races anciennes bretonnes et Romain Le Menn, écologiste finistérien, l'ont rejoint au bureau. Le nouvel organisme souhaite la protection de l'abeille. Dans ce but, il entend travailler en réseau et avoir pour partenaires les structures existantes : Parc d'Armorique, parc marin, Association naturaliste d'Ouessant, etc.

La Compagnie Océane et l'éco conduite

​Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.